Témoignage – Décès d’une grand-mère

Cette nuit, enfin hier soir vers 20h15, ma grand-mère est décédée.
Elle était *en EMS* (Genève) et est décédée assez rapidement après le repas du soir, après un malaise type convulsion, visiblement qqch de neurologique. Pas de signe précurseur. Quelques nausées depuis une semaine. Elle avait des directives anticipées de non réanimation, et s’est éteinte doucement selon le cardiomobile présent à ce moment et appelé par l’EMS.
 Nous nous sommes donc réunis à son chevet en « famille », nous sommes arrivés dès 21h30. Le cardio était déjà parti.
*Vers 22h45,  l’infirmière vient nous dire que le 144 va revenir pour faire des tests covid sur ma grand-mère !!!!*
Ils sont arrivés vers 23h je pense.
Ma famille et moi nous sommes *révoltés face cette pratique post-mortem*.
On nous a dit que c’était pour le bien des autres résidents et exclure un foyer d’épidémie.
On a été subjugués !!!!
Quand le cardiomobile est arrivé pour faire les tests (surblouses, gants, masques, le tout non stérile, et écouvillons normalement stériles eux), nous avons vertement *refusé*.
Et nous avons *filmé toute la scène* (au chevet de ma grand mère, paix à son âme !!! ).
Je souligne que la discussion était tendue mais très courtoise. Ils ont tenté de nous convaincre de l’importance du test. Nous avons dit que jamais nous n’accepterions que notre aïeule soit testée alors qu’elle n’avait aucun symptôme de grippe, que nous refusions d’être un maillon de la psychose ambiante, et que s’ils craignaient un foyer épidémique dans leur EMS alors il fallait tester tout le monde, les vivants et tous les jours ou du moins toutes les semaines.
Sans compter que 3h après le décès on se demande comment les germes évoluent dans un corps…(!)
Bref.
Ils ont accepté de ne pas la tester et nous ont promis de ne pas le faire après notre départ.
Nous espérons qu’ils le respecteront.
Pour nous et pour info, *tout prélèvement post mortem releve de la procédure d’autopsie légalement refusable par tout héritier légal*.
Nous avons avancé cela, ainsi que *la débilité des statistiques, la non fiabilité des tests PCR, les cycles de réplication… Etc…*
Ils ont tout pris les pauvres.
Je souligne qu’ils ont été très courtois.
*On remarque donc* que les ambulanciers et cardiomobile ont *l’obligation de tester tous les décès*. Quelle qu’en soit la cause.
Vive la psychose,
Vivent les statistiques !!
Auteur connu de Tous.ch

Primum non nocere

Primum non nocere

(En premier, ne pas nuire)

Les mesures prisent pour lutter contre les hospitalisations et les décès liés au Covid-19 ont montré leurs limites et de nombreux facteurs restent inconnus quant à la propagation d’un virus au sein d’une population ainsi que les variations ou mutations qu’il peut opérer.

Remettre la faute sur le comportement de la population me paraît être un aveu d’incompréhension des évènements et permet de se dédouaner face à ceux-ci.

Les mesures dites sanitaires sont pour certaines plus des mesures politiques. Les incohérences entre pays et régions tiennent plus à la peur de ne pas en faire assez qu’à une réelle volonté de prendre en considération tous les éléments afin de permettre à la population de vivre en bonne santé sur le long terme.

Les chiffres en perspectives :

Il y a en Suisse 2’602’000 personnes de 65 ans et plus et/ou souffrant d’au moins une maladie à risque sur une population totale de 8,5 mio d’habitants.

Les décès totaux depuis le début de l’épidémie sont au 23.10.2020 de 1’877 et les hospitalisations à la même date de 5’838.

Au 18.10.20, nous savons que l’âge médian des décès se situe vers 85 ans et que 97% des décès faisaient partie des personnes à risque.

Il y a donc 0,22% des personnes à risque qui ont été hospitalisées et 0,07% de ce même groupe nous ont quittés.

La froideur des chiffres à l’avantage de comparer raisonnablement l’aspect bénéfice/risque d’un remède, en l’occurrence des mesures dites sanitaires, et de prendre du recul sur la situation.

L’objectif des autorités est de ne pas surcharger les hôpitaux et de pouvoir subvenir à la détresse vitale des plus vulnérables. C’est évidemment tout à leur honneur et personne ne peut remettre en question moralement cette volonté, sauf lorsque l’on met en perspective les risques liés à cette volonté très humaniste. Dès lors, il n’est pas égoïste, ni irresponsable d’envisager d’autres mesures que celles appliquées jusqu’à présent.

Des études montrent le lien évident et significatif entre chômage, précarité financière et suicide.

La littérature scientifique fait clairement le lien entre la situation socio-économique et le suicide et les tentatives de suicide, et ne croyez pas que le taux de chômage bas dans un pays soit une valeur diminuant les suicides, c’est le contraire, et tout ceci indépendamment du diagnostic psychiatrique attribué aux individus.

Les problèmes de logements sont également un facteur augmentant le risque tout comme le mode de vie, l’insécurité et l’impossibilité de se projeter dans l’avenir.

En Suisse, 1043 suicides ont été recensés en 2017, sans les suicides assistés, (800’000 dans le monde) soit 13/100’000 habitants. Selon l’OMS le seuil épidémique est placé à 10/100’000 habitants. La majorité des personnes qui ont commis l’irréparable se trouvent dans la population active. Les enfants, les adolescents et les jeunes ne sont pas épargnés.

Que savons-nous de l’impact des mesures dites sanitaires sur le suicide ?

Les études montrent de nombreuses évidences de l’impact des mesures dites sanitaires, de l’ambiance anxiogène, du stress chronique sur le long terme sur la santé mentale des individus.

Une modélisation avait été également faîte avec des données de 63 pays pour évaluer le lien entre chômage et suicide entre 2000 et 2011. Le résultat, incluant la crise financière de 2008, montrait une augmentation de 20-30% de suicide lié à la perte de son emploi. Selon l’OMS, chaque suicide dans la population est associé à plus de 20 tentatives de suicide.

Il est très fortement recommandé par les experts psychiatriques de prévoir un renforcement des secteurs de la santé pour les prochaines années afin de faire face à la probable hausse de détresse mentale et l’affaiblissent de la santé en général.

Nous pourrions encore évoquer l’augmentation de la consommation d’alcool, de drogue, de violences conjugales, d’avortements, de dépressions suite à certaines mesures dites sanitaires. La liste est malheureusement longue et non exhaustive.

La peur, dans tous les cas n’est pas évitable, mais peut-être apprivoisée en menant une politique de santé publique cohérente, axée sur le long terme et faisant preuve de pédagogie avec des objectifs incluant des risques rationnels, compris et partagés par la population.

Les décisions de santé publique doivent prendre en considération toutes ces données et oser prendre des mesures assurant un épanouissement optimal de toute la population sur le long terme.

A nous de décider quelle Vie nous voulons protéger et pour quel avenir.

Longue et belle vie à toutes et tous.

Thomas Payot

Le 24.10.2020

Source :

  • Observatoire suisse de la santé
  • OFSP
  • Observatoire Romand des Tentatives de Suicides, analyse socio-économique. Rapport final. Groupe Romand Prévention Suicide sur mandat de l’Office Fédérale de la Santé Publique, juillet 2019
  • QJM: An International Journal of Medicine, Volume 113, Issue 10, October 2020, Pages 707–712, https://doi.org/10.1093/qjmed/hcaa202. Published : 30 June 2020
  • Lancet Psychiatry 2020 May;7(5):389-390. doi: 10.1016/S2215-0366(20)30141-3.

Mourir du Covid, qu’en est-il?

Le texte ci-dessous, de Charlotte Frossard Journaliste, auteure, a été publié dans la Tribune de Genève  et nous la publions avec son autorisation.

Nous avons été touchés par l’humanité et l’humilité de ce texte.

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Mourir, cela n’est rien. Mourir, la belle affaire! chantait Jacques Brel. Et mourir du Covid, qu’en est-il?
Face aux nouvelles restrictions sanitaires, certains arguent que le faible nombre de décès ne justifie pas de contraindre toute une population; d’autres que c’est la notion même de la mort qui est insupportable pour un monde hygiéniste habitué à maîtriser ses pronostics et son taux de mortalité.

Tous auraient raison sur un point: nos sociétés s’accommodent peu d’une mort qui surgit, qui ne s’annonce pas, qui retranche le temps de la préparation. La terreur qui nous guette face au Covid est celle de voir des hôpitaux surchargés et de devoir déterminer qui doit être soigné ou relâché; en somme, de voir la maladie l’emporter sur un arbitraire médical sans doute fantasmé.

Or brandir l’argument du nombre actuel de «décès Covid» en Suisse, c’est considérer à tort chaque mort comme l’affaire d’un seul individu et ignorer la réalité humaine qu’elle comprend.

Car s’il arrive parfois à la mort de surgir brutalement, celle-ci est immanquablement suivie de près d’un temps de recueillement. Un rituel venu des anciennes pleureuses grecques, un passage symbolisé par les oboles déposées sur les paupières de la Rome antique – sans elles, nul espoir pour nos âmes de trouver le repos. Ces rites qui nous bordent, nous, êtres fragiles faits de deuils et de renoncements renouvelés. Indispensables, depuis l’aube de l’humanité.

Mais mourir du Covid, c’est autre chose. Mourir du Covid, c’est ne pas avoir la possibilité de dire au revoir. C’est être accroché au téléphone, déposer des repas sur un paillasson, s’apercevoir de loin sans s’embrasser, le chagrin confiné.

Mourir du Covid, c’est recevoir la visite d’un ou deux proches seulement alors que la fin arrive: ceux qui ne sont pas à risque, ceux qui risquent la peur, ceux qui ont la permission de franchir la barrière sanitaire.

Mourir du Covid, c’est, pour les uns, être reclus dans un appartement si on a pu prendre congé; c’est, pour les autres, être interdits de rejoindre ceux qui ont fait leurs adieux.

Mourir du Covid, c’est souffrir en décalage, pleurer en différé. Le corps de l’être aimé est obligatoirement incinéré. Nulle veillée funéraire, nulles lamentations: quand les cas sont trop élevés, la cérémonie est repoussée comme un événement accessoire.

Mourir du Covid, c’est faire fi des traditions transmises de génération en génération par la culture qui nous a faits. C’est ne pas avoir à ses côtés sa famille, confinée dans un autre pays, condamnée à ne pas partager.

Mourir du Covid, c’est s’ajouter à une statistique froide sur laquelle s’écharpent politiciens, professionnels de la santé, experts autoproclamés, secteurs économiques en crise.

Loin des débats publics, le deuil covidien est un deuil fragmenté, trop intime pour être partagé, trop politisé pour être considéré.

Or mourir du Covid, c’est aussi voir un peu de son humanité niée. Car ce n’est pas seulement la vie de l’être aimé que l’on pleure, c’est aussi à sa mort que l’on doit renoncer.

Peur, Précipitation et Punition

Clemenceau a dit : « La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires ».

Pourrait-on paraphraser cette citation en suggérant que la santé est une chose trop sérieuse pour être confiée aux médecins?

Depuis l’apparition de la pandémie, les médecins n’ont jamais été aussi écoutés et présents dans la vie publique, les médias, les états-majors politiques. Juste revanche pour une profession qui est souvent davantage un sacerdoce qu’un simple métier.

La mission de la classe médicale est de soigner, de protéger, de réconforter, mais doit-elle organiser la Société même en période de pandémie ?

Or, avec l’aide de la classe politique (ou à l’instigation de celle-ci ?) et la complicité des médias, qui adoptent dans leur immense majorité une posture de plus en plus manichéenne, les autorités médicales ont préconisé la stratégie des 3 P.

Peur, Précipitation, Punition.

Car ce sont les docteurs, ou certains d’entre eux qui (co)dirigent. Le problème est qu’ils ne sont pas tous d’accord. Mais ne dit-on pas 2 médecins, 3 avis?

Le pouvoir politique, complètement désemparé devant cette nouvelle donne, est trop content d’être débarrassé d’une bonne partie de la responsabilité sanitaire et logiquement il écoute les plus protectionnistes. Ce qui est parfaitement compréhensible.

Je n’ai aucune compétence dans le domaine scientifique ou médical et je n’oserai me prononcer sur la pertinence des mesures prises.

Je ne fais que m’interroger sur la cohérence du discours de nos autorités, des médecins qui les conseillent, sur le fait que toute dissidence – que dis-je que toute interrogation même raisonnable – est immédiatement vouée aux gémonies. Aucun médecin, ou scientifique, qui conteste une partie de la politique sanitaire n’est invité par les médias dominants. Il y a un réel manque de transparence dans l’information qui nous est délivrée.

Nous avons vraiment l’impression qu’il y a une union sacrée entre la presse et les autorités comme s’il s’agissait de mener une propagande de guerre. Les statistiques sont présentées de la manière la plus anxiogène possible évitant toute explication sur la mortalité réelle du Covid 19 (co-morbidité, moyenne d’âge des personnes décédées, etc.)

Nous avons tous compris que la stratégie du pouvoir politique est de faire peur à la population pour l’inciter à obéir aux directives et à punir les récalcitrants en leur infligeant des amendes, plus grave encore en les désignant comme des irresponsables ou des traîtres à la nation. Mais cette politique aura ses limites dans le temps, alors qu’il y a une certaine unanimité scientifique pour s’accorder sur le fait que le virus peut sévir longtemps.

Pourquoi aucune interrogation sur la perspective de vivre des mois, des années avec le virus? On ne pourra pas continuer à restreindre nos libertés pendant des années, il faudra bien que les pouvoir politiques échafaudent des plans B ou C.

On ne va pas SOUS VIVRE pendant encore des mois ou des années !

– Pierre BRUNSCHWIG, chef d’entreprise, Bon Génie-Grieder

Lettres de deux mères inquiètes

Ci-dessous nous publions deux lettres envoyés par deux mamans à leur conseiller d’état. Elles n’ont pas reçu de réponse.

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Depuis le 17 août dernier, une de mes filles a l’obligation de porter un masque durant toute la journée pour étudier au collège.

Cela m’est tout simplement insupportable. Je ne peux plus accepter cette violence faite à notre jeunesse pour des raisons fallacieuses.

Non, je ne suis pas complotiste, non je ne crois pas aux petits bonhommes verts mais par contre, je ne crois pas plus aux affreux jeunes super-propagateurs qui, par méchanceté et unique plaisir, iraient « passer » le virus à leurs grands-parents ou aux personnes âgées dans les homes…

Si comme moi, vous êtes inquiets pour cette jeunesse qu’on montre du doigt et qu’on utilise comme bouc émissaire, si comme moi, vous avez la boule au ventre dès que vous vous trouvez face à un groupe de jeunes masqués par notre faute, je vous propose juste un petit acte simple pacifique et démocratique à faire afin de manifester à nos instances politiques notre désaccord.

En fichier joint, je vous transmets le courrier que j’ai envoyé à notre chef du département de l’éducation Christophe Darbellay, Si vous avez envie de faire quelque chose, il vous suffit de reprendre la lettre, d’y noter votre nom et adresse, de changer ce qui est en gras et de l’envoyer à votre tour à M. Darbellay. Vous pouvez aussi écrire vous-même une lettre bien entendu. Pas sûr que cela change grand chose si on est trois à le faire mais si le nombre d’envois devient conséquent, le canton du Valais sera obligé de prendre en considération l’inquiétude de la population en ce qui concerne la jeunesse.

Je vous remercie de votre attention et vous laisse bien entendu libre de faire de ce message ce que bon vous semble (le jeter à la poubelle, l’utiliser, le passer à vos contacts…). Je ne vous en parlerai plus, pas de souci.

Pour terminer, juste un petit mot emprunté à un auteur français, Iegor Gran, excédé par le confinement :

« Peu importent les dégâts collatéraux, on avait une haute idée humaniste et on l’a suivie quoi qu’il en coûte, et c’est merveilleux. La beauté de la fin justifie la barbarie des moyens. Surtout quand ce sont les autres qui en paient le prix. »


Département de l’économie
et de la formation
Darbellay Christophe
Place de la Planta 1
1950 Sion

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Depuis le 17 août 2020, le port du masque est obligatoire pour tous les étudiants du secondaire II ainsi que les apprentis valaisans.
En tant que citoyenne responsable et mère de famille, je vous demande par la présente de revenir sur cette directive liberticide qui agresse la force vive de notre société, les jeunes en formation.

Le port du masque peut éventuellement être envisagé comme solution pour freiner une transmission rapide d’un virus sur une courte période (quelques semaines) mais il devient dangereux à long terme (gêne respiratoire, problèmes de peau, maux de tête, distanciation de tout lien social, dépersonnalisation, dépression…). Les méfaits sur la santé physique et mentale de notre jeunesse ne sauraient être perçus par la société comme acceptables.

Un compromis pourrait facilement être mis en place. En effet, à l’image de ce qui est pratiqué dans les écoles primaires et les cycles d’orientation, les mêmes directives (port du masque obligatoire uniquement pour les professeurs lorsque la distance physique n’est pas possible) pourraient aisément s’appliquer dans les collèges et les centres professionnels.

De plus, comme expliqué depuis plusieurs mois par le Conseil Fédéral, un point très important est le traçage des cas positifs. Comme chaque établissement scolaire a à sa disposition les coordonnées de leurs élèves, le traçage des éventuels futurs cas positifs serait amplement réalisable, bien plus facilité que lors de n’importe quelle manifestation.

En regard de votre fonction, la santé de l’ensemble des étudiants doit faire partie de vos préoccupations.
Les mesures prises pour la primaire ainsi que pour les cycles d’orientation sont efficaces et ne péjorent d’aucune manière l’apprentissage et le bien-être des élèves.
Pour le bien de notre jeunesse, je vous demande de lever la directive du port du masque obligatoire pour les collégiens ainsi que les apprentis.

En vous remerciant d’avance pour votre attention et pour votre réponse, je vous présente, Monsieur le Conseiller d’Etat, mes salutations distinguées.

Laure Ramuz, Valais


Prangins, le 23 octobre 2020

Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC)
Madame Cesla Amarelle, Cheffe du département
Rue de la Barre 8
CH-1014 LAUSANNE

 

Madame la Cheffe du DFJC,

Je vous écris en tant que mère et en tant que citoyenne vaudoise et suisse très inquiète des mesures imposées à nos enfants depuis bien trop longtemps, et notamment celle qui concerne le port du masque pour les gymnasiens et les apprentis, ainsi que les universitaires.

Par le présent courrier je tiens à vous rendre attentive à un récent article – dont vous avez peut-être également eu écho – de la Dr Margareta Griesz-Brisson, neurologue mondialement connue, qui a récemment mis en garde contre les méfaits du port du masque. Vous trouverez la copie de cet article traduit en français en pièce jointe, et j’ose espérer que vous le lirez.

Madame la Cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture, il est grand temps de revenir à la raison, de faire preuve de bon sens et de vous inspirer de la mise en garde de professionnels de la santé comme la Docteur Griesz-Brisson, et des nombreuses voix – qui vous sont assurément venues aux oreilles mais qui jusqu’à ce jour restent sans réaction aucune – qui s’élèvent contre cette mesure qui nuit à nos enfants. Des voix venues de nombreux experts du monde entier, que personne n’écoutent et qui tentent tant bien que mal de vous alerter sur les conséquences malsaines du port du masque tant au niveau corporel que psychique, comme par exemple en France avec le collectif de médecins pour la liberté de prescrire (https://stopcovid19.today/) ou en Allemagne avec la commission d’enquête extra-parlementaire (https://acu2020.org/) sous l’impulsion du Dr Heiko Schöning. Sans oublier en Suisse la lettre ouverte en juillet dernier du Dr Christian Zürcher, médecin et président de l’Association Santé Suisse.

La santé de nos enfants, leur avenir sont en jeu, en êtes-vous consciente ? Nous sommes en train de sacrifier des générations pour des motivations qui restent bien opaques à ce jour. Et je le dis haut et fort : « je ne veux pas de cet avenir qui s’annonce sombre pour ma fille, pour tous nos jeunes et moins jeunes ». Ils ont droit à la vie, à celle même que vous avez pu mener à leur âge, à visage découvert. Vous les priver de leurs libertés. Votre mission est de préserver leur santé, pas de la mettre en danger.

Plutôt que de bâillonner nos enfants des journées entières, les museler, les priver d’oxygène, les asphyxier, les conditionner à des mesures liberticides qui d’ailleurs bafouent notre Constitution et nos droits à la vie, et d’instaurer cette dictature du masque largement décriée – et je suis certaine que vous le savez –, LAISSEZ-LES RESPIRER. Leur système immunitaire fera le nécessaire.

Il est temps de vous appuyer sur des experts de la santé qui décrient ces mesures, et d’enlever ces masques sur les visages de nos enfants. Monsieur le Ministre de la Santé Alain Berset a demandé à la population de se reprendre. Sans vouloir manquer de respect à cette invitation, il n’est pas qu’à la population de « se reprendre ». Il est à Vous, autorités, de vous reprendre également. De vous ressaisir et d’apporter des réponses proportionnées pour la santé de nos enfants. Je suis convaincue que vous avez un minimum de compassion et d’humanisme. J’en fais appel à votre bon sens.

Je vous remercie, Madame la Cheffe de département de la formation, de la jeunesse et de la culture, de votre attention à ce qui précède, et de votre réponse argumentée avec des éléments convaincants.

Cordialement,

Lettre d’un Avocat-citoyen au Conseil d’Etat du Canton de Fribourg

Le lettre ci-dessous a été envoyé par Henri GENDRE, avocat citoyen,  en son nom, et en porte-parole des personnes se joignant à lui par les témoignages annexés au Conseil d’Etat du Canton de Fribourg, le 24 septembre 2020.

Nous ne pouvons pas publier les 27 témoignages qui lui ont été envoyés sans l’accord individuel de chaque personne concernée.

Henri GENDRE, avocat citoyen
Ch. de Villarsel 68, 1723 Villarsel-sur-Marly

RECOMMANDÉE

Conseil d’État du Canton de Fribourg p.a. Chancellerie d’État
Rue des Chanoines 17

1700 Fribourg

Le 24 septembre 2020

Concerne : COVID-19 / Mesures sanitaires en situation particulière / Obligation du port du masque

Madame la Présidente, Messieurs les Conseillers d’État, Madame la Chancelière,

Permettez-moi de vous adresser cette lettre à propos des mesures sanitaires que vous avez ordonnées en août 2020 au bénéfice de la compétence cantonale réservée par la législation fédérale sur les épidémies. Je le fais en mon nom personnel et aussi en porte-parole de citoyennes et citoyens qui se joignent à moi par leurs témoignages joints en annexe. Pour la plupart, ils sont parents et œuvrent dans l’éducation, la santé, les commerces et les lieux de restauration, domaines que l’obligation du port du masque touche de manière particulièrement intense. Cette mesure n’est pas anodine et a des répercussions importantes dans nos vies individuelles et notre vie en société. Elle suscite questionnement, incompréhension, colère et tristesse. Notre besoin est de vous en faire part et de nous sentir entendus par vous qui l’avez décrétée. Notre démarche est celle de la parole et de l’écoute au plan d’une humanité que nous partageons avec vous. Nous n’oublions pas la personne humaine que vous êtes chacune et chacun en deçà de l’autorité élective dont vous êtes investis.

Questionnement et incompréhension

Lors de la vague épidémique de mars à mai 2020, les masques faciaux n’ont pas été considérés comme un moyen nécessaire ou utile pour prévenir la propagation du virus, alors que l’étaient le lavage régulier des mains, la désinfection et la distanciation entre individus. Comment comprendre qu’en août 2020, alors que cette vague est passée et qu’une seconde n’est pas manifeste, simplement crainte sans certitude scientifique aucune, le masque nous soit imposé ? Vous en appelez certes avec d’autres autorités cantonales au principe dit « de précaution ». C’est oublier en cela que le risque zéro n’existe pas, que les virus font partie de la vie et que, c’est notre sort commun, nous allons tous mourir un jour. Or les marqueurs pertinents que sont le nombre des décès et des hospitalisations attribuées à la COVID-19, et non pas le nombre de tests effectués, démentent une reprise épidémique. Ce virus est apparenté à d’autres virus Corona qui affectent les humains et provoquent les grippes saisonnières qui existent de tout temps et partout dans le monde. En 2015, une grippe particulièrement sévère a été la cause en Suisse de 2500 décès (statistiques OFSP), pour la plupart de personnes âgées de plus de 80 ans et de personnes en déficit immunitaire pathologique. Au 7 septembre 2020 en Suisse (OFSP), 1734 décès étaient attribués à la COVID- 19, alors que le modèle de prédiction de l’Imperial College de Londres au-quel s’étaient référé certains épidémiologistes suisses et le Conseil fédéral prévoyaient jusqu’à 60’000 décès ! Dans notre canton, il y a eu du 19 mars au 21 septembre 2020 101 décès attribués à la COVID-19 (statistiques FR Semaine 39). Après un pic de 84 décès entre le 19 mars et le 13 mai 2020, il y a eu 17 décès depuis lors, apparemment pour la plupart de personnes âgées. Au 21 septembre 2020, il y avait 9 hospitalisations dont 3 en soins intensifs.

Il est avéré par les témoignages annexés que vous lirez, comme l’attestent aussi des gens de science dont la parole n’est malheureusement que peu re- layée dans les médias, que le port du masque est néfaste pour la santé, particulièrement pour celle des enseignants, des étudiants, des employés des commerces et des grandes surfaces commerciales ainsi que des gens de la restauration contraints de le porter pendant tout leur temps de travail et qui souffrent de gêne respiratoire, de céphalées, d’hypoxie, de dyspnée, d’irritations cutanées, etc. Sur le plan psychique, on déplore un mal-être général, une augmentation du stress, des réactions agressives, des crises d’angoisse, des états de dépression et de désespoir et un fléchissement plus marqué chez les aînés du désir de vivre. Aucune justification scientifique n’est donnée pour prescrire le port du masque maintenant alors que la vague de mars à mai 2020 est « aplatie » ainsi que cela se passe pour toute épidémie. Le masque risque plutôt d’entraver le développement en toute sécurité d’une nouvelle dynamique d’immunité collective comme celle initiée avec succès en Suède et ailleurs et d’exposer les personnes les plus vulnérables à un risque accru l’an prochain lors de l’habituelle grippe saisonnière. Voilà notre questionnement et notre incompréhension relativement à l’obligation du port du masque.

Peur, colère, tristesse

Depuis mars 2020, c’est la peur qui est entretenue. Certes, à son déclenchement, la vague épidémique devait être considérée et légitimait des mesures tendant à en endiguer son déferlement. Elle est maintenant passée. Or les autorités politiques et sanitaires ne cessent depuis l’été de préconiser et pour ce qui concerne le masque d’imposer des mesures liberticides hors de toutes proportions raisonnables, particulièrement des tests dont l’efficience n’est pas démontrée, des traçages arbitraires et aléatoires et des quarantaines illusoires. La relation qu’en donnent les médias en caisses de résonnance de la pensée unique, avantageuses parce que subventionnées, fait advenir un délire collectif. Angoisse persistante et peur intense confinant à la panique en sont les ingrédients. Le délire fait tache d’huile et induit des troubles de la logique, des perturbations des capacités cognitives, des paradoxes, de l’irrationnalité et une atteinte au bon sens. Nous ne pouvons pas cautionner cela et devons le dire en notre nom et en celui de tous nos con- citoyennes et concitoyens que ce délire submerge et dont pour certains la voix même est étouffée par le conditionnement culturel à l’obéissance aveugle. Oui, c’est une colère qui monte face à la démesure et à l’absurde, qui pourrait grandir jusqu’à la déflagration et porter une grave atteinte à la paix sociale. C’est une grande tristesse de voir nos vies, nos relations avec les autres, nos réunions familiales et conviviales, nos rites sociaux dont celui du deuil et nos fêtes contaminées par la peur et l’angoisse irraisonnées.

Notre demande pour le futur proche

Dans la situation présente, plutôt qu’une fuite en avant par le maintien de mesures autoritaires ou l’instauration de nouvelles restrictions aux droits fondamentaux que sont la dignité humaine, la liberté, le droit à l’intégrité physique et psychique et la liberté de mouvement, c’est à un retour à la raison et au bon sens que nous en appelons. Nous vous demandons ainsi de révoquer avec effet immédiat l’obligation du port du masque ordonnée en août 2020 et de vous abstenir d’ordonner de nouvelles mesures liberticides que seraient les tests, le traçage et la vaccination.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu donner à notre parole et du positionnement que vous adopterez en conséquence, nous vous assurons, Madame la Présidente, Messieurs les Conseillers d’État, Madame la Chancelière, de notre respect citoyen.

Annexes : 27 témoignages

Henri GENDRE, avocat citoyen

en son nom et en porte-parole des personnes se joignant à lui par les témoignages annexés

« Un Infrarouge dont vous êtes le héros »


Maquillage

Mercredi 23 septembre 2020, l’équipe de tous.ch était conviée à participer à l’émission Infrarouge sur la RTS, au titre prometteur de “Covid, la quarantaine éternelle?”

Nous étions tous — c’est le cas de le dire — en pleine ébullition, déjà pour choisir qui de nous allait représenter le mouvement. Le choix n’était pas simple à faire entre un politicien aguerri à l’exercice, mais politiquement coloré et un citoyen engagé mais moins bon orateur (moi). Ni pour nous, ni pour l’équipe d’Infrarouge. La veille, nous avions été informés que l’émission se ferait à 4, avec une sociologue, un médecin cantonal, un professeur de médecine et nous. Vraisemblablement un 2 contre 2.

Mercredi notre participation avait été réduite à une moitié d’émission et des invités s’étaient ajoutés, pour se retrouver avec deux ministres cantonaux de la santé un peu doublons. Au final, nous avons pu monter sur le ring à peine une dizaine de minutes en fin d’émission, en raison de ‘retard dû à l’actualité’, soit la discussion sur les 2500 personnes mises en quarantaine à l’école hôtelière de Lausanne. Le moment de débat le plus intense et controversé avant notre arrivée sur le plateau a certainement été la discussion pour savoir si une quarantaine devrait durer 5, 7 ou 10 jours. De plus, le seul invité qui partageait notre vision sur le plateau s’est retrouvé seul contre 4 pendant 45 minutes. Malgré une excellente capacité oratoire, son propos a été dilué dans une mare de dialogues attendus et déjà entendus mille fois à d’autres occasions.

De notre côté, nous nous étions préparés en équipe pendant deux journées en vue d’un vrai débat, en nous réjouissant de pouvoir poser de vraies questions. Vu mon rôle d’étoile filante, la frustration était grande à l’issue de l’émission. Heureusement pour notre moral, de nombreux messages de soutien nous sont parvenus après coup. Merci à eux !

Pour que notre travail en amont ne soit pas totalement perdu, spécialement pour chaque signataire de notre manifeste, voici ce que cette émission aurait pu être dans une autre dimension, si l’âge du capitaine et la vitesse du vent avaient été différents. Des questions qui reviendront dans les prochains débats nous l’espérons et que nous vous invitons, chère lectrice et cher lecteur, à vous en faire les ambassadeurs.

Présentation de tous.ch

“Bonsoir et merci infiniment pour votre invitation. Ce soir je représente tous.ch, un collectif de citoyens qui se pose des questions par rapport à la gestion actuelle de la crise du Covid en Suisse. Au coeur de notre action se trouve un manifeste, signé par plus de 5000 citoyens préoccupés. Parmi eux se trouvent une soixantaine de médecins, 155 infirmières et aide-soignants, 400 psychologue et thérapeutes ainsi que 100 chefs d’entreprises. Nous voulons nous assurer qu’un débat démocratique, dans une des meilleures démocraties du monde, puisse avoir lieu. Nous souhaitons plus de transparence, nous assurer de la proportionnalité et du bien-fondé des mesures prises par nos autorités ainsi qu’une communication claire des objectifs à atteindre de la part des celles-ci.”

Nous tenons à préciser d’entrée que nombre de nos membres ont été touchés de près par l’épidémie, ont perdu des proches, et que notre but n’est pas de nier ou minimiser les souffrances des familles concernées. Nous avons reçu beaucoup de témoignages relatant du stress et de la souffrance.”

Absence d’objectifs clairs

“Au printemps, lors du semi-confinement, l’objectif était clair. Il s’agissait de casser la courbe des décès pour éviter une surcharge du système hospitalier. La population a joué le jeu et l’objectif a été atteint, même avec de la marge. On parlait alors des décès journaliers. Mais aujourd’hui, quel est l’objectif ? 0 décès ? 0 infection ? Pourquoi la métrique principale n’est plus le nombre de décès mais les ‘cas’ ? Pour mémoire, lors d’un point de situation des HUG fin mars, la Dre Jacquériot Bausch affirmait que “ce qui représente le mieux les épidémies, c’est la mortalité”.

Actuellement, les instructions et les buts ne sont pas clairement communiqués par les autorités. À partir de quelle situation les mesures seront-elles assouplies ? Quel est le plan de sortie, la stratégie ? Quelles sont les métriques ? Une partie de la population à l’impression d’être dans un tunnel sombre dont nous ne voyons pas le bout, sans savoir où est la sortie et pour combien de temps nous y serons. Une guerre contre un ennemi invisible.”

Garantir la proportionnalité

“Un principe de base inscrit dans la Constitution suisse est que l’activité de l’État doive répondre à un intérêt public et doive être proportionnée au but visé. Nous nous posons des questions sur la proportionnalité des mesures actuelles. Peut-on encore parler de crise sanitaire majeure pour quelques dizaines de décès par mois alors qu’au total en Suisse nous perdons plus de 5000 âmes dans le même laps de temps ? Il n’y a eu au total ces 4 derniers mois 40 fois moins de victimes que lors des 2 premiers mois de l’épidémie, pourtant la peur est identique. Est-ce que la peur de ce virus n’est-elle pas exagérée maintenant que l’on sait que sa létalité n’est pas de plus de 3% comme initialement estimée, mais est plus proche de 0.1%? Nous voyons de plus avec le recul que la première vague n’a causé aucune surmortalité dans la population, même chez les plus de 65 ans qui constituent 95% des décès covid (voir chiffres OFS et OFSP). Est-ce qu’on ne peut pas affirmer, en constatant que 97% des victimes étaient déjà soignées pour une autre maladie, que leur moyenne d’âge est très élevée et que 50% d’entre elles vivaient en EMS, que peu de ces victimes sont en définitive des victimes “supplémentaires” par rapport à une année “normale”?

Aujourd’hui, nous avons également suffisamment de recul pour voir que les scénarios catastrophes, à l’instar de celui de l’EPFL fin avril (voir image ci-dessous), ne se sont pas produits et ne méritent plus qu’on leur accorde du crédit.”


Entre juillet et août, il y aura eu finalement 24 décès Covid en Suisse. Soutenez les journaux et lisez l’article complet ici : source.

Qui sont les plus faibles que nous voulons protéger?

Quarantaines en chaîne, chute économique, les effets de bord des mesures actuellement ont des conséquences désastreuses sur d’autres pans de la société. On peut citer la saturation des services psychiatriques, les pertes d’emplois, faillites et le nombre de suicides en hausse. Pour être plus léger, nous pourrions parler aussi du gaspillage de toutes ces choses que l’on jette et désinfecte, tout ce matériel engagé, pour une utilité toute relative.

Des séquelles psychologiques et sociales pour les enfants.

Il est bien entendu louable de vouloir protéger les plus faibles mais qui sont les plus faibles qui demandent le plus de protection au final? Les milliers de personnes que l’on a vu faire la queue pendant 5 heures pour chercher de l’aide alimentaire aux Vernets ne font-ils donc pas également partie des plus faibles? Et les enfants? Ou ceux qui dans le silence absolu des médias se sont ôtés la vie cette année? Ces paramètres sont-ils sérieusement pris en compte dans la gestion de la crise. Au final, les baisses de recettes fiscales dues au crash économique, l’explosion du chômage, la précarité croissante ne desserviront-ils pas les plus faibles? Sachant cela, la balance bénéfice-risque des mesures actuelles pourrait être en fait négative et parler contre des mesures strictes si on prenait tous ces éléments en compte.

Les mesures strictes sont-elles la bonne voie?

On peut être surpris également de constater qu’on ne trouve aucune différence de cas positifs, hospitalisations et décès entre des cantons stricts comme Genève et des cantons plus souples comme Berne. Idem pour les Pays-Bas qui viennent de lever l’obligation du masque sauf pour les transports publics. Est-ce la bonne stratégie de suivre les pays stricts, comme la France ou l’Espagne, alors que ce sont eux qui ont les pires résultats en termes de décès? Quand on voit que ce sont les pays qui font le plus confiance en leur population qui s’en sortent le mieux, ne devraient-on pas suivre ces exemples ? De plus, on voit de plus en plus que comme chaque étage décisionnel préfère en faire plus que pas assez, sur le terrain, dans les écoles, les entreprises, les différents cantons, les mesures divergent et vont souvent au-delà de ce que l’OFSP préconise à la base.

De la transparence vers la confiance

Pour gagner la confiance de la population, les autorités ne devraient-elles pas faire preuve de plus de transparence ? La population a besoin d’être traitée comme un vrai partenaire, à 100%. La population, c’est elle qui gère la société au quotidien, les entreprises, les familles, les enfants. Les autorités ne sont pas tout. Plus les autorités imposeront des mesures sans effort pédagogique et sans faire l’effort d’expliquer, plus la société continuera d’être tendue et crispée. Nous voulons par exemple que soient publiée l’analyse des certificats de décès. L’Italie a fait ce travail depuis longtemps pour découvrir que le coronavirus a en réalité joué un rôle dans seulement 12% des morts comptés comme covid, les autres causes, comme un cancer, une crise cardiaque ou une attaque étant majoritaires. Cette situation est également due au fait que certains pays gardent indéfiniment l’information d’un test positif et que quelqu’un qui meurt plusieurs mois après le test d’une autre cause est toujours ajouté à la liste des morts covid. Le Royaume-Uni a récemment adapté sa pratique et a ainsi ‘perdu’ 5300 morts du covid. En Suisse nous ne savons pas combien de temps est gardée l’information d’un résultat positif et l’analyse des certificats de décès n’a à notre connaissance pas été faite. Des zones d’ombre entourent également les tests utilisés, leur fiabilité, nous aimerions voir les analyses de ces tests, savoir par exemple quel est le nombre de cycle des PCR en Suisse, sachant qu’au-delà de 30, on amplifie le matériel génétique de manière à obtenir des résultats positifs pour des personnes qui ne sont en réalité pas contagieuses. Quand on sait ce que coûte une quarantaine — car elle ne vient rarement seule et peut concerner des centaines de personnes — mieux vaut s’assurer de bien faire les choses et de ne pas en faire trop pour rien.

Conclusion

M. Poggia, lorsque vous disiez le 28 août dernier :

“Nous sommes fatigués, y compris d’expliquer, et nous souhaiterions que l’analyse objective des faits, ici et ailleurs, suffise à convaincre du bien-fondé de nos mesures.”

Nous vous répondons simplement :

“Nous sommes aussi fatigués, y compris d’expliquer, et nous souhaiterions que l’analyse objective des faits, ici et ailleurs, suffise à convaincre du bien-fondé de nos questions.”

Tant que des réponses claires ne seront pas données à ces interrogations, il y aura des gens qui se les poseront. Nous souhaitons que les autorités présentent des informations claires, objectives et transparentes sur tout ce qui concerne la crise, les mesures et leurs justifications et nous communiquent des objectifs clairs et une stratégie de sortie. Pour en finir avec ce sentiment de peur et d’incertitude permanentes qui ruine nos sociétés, les plus belles années de nos enfants et le plus beau moment de toute vie, le moment présent.

Nous souhaitons tout de même remercier Infrarouge pour nous avoir laissé une place et les invités pour leur accueil bienveillant et leur ouverture malgré nos divergences.

Et vous cher public, à vous d’agir !

  • Charly Pache, membre du comité de tous.ch.l’article se trouve également ici

Témoignage d’une personne dans « l’âge d’or »

J’ai 73 ans et ja fais partie d’une population appelée  « le 3ème âge », d’ailleurs pourquoi ne pas le nommer « l’âge d’or » ça ne ferait de tort à personne et du bien à beaucoup de monde ?
Je le vois porté en bandoulière, en brassard, en bavoir, en bracelet, et finalement en bâillon, rien que des noms qui commencent par la lettre « b » comme la bouche qu’il cache, qu’il boucle, »en bouche cousue ».

Je te croise sans lire ton sourire, j’entends tes mots muets que j’oublierai trop vite car ton visage invisible me manque.

De ne plus pouvoir t’enlacer, les bras m’en sont tombés. Comment nourrir nos coeurs en fustigeant l’expression de notre amour ?

Mes amis aux quatre coins du monde meurent de faim en silence avec ou sans masque.

Mon artiste de fils n’a plus d’élève, plus de concert, plus de salaire, il lui est conseillé de se réinventer…
Et si on se réinventait avec humanité et bon sens  ?
–   Cécile Bossert Interlegator , Avully (GE)

tous.ch invité à la RTS Infrarouge : « Covid, la quarantaine éternelle? »

Ce soir,  mercredi 23.09 à 21:10, un des membres du comité citoyen de tous.ch interviendra à l’émission « Infrarouge » de la RTS intitulé: « Covid, la quarantaine éternelle? »

L’objectif principal de notre intervention est de demander plus de transparence, des meilleures explications sur la proportionnalité et les objectifs des mesures, et les perspectives de « sortie », compte tenu de la situation actuelle.

N’hésitez pas à envoyer des messages SMS à l’émission avec vos commentaires et questions!

Nous remercions la RTS pour cette opportunité d’apporter une autre perspective.

Nous avons également publié une pleine page dans le Temps aujourd’hui.


Heute Abend, Mittwoch, 23.09. um 21.10 Uhr, wird eines der Mitglieder des Bürgerkomitees von tous.ch im « Infrarouge »-Programm von RTS mit dem Titel « Covid, die ewige Quarantäne? » intervenieren.

Das Hauptziel unserer Teilnahme besteht darin, angesichts der gegenwärtigen Situation mehr Transparenz und bessere Erklärungen zur Verhältnismässigkeit und zu den Zielen der Massnahmen zu fordern. Zögern Sie nicht, SMS-Nachrichten mit Ihren Kommentaren und Fragen an das Programm zu senden!

Wir danken RTS für diese Gelegenheit, eine andere Perspektive zu bieten.

Wir haben heute auch eine ganze Seite heute in der Zeitung « Le Temps » veröffentlicht.

 

 

Témoignage d’une responsable de Centre de Soin à domicile, Vaud

Nos soignants interviennent dans les soins à domicile chez des centaines de personnes âgées. Des soignants ont pu constater le désespoir et la peur…. mais étonnamment très peu de personnes avait peur du COVID lui même.

Les peurs principales étaient: de ne plus voir leur proches, de mourir seul, de devoir être hospitalisé et ne plus jamais revoir leurs propres enfants, petits-enfants, époux, épouse…

Au fil des mois, cette peur s’est transformée  en mal-être, malaise et dépression pour certains.

Un jour, un patient m’a dit :

« J’ai bien le droit de mourir de ce que je veux, non ? On me dit fragile, on me dit « à risque » mais à 93 ans, à risque de quoi exactement ? Savent-ils là-haut, dans leurs bureaux, qu’on est tous supposés mourir un jour? Si on m’enferme, et qu’on m’empêche de voir ceux que j’aime, autant en finir tout de suite ! »

–   Nom du responsable du centre de soin à domicile connu de tous.ch.

Interpéllation de Heidi.News pour « Peu d’hospitalisations, pas de décès: en fait-on trop avec Covid-19? »

Interpéllation sur l’article : « Peu d’hospitalisations, pas de décès: en fait-on trop avec Covid-19? » – par M. Yvan Pandelé, du 17.09.2020, sur Heidi.news.


Cher Monsieur,

Avides lecteurs de Heidi News, nous avons lu avec beaucoup d’intérêt votre article intitulé “Peu d’hospitalisations, pas de décès: en fait-on trop avec Covid-19?” paru le 16 courant.

Votre article soulève plusieurs questions qui nous paraissent fondamentales et que nous souhaitons ouvertement vous soumettre:

  • Pourquoi avez-vous choisi de ne sonder que des experts qui partagent une opinion identique de l’évolution du virus et des mesures à prendre? 
  • Nous relevons d’ailleurs qu’ils sont presque tous issus de la taskforce. Cela n’est-il pas antinomique à la démarche visant à juger des mesures recommandées précisément par cette même taskforce? Un débat contradictoire n’aurait-il pas été plus approprié?
  • Dans le même esprit, vous citez de très nombreuses sources, ce qui est fort appréciable, mais qui vont toutes inexorablement dans la même direction. Ne pensez-vous pas que cela induit le lecteur à croire qu’il existe un consensus sur tous ces sujets, alors que ce n’est à l’évidence pas du tout le cas?
  • D’une manière plus générale, dans quelle mesure estimez-vous que votre démarche s’inscrit dans une volonté d’offrir une information objective et permettre à vos lecteurs de se forger une opinion éclairée sur la question posée? 

Nous avons plus que jamais besoin d’une presse critique et objective. Les médias indépendants ont ici un rôle crucial à jouer. 

Bien à vous, 

Fouad Sayegh, “abonné membre fondateur”, au nom du comité de www.tous.ch

La situation actuelle met-elle en lumière le danger de l’évolution digitale pour la démocratie?

Je travaille en tant qu’entrepreneur internet local depuis 20 ans. Et dans ce contexte actuel, je m’inquiète de plus en plus sur l’impact négatif de la «digitalisation» sur notre démocratie.

J’ai fermé mon profil privé Facebook il y a 5 mois, pour deux raisons:

D’abord, j’aime découvrir des nouvelles idées. J’aime être « challengé » sur mes points de vues, pour apprendre et pour les faire évoluer. Je n’aime pas l’idée d’être catégorise, par un algorithme, pour être servie des opinions qui vont dans le même sens de ce que je pense déjà savoir.

Ensuite, au delà des photos marrantes, je n’en pouvais plus de perdre du temps avec les échanges, souvent venimeuse, de nos vérités avec des personnes que l’on n’a pas vues dans la vraie vie depuis 10 ans sur cette avalanche d’informations que je ne pouvais pas vérifier.

Actuellement, j’ai l’intention de ne plus retourner sur Facebook.

Voici quelques autres expériences des dernières semaines que j’aimerais partager :

Facebook

Le jeudi 27 août, nous avons mis en ligne le site tous.ch. En quelques jours, principalement grâce à une « viralité » sur Facebook, 1’500 personnes ont soutenu le manifeste.

Ces soutiens se sont arrêtés « nets » le lundi 31 aout 2020, vers 07 :00 heures du matin. Nous avons compris pourquoi seulement quelques jours après. Pour faire simple, en effet, l’algorithme de Facebook, probablement sur « dénonciation », a décidé de ne plus diffuser les « posts » contenant un lien tous.ch dans les fils d’actualité, rendant tout partage inutile.

Nous avons fait quelques tests depuis une page « neutre » pour le démontrer :

Il est très difficile de contester la décision d’un algorithme opaque d’une entreprise qu’on ne peut pas contacter.

Google

Afin de tester l’hypothèse que cette « blacklist » pourrait être « commune », nous avons mis une publicité sur Google Ads. La publicité a également été refusée, avec une raison intéressante de « Malicious software »…

Apple iphone

Mon iphone m’a proposé, à son habitude, la dernière mise à jour. En vérifiant dans la rubrique « Réglages »,  je constate la nouvelle fonctionnalité « Notifications d’exposition » automatiquement installée, juste après celle de « Appel d’urgence ».

Je lis que « Les notifications d’exposition sont désactivées… » -heureusement que l’on me laisse encore le choix de les activer ou pas!- et découvre aussi que: « Si vous les activez, votre autorité de santé publique peut vous prévenir en cas d’exposition potentielle au COVID-19. »

Pourtant, dès que l’on met sa Localisation en fonction, automatiquement s’enclenche/s’active l’Alerte de disponibilité…

Je comprends l’argument de l’utilité de traçage et je trouve personnellement l’idée derrière l’application SwissCovid – tant que l’installation est facultative – plutôt intéressant.

Mais de quel droit Apple – qui n’est pas une entreprise suisse et n’a pas été mandatée par mon pays sauf si j’ai mal compris – nous a imposé une installation automatique – au nom de notre santé publique ?

Conclusion

Le sujet lié au Covid est compliqué. Chacun a son point de vu et je respecte et souvent je comprends d’autres avis que le mien. Je peux donc bien imaginer que beaucoup de personnes ne partagent pas la démarche de tous.ch. Toutefois, il me semble aussi qu’elles peuvent reconnaitre que cette démarche est citoyenne, ouverte et démocratique. Particulièrement, tous.ch n’émet aucun « vérité », ni « suggestion » médicale, ni opinion scientifique, ni même des nouvelles qu’on pourrait qualifier de « fake news ». Notre démarche appelle simplement à renforcer notre démocratie et à communiquer des témoignages des citoyens qui expriment leur ressenti.

Et, à notre petite échelle, le blacklistage de tous.ch par Facebook et Google n’est pas dramatique en soi. Et l’installation, à notre insu, d’une application de traçage « pour notre bien commun »  qui sera certainement défendu par un grand nombre de personnes.

Mais la question est soulevée ; dans notre démocratie, qui décide quelles sont les voix qui peuvent être entendues, et qui décide sur comment nous devons vivre notre vie et selon quelles règles?

Pour moi, dans notre démocratie suisse, c’est le citoyen qui décide, en élisant des représentants par son vote. Aucun Suisse n’a pas vôté pour les réglages d’un algorithme.

Je me sens déjà bien déstabilisé par la situation actuelle, parce que ressens un vide, laissé par l’absence d’explications claires et cohérentes de la part de mon gouvernement, et par une non-mise en perspective des médias. Et ces constats sur les dérives digitales, en tant qu’entrepreneur internet depuis 20 ans, me bousculent encore plus car ils m’exposent inévitablement à deux autres abîmes. D’une part, une censure opaque décidée par un algorithme, et d’autre part des informations non vérifiables ou croyances à laquelle je n’adhère pas.

La confiance est la base de notre démocratie. L’urgence actuelle, pour moi, est de pouvoir rétablir ma confiance dans mon gouvernement et dans « nos » médias.

Mais quand ce climat sera calmé et ma confiance rétablie – et j’espère comme beaucoup que ça sera bientôt – j’ai l’intention de m’engager, au niveau Suisse, contre les dangers que ces technologies peuvent représenter pour notre démocratie.

Wouter van der Lelij, entrepreneur; fondateur agenda.ch et JobUP.ch