Primum non nocere

Primum non nocere

(En premier, ne pas nuire)

Les mesures prisent pour lutter contre les hospitalisations et les décès liés au Covid-19 ont montré leurs limites et de nombreux facteurs restent inconnus quant à la propagation d’un virus au sein d’une population ainsi que les variations ou mutations qu’il peut opérer.

Remettre la faute sur le comportement de la population me paraît être un aveu d’incompréhension des évènements et permet de se dédouaner face à ceux-ci.

Les mesures dites sanitaires sont pour certaines plus des mesures politiques. Les incohérences entre pays et régions tiennent plus à la peur de ne pas en faire assez qu’à une réelle volonté de prendre en considération tous les éléments afin de permettre à la population de vivre en bonne santé sur le long terme.

Les chiffres en perspectives :

Il y a en Suisse 2’602’000 personnes de 65 ans et plus et/ou souffrant d’au moins une maladie à risque sur une population totale de 8,5 mio d’habitants.

Les décès totaux depuis le début de l’épidémie sont au 23.10.2020 de 1’877 et les hospitalisations à la même date de 5’838.

Au 18.10.20, nous savons que l’âge médian des décès se situe vers 85 ans et que 97% des décès faisaient partie des personnes à risque.

Il y a donc 0,22% des personnes à risque qui ont été hospitalisées et 0,07% de ce même groupe nous ont quittés.

La froideur des chiffres à l’avantage de comparer raisonnablement l’aspect bénéfice/risque d’un remède, en l’occurrence des mesures dites sanitaires, et de prendre du recul sur la situation.

L’objectif des autorités est de ne pas surcharger les hôpitaux et de pouvoir subvenir à la détresse vitale des plus vulnérables. C’est évidemment tout à leur honneur et personne ne peut remettre en question moralement cette volonté, sauf lorsque l’on met en perspective les risques liés à cette volonté très humaniste. Dès lors, il n’est pas égoïste, ni irresponsable d’envisager d’autres mesures que celles appliquées jusqu’à présent.

Des études montrent le lien évident et significatif entre chômage, précarité financière et suicide.

La littérature scientifique fait clairement le lien entre la situation socio-économique et le suicide et les tentatives de suicide, et ne croyez pas que le taux de chômage bas dans un pays soit une valeur diminuant les suicides, c’est le contraire, et tout ceci indépendamment du diagnostic psychiatrique attribué aux individus.

Les problèmes de logements sont également un facteur augmentant le risque tout comme le mode de vie, l’insécurité et l’impossibilité de se projeter dans l’avenir.

En Suisse, 1043 suicides ont été recensés en 2017, sans les suicides assistés, (800’000 dans le monde) soit 13/100’000 habitants. Selon l’OMS le seuil épidémique est placé à 10/100’000 habitants. La majorité des personnes qui ont commis l’irréparable se trouvent dans la population active. Les enfants, les adolescents et les jeunes ne sont pas épargnés.

Que savons-nous de l’impact des mesures dites sanitaires sur le suicide ?

Les études montrent de nombreuses évidences de l’impact des mesures dites sanitaires, de l’ambiance anxiogène, du stress chronique sur le long terme sur la santé mentale des individus.

Une modélisation avait été également faîte avec des données de 63 pays pour évaluer le lien entre chômage et suicide entre 2000 et 2011. Le résultat, incluant la crise financière de 2008, montrait une augmentation de 20-30% de suicide lié à la perte de son emploi. Selon l’OMS, chaque suicide dans la population est associé à plus de 20 tentatives de suicide.

Il est très fortement recommandé par les experts psychiatriques de prévoir un renforcement des secteurs de la santé pour les prochaines années afin de faire face à la probable hausse de détresse mentale et l’affaiblissent de la santé en général.

Nous pourrions encore évoquer l’augmentation de la consommation d’alcool, de drogue, de violences conjugales, d’avortements, de dépressions suite à certaines mesures dites sanitaires. La liste est malheureusement longue et non exhaustive.

La peur, dans tous les cas n’est pas évitable, mais peut-être apprivoisée en menant une politique de santé publique cohérente, axée sur le long terme et faisant preuve de pédagogie avec des objectifs incluant des risques rationnels, compris et partagés par la population.

Les décisions de santé publique doivent prendre en considération toutes ces données et oser prendre des mesures assurant un épanouissement optimal de toute la population sur le long terme.

A nous de décider quelle Vie nous voulons protéger et pour quel avenir.

Longue et belle vie à toutes et tous.

Thomas Payot

Le 24.10.2020

Source :

  • Observatoire suisse de la santé
  • OFSP
  • Observatoire Romand des Tentatives de Suicides, analyse socio-économique. Rapport final. Groupe Romand Prévention Suicide sur mandat de l’Office Fédérale de la Santé Publique, juillet 2019
  • QJM: An International Journal of Medicine, Volume 113, Issue 10, October 2020, Pages 707–712, https://doi.org/10.1093/qjmed/hcaa202. Published : 30 June 2020
  • Lancet Psychiatry 2020 May;7(5):389-390. doi: 10.1016/S2215-0366(20)30141-3.

Réflexions sur les bonnes intentions de la solidarité


Lors de son intervention à l’émission « Infrarouge » de mercredi 21 octobre, le Conseiller Fédéral M. Berset a fait référence à la Constitution, en particulier la phrase « … la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ».

Personnellement, j’ai toujours trouvé cette phrase magnifique. J’adhère sans hésitation à ce que je croyais être sa signification. C’est louable de protéger les vulnérables entre nous, et ça nous définit en tant que société et humain.

Pourtant, je me pose deux questions dans la crise actuelle : qui sont les faibles? Et quel est le bien-être dont on parle?

Pourquoi est-ce qu’un « faible » est seulement une personne à risque du Covid?

Quid des vulnérables et qui souffrent de la dégradation de leur bien-être à cause des mesures ?

Ces jeunes qui ne trouvent pas de place d’apprentissage, ces indépendants qui assistent à la destruction de leur gagne-pain, ces enfants de 12 ans à qui on impose de porter un masque durant toute la journée avec la menace qu’ils sont des assassins s’ils ne le portent pas correctement, ces 5’000 personnes qui faisaient la queue pendant 5 heures aux Vernets (GE) pour un sac de courses à 15 Fr, les dépressifs, jeunes déscolarisés, les vieux qui ne voient plus leur famille, les chômeurs, les suicides?

Selon l’Unicef, plus de 150 millions d’enfants dans le monde sont tombés dans la pauvreté à cause du Covid. Une partie sans doute directement à cause de la maladie (maladie ou décès d’un parent ?), mais il est important de relever que cette pauvreté est principalement une conséquence directe des mesures prises (perte d’activité économique, fermetures des frontières, lockdown, etc.).

Le constat global est sans appel:  nous sommes en train de créer plus de « faibles », et beaucoup moins de bien-être. N’est pas ironique qu’en plus pour les mesures qui en sont à la cause, on n’arrive d’ailleurs même pas à démontrer leur efficacité?

Malgré toutes ces bonnes intentions louables au nom de la solidarité, nous devons nous poser la question si, le résultat n’est pas le contraire de la signification de cette noble préambule.

Personnellement, je sens que nous perdons chaque jour un peu plus de notre humanité. Et je ne comprends l’intention mais je ne comprends pas du tout le sens, car en plus je sais que personne ne veux cela.

C’est aussi révélateur de cette crise que M. Berset cite une seule phrase de la Constitution comme justification. Car il y a tant d’autres articles de la Constitution qui sont largement ignorées. Au nom de cette lutte ou la fin (qu’on ne comprend d’ailleurs pas!) semble justifier tous les moyens.

Les faibles, la solidarité, la santé, la mort, les statistiques, les droits fondamentaux et même les règles qui définissent notre démocratie et notre Constitution. Toutes ces notions sont à chaque fois sorties de tout contexte par nos dirigeants pour servir une seule noble cause suprême : montrer qu’ils « gèrent » le Covid.

Sans mise en perspective, je me sens totalement perdu.

– Wouter van der Lelij, comité de tous.ch

Mourir du Covid, qu’en est-il?

Le texte ci-dessous, de Charlotte Frossard Journaliste, auteure, a été publié dans la Tribune de Genève  et nous la publions avec son autorisation.

Nous avons été touchés par l’humanité et l’humilité de ce texte.

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Mourir, cela n’est rien. Mourir, la belle affaire! chantait Jacques Brel. Et mourir du Covid, qu’en est-il?
Face aux nouvelles restrictions sanitaires, certains arguent que le faible nombre de décès ne justifie pas de contraindre toute une population; d’autres que c’est la notion même de la mort qui est insupportable pour un monde hygiéniste habitué à maîtriser ses pronostics et son taux de mortalité.

Tous auraient raison sur un point: nos sociétés s’accommodent peu d’une mort qui surgit, qui ne s’annonce pas, qui retranche le temps de la préparation. La terreur qui nous guette face au Covid est celle de voir des hôpitaux surchargés et de devoir déterminer qui doit être soigné ou relâché; en somme, de voir la maladie l’emporter sur un arbitraire médical sans doute fantasmé.

Or brandir l’argument du nombre actuel de «décès Covid» en Suisse, c’est considérer à tort chaque mort comme l’affaire d’un seul individu et ignorer la réalité humaine qu’elle comprend.

Car s’il arrive parfois à la mort de surgir brutalement, celle-ci est immanquablement suivie de près d’un temps de recueillement. Un rituel venu des anciennes pleureuses grecques, un passage symbolisé par les oboles déposées sur les paupières de la Rome antique – sans elles, nul espoir pour nos âmes de trouver le repos. Ces rites qui nous bordent, nous, êtres fragiles faits de deuils et de renoncements renouvelés. Indispensables, depuis l’aube de l’humanité.

Mais mourir du Covid, c’est autre chose. Mourir du Covid, c’est ne pas avoir la possibilité de dire au revoir. C’est être accroché au téléphone, déposer des repas sur un paillasson, s’apercevoir de loin sans s’embrasser, le chagrin confiné.

Mourir du Covid, c’est recevoir la visite d’un ou deux proches seulement alors que la fin arrive: ceux qui ne sont pas à risque, ceux qui risquent la peur, ceux qui ont la permission de franchir la barrière sanitaire.

Mourir du Covid, c’est, pour les uns, être reclus dans un appartement si on a pu prendre congé; c’est, pour les autres, être interdits de rejoindre ceux qui ont fait leurs adieux.

Mourir du Covid, c’est souffrir en décalage, pleurer en différé. Le corps de l’être aimé est obligatoirement incinéré. Nulle veillée funéraire, nulles lamentations: quand les cas sont trop élevés, la cérémonie est repoussée comme un événement accessoire.

Mourir du Covid, c’est faire fi des traditions transmises de génération en génération par la culture qui nous a faits. C’est ne pas avoir à ses côtés sa famille, confinée dans un autre pays, condamnée à ne pas partager.

Mourir du Covid, c’est s’ajouter à une statistique froide sur laquelle s’écharpent politiciens, professionnels de la santé, experts autoproclamés, secteurs économiques en crise.

Loin des débats publics, le deuil covidien est un deuil fragmenté, trop intime pour être partagé, trop politisé pour être considéré.

Or mourir du Covid, c’est aussi voir un peu de son humanité niée. Car ce n’est pas seulement la vie de l’être aimé que l’on pleure, c’est aussi à sa mort que l’on doit renoncer.

Infrarouge – « Covid: le point de rupture? » parle de tous.ch

Durant l’émission Infrarouge du 21 octobre 2020, Infrarouge a parlé de tous.ch à 51:00.

Pour une première fois, il y a eu en fin d’émission avec un VRAIE échange d’opinions et nous remercions et félicitons le courage de M. Alexis Favre d’avoir pris en compte les opinions d’une importante partie de la population.

Nous vous conseillons de regarder les interventions de la fin de l’excellente Mme Suzette Sandoz, à 49:10, 55:30, 58:20, que nous avons trouvé fort pertinente, et le jeune M. Nicolas Jutzet à la fin.

Nous avons également été encouragé par le discours de M. Laurent Kurth, Conseiller d’Etat.

(Pour vous éviter de regarder l’intervention du conseil fédéral M. Berset, nous pouvons vous résumer son intervention : la situation est très inquiétante et catastrophique, la population n’a pas bien appliquée les mesures que notre gouvernement a imposé au nom de la solidarité, donc nous allons bientôt être béni par des nouvelles mesures, mais nous sommes tous dans le même bateau).

Peur, Précipitation et Punition

Clemenceau a dit : « La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires ».

Pourrait-on paraphraser cette citation en suggérant que la santé est une chose trop sérieuse pour être confiée aux médecins?

Depuis l’apparition de la pandémie, les médecins n’ont jamais été aussi écoutés et présents dans la vie publique, les médias, les états-majors politiques. Juste revanche pour une profession qui est souvent davantage un sacerdoce qu’un simple métier.

La mission de la classe médicale est de soigner, de protéger, de réconforter, mais doit-elle organiser la Société même en période de pandémie ?

Or, avec l’aide de la classe politique (ou à l’instigation de celle-ci ?) et la complicité des médias, qui adoptent dans leur immense majorité une posture de plus en plus manichéenne, les autorités médicales ont préconisé la stratégie des 3 P.

Peur, Précipitation, Punition.

Car ce sont les docteurs, ou certains d’entre eux qui (co)dirigent. Le problème est qu’ils ne sont pas tous d’accord. Mais ne dit-on pas 2 médecins, 3 avis?

Le pouvoir politique, complètement désemparé devant cette nouvelle donne, est trop content d’être débarrassé d’une bonne partie de la responsabilité sanitaire et logiquement il écoute les plus protectionnistes. Ce qui est parfaitement compréhensible.

Je n’ai aucune compétence dans le domaine scientifique ou médical et je n’oserai me prononcer sur la pertinence des mesures prises.

Je ne fais que m’interroger sur la cohérence du discours de nos autorités, des médecins qui les conseillent, sur le fait que toute dissidence – que dis-je que toute interrogation même raisonnable – est immédiatement vouée aux gémonies. Aucun médecin, ou scientifique, qui conteste une partie de la politique sanitaire n’est invité par les médias dominants. Il y a un réel manque de transparence dans l’information qui nous est délivrée.

Nous avons vraiment l’impression qu’il y a une union sacrée entre la presse et les autorités comme s’il s’agissait de mener une propagande de guerre. Les statistiques sont présentées de la manière la plus anxiogène possible évitant toute explication sur la mortalité réelle du Covid 19 (co-morbidité, moyenne d’âge des personnes décédées, etc.)

Nous avons tous compris que la stratégie du pouvoir politique est de faire peur à la population pour l’inciter à obéir aux directives et à punir les récalcitrants en leur infligeant des amendes, plus grave encore en les désignant comme des irresponsables ou des traîtres à la nation. Mais cette politique aura ses limites dans le temps, alors qu’il y a une certaine unanimité scientifique pour s’accorder sur le fait que le virus peut sévir longtemps.

Pourquoi aucune interrogation sur la perspective de vivre des mois, des années avec le virus? On ne pourra pas continuer à restreindre nos libertés pendant des années, il faudra bien que les pouvoir politiques échafaudent des plans B ou C.

On ne va pas SOUS VIVRE pendant encore des mois ou des années !

– Pierre BRUNSCHWIG, chef d’entreprise, Bon Génie-Grieder

Lettres de deux mères inquiètes

Ci-dessous nous publions deux lettres envoyés par deux mamans à leur conseiller d’état. Elles n’ont pas reçu de réponse.

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Depuis le 17 août dernier, une de mes filles a l’obligation de porter un masque durant toute la journée pour étudier au collège.

Cela m’est tout simplement insupportable. Je ne peux plus accepter cette violence faite à notre jeunesse pour des raisons fallacieuses.

Non, je ne suis pas complotiste, non je ne crois pas aux petits bonhommes verts mais par contre, je ne crois pas plus aux affreux jeunes super-propagateurs qui, par méchanceté et unique plaisir, iraient « passer » le virus à leurs grands-parents ou aux personnes âgées dans les homes…

Si comme moi, vous êtes inquiets pour cette jeunesse qu’on montre du doigt et qu’on utilise comme bouc émissaire, si comme moi, vous avez la boule au ventre dès que vous vous trouvez face à un groupe de jeunes masqués par notre faute, je vous propose juste un petit acte simple pacifique et démocratique à faire afin de manifester à nos instances politiques notre désaccord.

En fichier joint, je vous transmets le courrier que j’ai envoyé à notre chef du département de l’éducation Christophe Darbellay, Si vous avez envie de faire quelque chose, il vous suffit de reprendre la lettre, d’y noter votre nom et adresse, de changer ce qui est en gras et de l’envoyer à votre tour à M. Darbellay. Vous pouvez aussi écrire vous-même une lettre bien entendu. Pas sûr que cela change grand chose si on est trois à le faire mais si le nombre d’envois devient conséquent, le canton du Valais sera obligé de prendre en considération l’inquiétude de la population en ce qui concerne la jeunesse.

Je vous remercie de votre attention et vous laisse bien entendu libre de faire de ce message ce que bon vous semble (le jeter à la poubelle, l’utiliser, le passer à vos contacts…). Je ne vous en parlerai plus, pas de souci.

Pour terminer, juste un petit mot emprunté à un auteur français, Iegor Gran, excédé par le confinement :

« Peu importent les dégâts collatéraux, on avait une haute idée humaniste et on l’a suivie quoi qu’il en coûte, et c’est merveilleux. La beauté de la fin justifie la barbarie des moyens. Surtout quand ce sont les autres qui en paient le prix. »


Département de l’économie
et de la formation
Darbellay Christophe
Place de la Planta 1
1950 Sion

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Depuis le 17 août 2020, le port du masque est obligatoire pour tous les étudiants du secondaire II ainsi que les apprentis valaisans.
En tant que citoyenne responsable et mère de famille, je vous demande par la présente de revenir sur cette directive liberticide qui agresse la force vive de notre société, les jeunes en formation.

Le port du masque peut éventuellement être envisagé comme solution pour freiner une transmission rapide d’un virus sur une courte période (quelques semaines) mais il devient dangereux à long terme (gêne respiratoire, problèmes de peau, maux de tête, distanciation de tout lien social, dépersonnalisation, dépression…). Les méfaits sur la santé physique et mentale de notre jeunesse ne sauraient être perçus par la société comme acceptables.

Un compromis pourrait facilement être mis en place. En effet, à l’image de ce qui est pratiqué dans les écoles primaires et les cycles d’orientation, les mêmes directives (port du masque obligatoire uniquement pour les professeurs lorsque la distance physique n’est pas possible) pourraient aisément s’appliquer dans les collèges et les centres professionnels.

De plus, comme expliqué depuis plusieurs mois par le Conseil Fédéral, un point très important est le traçage des cas positifs. Comme chaque établissement scolaire a à sa disposition les coordonnées de leurs élèves, le traçage des éventuels futurs cas positifs serait amplement réalisable, bien plus facilité que lors de n’importe quelle manifestation.

En regard de votre fonction, la santé de l’ensemble des étudiants doit faire partie de vos préoccupations.
Les mesures prises pour la primaire ainsi que pour les cycles d’orientation sont efficaces et ne péjorent d’aucune manière l’apprentissage et le bien-être des élèves.
Pour le bien de notre jeunesse, je vous demande de lever la directive du port du masque obligatoire pour les collégiens ainsi que les apprentis.

En vous remerciant d’avance pour votre attention et pour votre réponse, je vous présente, Monsieur le Conseiller d’Etat, mes salutations distinguées.

Laure Ramuz, Valais


Prangins, le 23 octobre 2020

Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC)
Madame Cesla Amarelle, Cheffe du département
Rue de la Barre 8
CH-1014 LAUSANNE

 

Madame la Cheffe du DFJC,

Je vous écris en tant que mère et en tant que citoyenne vaudoise et suisse très inquiète des mesures imposées à nos enfants depuis bien trop longtemps, et notamment celle qui concerne le port du masque pour les gymnasiens et les apprentis, ainsi que les universitaires.

Par le présent courrier je tiens à vous rendre attentive à un récent article – dont vous avez peut-être également eu écho – de la Dr Margareta Griesz-Brisson, neurologue mondialement connue, qui a récemment mis en garde contre les méfaits du port du masque. Vous trouverez la copie de cet article traduit en français en pièce jointe, et j’ose espérer que vous le lirez.

Madame la Cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture, il est grand temps de revenir à la raison, de faire preuve de bon sens et de vous inspirer de la mise en garde de professionnels de la santé comme la Docteur Griesz-Brisson, et des nombreuses voix – qui vous sont assurément venues aux oreilles mais qui jusqu’à ce jour restent sans réaction aucune – qui s’élèvent contre cette mesure qui nuit à nos enfants. Des voix venues de nombreux experts du monde entier, que personne n’écoutent et qui tentent tant bien que mal de vous alerter sur les conséquences malsaines du port du masque tant au niveau corporel que psychique, comme par exemple en France avec le collectif de médecins pour la liberté de prescrire (https://stopcovid19.today/) ou en Allemagne avec la commission d’enquête extra-parlementaire (https://acu2020.org/) sous l’impulsion du Dr Heiko Schöning. Sans oublier en Suisse la lettre ouverte en juillet dernier du Dr Christian Zürcher, médecin et président de l’Association Santé Suisse.

La santé de nos enfants, leur avenir sont en jeu, en êtes-vous consciente ? Nous sommes en train de sacrifier des générations pour des motivations qui restent bien opaques à ce jour. Et je le dis haut et fort : « je ne veux pas de cet avenir qui s’annonce sombre pour ma fille, pour tous nos jeunes et moins jeunes ». Ils ont droit à la vie, à celle même que vous avez pu mener à leur âge, à visage découvert. Vous les priver de leurs libertés. Votre mission est de préserver leur santé, pas de la mettre en danger.

Plutôt que de bâillonner nos enfants des journées entières, les museler, les priver d’oxygène, les asphyxier, les conditionner à des mesures liberticides qui d’ailleurs bafouent notre Constitution et nos droits à la vie, et d’instaurer cette dictature du masque largement décriée – et je suis certaine que vous le savez –, LAISSEZ-LES RESPIRER. Leur système immunitaire fera le nécessaire.

Il est temps de vous appuyer sur des experts de la santé qui décrient ces mesures, et d’enlever ces masques sur les visages de nos enfants. Monsieur le Ministre de la Santé Alain Berset a demandé à la population de se reprendre. Sans vouloir manquer de respect à cette invitation, il n’est pas qu’à la population de « se reprendre ». Il est à Vous, autorités, de vous reprendre également. De vous ressaisir et d’apporter des réponses proportionnées pour la santé de nos enfants. Je suis convaincue que vous avez un minimum de compassion et d’humanisme. J’en fais appel à votre bon sens.

Je vous remercie, Madame la Cheffe de département de la formation, de la jeunesse et de la culture, de votre attention à ce qui précède, et de votre réponse argumentée avec des éléments convaincants.

Cordialement,

Les actions prévues de tous.ch

Le comité de tous.ch s’est réuni il y quelques jours et nous avons pris les décisions suivantes :

A) Objectifs 

Les objectifs de tous.ch restent inchangés :

  • Démontrer que de nombreux citoyens ne cautionnent pas le climat actuel, et d’exprimer notre envie de s’unir et de restaurer un climat serein de confiance;
  • Exprimer la nécessité que les mesures instaurées soient:
    a) Proportionnées, nécessaires, et adaptées à la situation actuelle et au regard des autres problèmes de société et de santé publique
    b) sans effets collatéraux néfastes sur les droits fondamentaux, la santé, et des raisons de vivre,
    c) dans le respect de l’état de droit et de la démocratie.

B) Création de pétitions à l’attention des parlements cantonaux

Nous voulons que les parlements cantonaux assument leurs responsabilités législatives sur les mesures sanitaires décidées.

A ce sujet, nous travaillons actuellement sur l’élaboration de pétitions que nous allons mettre en ligne dans les prochains jours.

C) Autres points

  • Nous allons créer un groupement de médecins au sein de tous.ch
  • Nous allons continuer à publier des témoignages et opinions en ligne avec nos convictions, et à nous exprimer dans les médias
  • Nous allons étudier de lancer un sondage sur l’avis de la population sur la situation actuelle
  • Nous allons donner la préférence à d’autres moyens démocratiques (pétitions, etc) et nous n’allons pour l’instant pas participer, en tant que tous.ch, à des manifestations.

L’influence des statistiques sur la gestion de risques

Une observation générale pour débuter: beaucoup de gens sont trop sûrs d’eux, prompts à avoir une trop grande fois dans leurs intuitions. Ils considèrent l’effort cognitif comme étant au mieux légèrement désagréable et l’évitent autant que possible.

De l’influence des statistiques et des spécialistes

Le résultat, dans le cadre des communications relatives au COVID, est que l’utilisation de « statistiques » en variant l’effet de cadrage (la façon de présenter l’information) a eu pour effet l’ancrage (la création d’un point de référence) sur une image de référence traumatisante (celle avancée en février/mars d’une épidémie globale et hautement létale) et négligeant le taux de base (pas seulement ce qu’on voit).

Pour illustrer mes propos : en mars, l’OMS avançait un taux de mortalité de 3.4% lequel a justifié les décisions des gouvernements mondiaux, ces derniers étant ancrés sur cette statistique prévisionnelle alarmante. Or le 8 octobre, l’OMS a confirmé que le taux de mortalité s’établissait en réalité à 0.14%, soit 24 fois moins que le taux annoncé initialement, et même moins que le taux de mortalité de la grippe. Il est temps de marteler ceci afin que l’ancrage soit réajusté.

Ceci parce que je suis opposé à l’idée que l’avis des spécialistes ait force de loi et qu’il faille accepter leurs opinions sans les remettre en question quand elles sont en conflit avec les opinions et les souhaits d’autres citoyens.

Amos Tversky racontait qu’alors qu’il avait été invité à prononcer un discours devant un groupe de professionnels de santé publique – les décisionnaires en matière de vaccins et pour d’autres programmes, il était, par une simple modification des effets de cadrage (parler de vies sauvées dans un cas / de nombre de morts dans l’autre) parvenu à les faire changer d’avis. Ce qui est troublant en soit s’agissant de responsables chargés de prendre des décisions qui affectent la santé de toute la population, mais devient inquiétant, lorsque l’on sait qu’après que A. Tversy leur ait montré que leurs choix étaient incohérents, ils aient décidé de ne pas remettre en cause leur décision première.

De la gestion du risque en politique et du rôle des médias

Le risque n’existe pas dans l’état de nature. Ni le risque réel, ni le risque objectif. La définition du risque est par conséquent un exercice de pouvoir. Et je pars du principe que la réglementation du risque et l’intervention des autorités pour réduire les risques devrait être guidées par une analyse des coûts et des profits, et que l’unité de mesure naturelle pour cette analyse est le nombre de vies sauvées (ou peut-être le nombre d’années de vie sauvées, ce qui donne plus d’importance au fait de sauver les jeunes) et le coût en CHF pour l’économie.

L’infiltration des biais dans la politique a été démontrée et Sunstein a parlé de « cascade de disponibilité » qui se définit comme une chaîne auto-entretenue d’évènements, qui peut partir de réactions dans les médias, à un évènement en définitive relativement mineur et malgré tout aboutir à une panique publique et à des actions à grande échelle des gouvernements.

Je comprends que, rationnelle ou non, la peur est synonyme de souffrance. Elle est handicapante, et les décideurs doivent s’efforcer de protéger le public de la peur, et pas seulement des véritables dangers.

Or, lorsque l’on attire notre attention sur un évènement, la mémoire associative va en rechercher la cause. Des explications causales seront évoquées quand une régression vers la moyenne (ce qui est le cas après 6 mois de gestion de crise) sera détectée. Mais elles seront fausses parce que la vérité, c’est que la régression a une explication, mais elle n’a pas de cause.

Ce qui est sûr en revanche c’est que le négatif supplante le positif de bien des façons, et l’aversion à la perte (de sa crédibilité par un gouvernement, ou de leurs responsabilités par les médias, à titre d’exemples) en est l’une des nombreuses manifestations. Or comme cette aversion à la perte est une puissante force conservatrice qui ne permet que des changements limités à partir du statu quo dans la vie tant des institutions que des individus, et que ce nouveau statu quo de règles sanitaires s’est établi, il est extrêmement ardu de s’en éloigner.

On comprend donc qu’en raison de l’effet de possibilité, l’inquiétude n’est pas proportionnelle à la probabilité que le risque se réalise. Et, partant, que pour les gouvernements, il ne suffit pas de réduire ou de limiter le risque : pour éliminer l’inquiétude, la probabilité doit être ramenée à zéro.

Chez Tous.ch, nous estimons que les coûts (humains autant qu’économiques) engendrés par la gestion de cette crise sont irrécupérables. Et qu’il ne convient pas de réinvestir encore dans ce projet d’éradication du virus. Nous devons vivre avec. Nous voulons vivre.

Nous sommes conscients que notre liberté à tous s’arrête là où commence celle de l’autre. Mais il s’agit de prendre des décisions équilibrées et proportionnées à l’échelle de tous.

Pour ce faire, nous portons une pétition devant le Grand Conseil Genevois et poursuivons notre engagement au niveau de notre pays, parce que liberté et démocratie impliquent une responsabilité envers toute la communauté.

  • Nicolas Imhoof, membre du comité de tous.ch

Réflexions sur la responsabilité

Dans les prochains jours, le Conseil d’État genevois, et d’autres Cantons, vont annoncer des nouvelles mesures suite à « l’augmentation inquiétante du nombre de cas d’infection ».

Il devient de plus en plus énigmatique de voir combien nos dirigeants persistent à justifier cette surenchère de mesures basées sur l’augmentation des « cas ». Nous avons tous compris que ces cas ne sont en réalité pas des « cas de personnes malades avec le CoVID » ni des personnes « infectés », mais simplement le nombre de tests à résultat positif. Or, le nombre de tests est en très forte hausse, et dans la vaste majorité, les résultats positifs n’indiquent ni que la personne est contagieuse ni que la personne est malade. Il est donc légitime de questionner la pertinence de cet indicateur.

Et pourquoi ne met on jamais les chiffres de décès en perspective? En Suisse on compte en total, et en moyenne, 180 décès chaque jour.

Nos gouvernements et quelques experts continuent à affirmer avec certitude que c’est seulement grâce à ces mesures que les chiffres de mortalité restent bas. Qu’ils nous évitent peut-être d’une « deuxième vague » qui va arriver et certainement d’une hécatombe. D’autres personnes affirment au contraire que ces mesures sont inutiles, et qu’il n’y aura pas de deuxième vague et que l’épidémie est terminée.

La vérité est probablement plus nuancée. Il reste que c’est très problématique qu’aucun expert ne peut prouver l’efficacité de ces mesures incohérentes – qui sont d’ailleurs disputé par d’autres scientifiques, qui n’ont jamais été expérimentées auparavant – pour empêcher les décès des « personnes à risque ».

Par contre, les conséquences de ces mesures sur toute la population sont dramatiques et certaines.

Ce qui pose la question ; comment pouvons-nous accepter, dans la situation d’aujourd’hui qui n’est plus une situation d’urgence, que quelques spécialistes task-forces et médecins cantonaux, que nous n’avons d’ailleurs pas élus, imposent de facto des mesures dont l’efficacité est disputée et non prouvée, à toute une société, sans contrôle démocratique parlementaire ?

Et de manière plus importante, comment sommes-nous arrivés à cette situation, et surtout, comment pouvons-nous en sortir ?

Au delà d’une peur initiale de la maladie, je pense qu’une autre explication se trouve dans une décharge et confusion de responsabilité. Nos politiques parlementaires paraissent globalement terrifiés à l’idée de l’assumer et ainsi, beaucoup l’ont repoussé sur les exécutifs. Les exécutifs, en particulier le Conseil Fédéral et le Conseil d’État, se cachent respectivement derrière les recommandations des task forces et médecins cantonaux. Ces derniers semblent presque être recrutés sur mesure pour être le plus alarmiste et sur-protectionniste possible.

De même, au final, pour une grande partie des citoyens, journalistes, et entreprises, il est rassurant de pouvoir montrer patte-blanche face à ces mesures : « J’ai fait comme vous me l’avez demandé ! Même s’il y a des morts, personne ne peut me reprocher quoi que ce soit ! Nous avons bien géré ! »

A mon avis, nous pourrons uniquement sortir de cette crise sanitaire lorsque nos élus politiques législatifs se sentiront obligés, par une impulsion citoyenne, à prendre la responsabilité qui leur a été confiée. Cette responsabilité consiste à chercher un équilibre :

  • entre d’une part, des mesures instaurées avec l’intention louable de protéger les plus vulnérables, mais qui ont des conséquences néfastes sur toute la population,
  • et d’autre part, d’accepter avec humilité qu’aucune mesure sanitaire ne puisse empêcher qu’un nombre de personnes meurt de différentes maladies infectieuses.

Pour trouver cet équilibre, il faut briser les tabous, et s’interroger sur les véritables responsabilités de chacun dans notre société :

  • Nous voulons tous protéger les plus vulnérables. Mais quels vulnérables ? Pourquoi est-ce qu’on parle seulement des personnes vulnérables au CoVID ? Pourquoi est-ce qu’il est interdit de parler également des autres personnes vulnérables qui sont si durement touchées par les mesures ? Pourquoi est-il tabou de demander des chiffres sur les suicides, de dépressions, de mettre en corrélation les pertes d’emploi, de pauvreté, le désespoir des jeunes avec les mesures, et de parler de droits fondamentaux
  • Quelle est l’influence réelle des mesures sur les conséquences que nous voulons tous éviter ; à savoir que des personnes vulnérables décèdent ou gardent des séquelles de la maladie ? Les mesures imposées peuvent-elles vraiment empêcher ces décès, ou ces derniers sont-ils, comme on l’a vu, souvent inévitables et même pas imputables au CoVID ?

Pour résumer, avec la question que personne n’ose poser : « est-ce que notre société peut accepter qu’une personne puisse mourir à 85 ans d’une infection pulmonaire, sans mettre la responsabilité de ce décès sur le gouvernement, sur la collectivité et encore moins sur nos enfants ? »

Et quid de la responsabilité individuelle? De s’occuper de sa propre santé; de se nourrir correctement, de faire du sport, d’assumer que nos propres choix ont des conséquences ?

Je n’ai aucune prétention d’avoir LES réponse à ces interrogations. Et cela va encore prendre du temps, mais je constate que le vent tourne. De plus en plus de personnes « respectées » s’expriment publiquement pour dénoncer cette situation absurde dans lequel nous sommes.

Je pense notamment à l’interview du syndicaliste et ancien Conseiller d’État Pierre-Yves Maillard dans le Temps, l’article d’Antoine Hubert dans Bilan, ou Pascal Décaillet.

On constate également un changement de ton dans les médias. Plusieurs rédactions – même certaines qui refusaient toute perspective autre que la parole des membres du task force, comme la RTS – commencent à donner la parole à des personnes qui questionnent ouvertement la proportionnalité des mesures. D’ailleurs Yvan Zweifel, membre du comité de tous.ch, s’est exprimé, parmi d’autres voix « dissidentes » au 19 :30 du 8 octobre.

Au niveau de tous.ch, nous allons maintenant mettre en route un nouveau plan d’action en employant tous les outils démocratiques à notre disposition, en particulier des pétitions pour interpeler les parlements cantonaux.

Nous savons que cela peut prendre encore du temps, mais nous avons confiance que nous sortir de cette situation ubuesque ensemble !

– Wouter van der Lelij

Témoignage – « Exploser ou imploser? »


Anticipation, j’ai accroché un poster de Berset au dessus du lit, il me regarde, c’est mon grand frère.

Pour des raisons sanitaire l’affection, l’intimité est défendue. Heureuse de vivre plus longtemps dans une société ou la durée compte plus que la qualité, pas vous ?

Contente de ne plus être consultée, ça fait longtemps que j’attendais un messie qui me rende mon enfance, un père puritain qui me guide. Je l’ai si souvent rêvé, vous aussi ?

Mes contemporains m’insupportent souvent, j’avoue et grâce à la pandémie, je me bats contre tous. Soit pour la liberté, soit pour le risque zéro. De façon décomplexée, je sors les crocs, je deviens folle furieuse, insensée. Je suis contente que des mesures de plus en plus intrusives tombent ou j’étouffe pour la moindre exigence supplémentaire. Exploser ou imploser, j’ai le choix.
J’écoute vaguement nos politiciens, la rengaine est tellement ennuyeuse. Les experts m’exaspèrent, la science ne devrait pas se figer, ne devrait pas nous enfermer, se répéter comme une propagande, encourager des mesures liberticides. Culpabiliser ou démolir les paires qui arrivent à d’autres conclusions.

Je me désole, j’observe les sourires qui disparaissent, les regards baissés, l’inquiétude partout. Nos vies privées deviennent la source des clusters, c’est étrange notre vie professionnelle foisonnante de contacts divers et variés ne se frotte jamais au virus ?

J’ai envie d’apprendre à mixer, je m’imagine organiser des fêtes, je rêve d’un bon pogo. Je vais proposer des câlins gratuits, j’embrasserai un inconnu qui ne m’a même pas offert de fleurs. J’ai envie d’un bain de minuit, d’une aventure sans lendemain, de noyer le tragique. Désinvolte, je me sens presque immortelle, juste là maintenant et vous ?

Une existence réglée par des statistiques, des projections farfelues ou mathématiquement cruelles n’a rien d’attrayant. Des chiffres à la place des pensées, est-ce que la poésie se meurt ? J’ai le blues, je me sens comme une mécanique sans âmes. Je suis lasse, mon immunité n’intéresse personne, l’ordre et l’hygiène, ce monstre froid n’entrevoit que le business que sa compagne big pharma va forcément faire.

Infantilisée, soldat receveur d’ordre, je ne me sens plus une citoyenne, je suis un pion sur un échiquier et je ne connais même pas les règles du jeu.
– Janine P., Chaux-de-Fonds

Témoignages de deux éducatrices de petite enfance

Témoignage d’une première l’éducatrice –

Je suis assistante socio éducative et travaille en crèche à Genève.

Je travaille trois jours par semaine sur le terrain et les deux autres jours je suis étudiante en emploi dans une école supérieure à Genève.

Je suis aussi maman de trois enfants, qui fréquentent le collège, l’école de culture générale et le cycle d’orientation.

Je peux vous apporter mon témoignage en tant que professionnelle de la petite enfance, étudiante et mère d’ enfants qui doivent porter le masque à l’école.

Tout d’abord le masque nous a été imposé dans ma structure fin août, alors que nous avons repris des vacances mi août sans masques.

Donc du jour au lendemain les enfants avaient affaire à des gens masqués toute la journée.

Je m’ occupe des enfants âgés de 2 à 3 ans, et voici ce que j’ai pu remarquer de différent dans leur comportement:

-difficulté de compréhension, en effet nous avons plus de mal à capter leur attention , nous devons pour cela hausser le volume de notre voix, répéter plus que d’habitude.

– les enfants présentant des difficultés dans le développement du langage, de trouvent davantage en difficulté, ils ne peuvent plus comprendre des consignes simples, alors que sans le masque lorsque l’adulte le parle face à face ces consignes sont comprises.

– les enfants ne peuvent plus être stimulés correctement lorsque par exemple des activités de langage sont proposés, en effet lorsque je fais un loto pour stimuler le langage et enrichir leur représentations en associant une image à un mot j’articule afin qu’ils comprennent et prononcent bien le mot, avec un masque ce travail est impossible auprès de si jeunes enfants, j’ai beau faire plus de mimiques , mes yeux ne peuvent pas exprimer la même chose que ma bouche.

Le résultat est que les enfants ne répètent même pas les mots que je prononce, ils décrochent plus rapidement du jeu, il m’est difficile de garder leur attention.

-les enfants ne sont plus stimulés correctement concernant l’alimentation, en effet nous devons même garder nos masques à table et ne pouvons plus manger avec eux, alors que c’est inscrit dans notre projet pédagogique et que cette action a un impact positif sur le fait que les enfants goûtent ou pas certains aliments.

Par exemple dans mon groupe les enfants ne voulaient pas goûter à la salade, et au début lorsque je mangeais avec eux et qu’ils me voyaient manger la salade et commenter comment elle était bonne, les enfants goûtaient aussi la salade, alors que maintenant je leur dis de goûter mais ils ne peuvent plus m’imiter et goûter comme moi, alors ils ne goûtent même plus certains aliments.

Ce sont des faits que j’ai pu observer.

Concernant nos conditions de travail en tant que professionnelles, je peux vous donner mon ressenti, mais qui est partagée par plusieurs collègues.

Nous avons très chaud, les fenêtres ne peuvent être ouvertes que de quelques centimètres ( 10) étant donné les sécurités mise en place ( ce qui est normal concernant le public accueilli dans ces espaces) donc nous ne pouvons pas aérer et avoir de l’air frais , un ventilateur par groupe nous est attribué ( chaque groupe étant composé de 12 enfants et de 2 à 4 adultes selon les âges).

Nous ne pouvons pas non plus prendre des pauses pour « respirer » dans la journée, cela n’est possible que durant nos pauses repas.

Nous devons parler plus fort, répéter des consignes plus souvent, le volume sonore est fortement augmenté, ce qui rend notre travail d’autant plus fatiguant.

Nous sommes plusieurs à être sujets à des maux de tête, personnellement je finis mes journées avec des migraines depuis que je dois porter le masque alors qu’avant cela ne n’arrivais jamais.

Je suis également étudiante en école supérieure en deuxième année, et je suis dans une classe de 11 étudiants, tous en emploi.

Nos cours ont toujours lieu dans la même classe, où les bureaux sont disposés en U , le bureau du professeur devant et un bureau supplémentaire au fond de la classe.

Le premier jour de cours notre professeur qui sera notre coordinateur de classe durant toute l’année nous avertit que si nous voulons nous pouvons distancer nos bureaux afin de garder la distance de sécurité et enlever nos masques, nous avons aménagé la salle et enlevé nos masques sauf 2 étudiants qui ont gardé leur masques.

Les cours s’enchaînent avec divers enseignants.

Un autre enseignant arrive dans notre classe et nous somme de remettre nos masques, je lui dis que les distances sont respectées et que le Dip dans son courrier préconise la distanciation au port du masque, elle me répond que j’ai surement mal compris ce courrier.

Nous avons été contraints de remettre nos masques.

Depuis mes camarades de classe ont remis les bureaux comme avant et portent leurs masques.

Moi j’ai essayé à plusieurs reprises de me mettre au fond à 1m50 de tout le monde, et enlever mon masque, j’ai eu droit à : remettez votre masque ou sortez du cours.

J’ai essayé de discuter et parler encore du courrier du Dip et l’enseignant ne voulais rien entendre. J’ai donc remis mon masque sous le nez et cela n’a pas suffi, l’enseignant m’a ordonné de mettre mon masque sur le nez ou sortir.

Voilà où nous en sommes, je me sens prise en otage, car je n’ai pas d’autre choix si je veux finir ma formation.

Il fait très chaud dans ces classes, aucune ventilation, j’ai ressenti des maux de tête, la gorge sèche et j’ai de la peine à m’exprimer.

De plus j’éprouve des difficultés de concentration. J’ai du mal à suivre les cours et intégrer ce que l’enseignant transmets à travers son masque.

J’adorais ces études, j’avais de la facilité mes notes toutes entre 5 et 6 le prouvent, j’ai très bien réussi ma première année, et voilà que je me trouve en difficulté d’apprentissage depuis que je dois porter ce masque durant 7h à 8h par jour.

Mon fils qui fréquente le collège et me rapporte aussi qu’il n’a pas le droit d’enlever son masque, mais certains professeurs ne disent rien s’il le met sous le nez, d’autres le menacent de renvoi s’il ne remonte pas son masque sur le nez…

Certains professeurs tiennent des discours du type : vivement le vaccin pour revenir à la normale, ou si tu portes mal ton masque tu es un égoïste irresponsable…

Ma fille qui fréquente l’école de culture générale me dit que ses professeurs sont plus « rigoureux » ils ne laissent pas les élèves porter le masque sous le nez et les menacent régulièrement de renvoi.

Certains enseignants parlent des « anti-masques » en les traitant de personnes ignorantes, irresponsables.. mais aucun débat avec les enfants.

Ma fille est revenue ce jour là en nous critiquant ( son père et moi) elle disait que nous étions bêtes et que devrions arrêter de faire tout un plat et juste arrêter de râler pour un masque…

Jeudi passé ma fille avait une toux sèche, son enseignant lui a dit qu’elle devait rester à la maison si elle était « malade ».

Aujourd’hui à cause d’une toux ou d’un nez qui coule les enfants doivent rester à la maison, peu importe leur état général.

Mes enfants se plaignent de maux de tête, et des boutons sur le visage.

Mon fils cadet ne porte pas de masque au cycle d’orientation, mais il a aussi droit aux discours sur les « anti-masques ».

Semaine passée il a toussé quelques fois en classe et l’enseignant lui a dit que s’il continuait de tousser il allait soit rentrer à la maison soit devoir porter un masque en classe.

Voilà notre vécu… Je tiens à vous dire qu’au départ nous avons été comme tout le monde, nous avons tout bien joué le jeu du confinement, suivi les recommandations, il y a peu nous avons commencé à nous poser des questions. Et aujourd’hui notre vie a basculé, nous ne pouvons plus vivre comme avant. Nous éprouvons un grand sentiment d’injustice. Mon mari est indépendant et a touché les aides aux indépendants octroyé par l’état, cet argent à servi à faire vivre sa petite entreprise durant le confinement, mais cette aide est en réalité un emprunt , donc nous nous retrouvons endettés .

Nous sommes des citoyens suisses, nous payons nos impôts et contribuons au bien être de cette société et aujourd’hui nous sentons nos droits bafoués.

 

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Témoignage d’une autre éducatrice –

Bonjour, tout d’abord merci merci merci , nous commençons à nous sentir moins seul…

Je suis éducatrice petite enfance depuis 1986, je travaille en crèche, actuellement avec des enfants de 3 ans 1/2. Nous constatons que depuis que le masque est obligatoire dans les institution, les enfants sont plus agités, souvent indifférents à nos remarques, ils se montrent plus distants avec les adultes,Ils sont  moins en lien et nous parlent moins que habitudes. Beaucoup pleurent le matin en arrivant ….

Comment leur en vouloir?

Pour nous aussi les éducateurs, il n’est pas normal de cacher notre visage, de masquer nos sourires, nos mimiques, nos expressions. C’est insupportable de passer une journée à  raconter des histoires, chanter,  consoler, cajoler animer des ateliers, parler tout le temps, jouer, être enthousiaste , un masque sur le visage!!  Nous sommes souvent démotivés. fatigués…. alors on le baisse ce foutu masque, on respire, on sourit et on essaye d’être le plus normalement possible pour que les enfants aient une vie le plus normal possible aussi.

Pour un jeune enfant, le langage corporel est essentiel et fait complètement partie de la communication.

Comment  lire et reconnaître les expressions, les émotions  quand on ne voit pas le visage? Comment apprendre à parler, à communiquer quand on a pas d’exemple visible?

En fait c’est une forme de maltraitance 😡

– noms connus de tous.ch

Témoignage d’une « personne à risque » de 70 ans

Je suis ce qu’on appelle une « personne à risque », même à double risque puisque j’ai 70 ans et j’ai aussi un problème cardiaque. Il y a peu de témoignages « d’anciens » alors que ce sont eux qui semblent être au coeur des enjeux actuels.

Mais il y a plus important selon moi : je ne veux pas être un prétexte pour que des milliers de personnes (la génération de mes enfants) se retrouvent au chômage, des milliers de personnes soient contraintes de fermer leur entreprise, que des milliers de personnes (mes petits enfants ?) se retrouvent à devoir rembourser des milliards pendant des décennies, tout cela afin que le risque que nous courrons d’être testé positif du Covid (et de le transmettre) soit plus faible et que le risque de mourrir en soit diminué.
Rappelons-nous que notre taux de mortalité est de … 100% !

J’aurais honte de leur imposer tout cela.

Evidemment, je ne souhaite pas avoir le Covid (ni les mutations actuelles), je ne souhaite pas mourrir (ce doit être très pénible d’étouffer) et j’aime la vie.

Mais, même si je suis en première ligne, pas question d’être (à mon échelle) responsable d’un désastre économique et social mondial qui se répercute et se répercutera sur notre descendance.

Depuis plusieurs mois, je continue à embrasser mes proches (ceux qui veulent), de ne porter un masque que quand c’est obligatoire (en tout cas pas dans ma voiture ou dans la nature) et de faire des « hugs » à mes amis. Pour certains, on pourra juger cela comme un « comportement irresponsable », mais c’est pourtant en toute conscience que je continue de vivre et de respirer.

NB : s’il devait m’arriver de contracter une forme grave du Covid, je ne veux pas être entubé (on l’est déjà suffisamment) ; donnez-moi juste un masque avec de l’oxygène, un peu d’hydrochloroxine (tiens ! Il y a quelqu’un qui a disparu de l’univers médiatique ?) et … qui vivra verra !

Je vous aime

– Alain C., Vaud, connu de tous.ch