Les actions prévues de tous.ch

Le comité de tous.ch s’est réuni il y quelques jours et nous avons pris les décisions suivantes :

A) Objectifs 

Les objectifs de tous.ch restent inchangés :

  • Démontrer que de nombreux citoyens ne cautionnent pas le climat actuel, et d’exprimer notre envie de s’unir et de restaurer un climat serein de confiance;
  • Exprimer la nécessité que les mesures instaurées soient:
    a) Proportionnées, nécessaires, et adaptées à la situation actuelle et au regard des autres problèmes de société et de santé publique
    b) sans effets collatéraux néfastes sur les droits fondamentaux, la santé, et des raisons de vivre,
    c) dans le respect de l’état de droit et de la démocratie.

B) Création de pétitions à l’attention des parlements cantonaux

Nous voulons que les parlements cantonaux assument leurs responsabilités législatives sur les mesures sanitaires décidées.

A ce sujet, nous travaillons actuellement sur l’élaboration de pétitions que nous allons mettre en ligne dans les prochains jours.

C) Autres points

  • Nous allons créer un groupement de médecins au sein de tous.ch
  • Nous allons continuer à publier des témoignages et opinions en ligne avec nos convictions, et à nous exprimer dans les médias
  • Nous allons étudier de lancer un sondage sur l’avis de la population sur la situation actuelle
  • Nous allons donner la préférence à d’autres moyens démocratiques (pétitions, etc) et nous n’allons pour l’instant pas participer, en tant que tous.ch, à des manifestations.

L’influence des statistiques sur la gestion de risques

Une observation générale pour débuter: beaucoup de gens sont trop sûrs d’eux, prompts à avoir une trop grande fois dans leurs intuitions. Ils considèrent l’effort cognitif comme étant au mieux légèrement désagréable et l’évitent autant que possible.

De l’influence des statistiques et des spécialistes

Le résultat, dans le cadre des communications relatives au COVID, est que l’utilisation de « statistiques » en variant l’effet de cadrage (la façon de présenter l’information) a eu pour effet l’ancrage (la création d’un point de référence) sur une image de référence traumatisante (celle avancée en février/mars d’une épidémie globale et hautement létale) et négligeant le taux de base (pas seulement ce qu’on voit).

Pour illustrer mes propos : en mars, l’OMS avançait un taux de mortalité de 3.4% lequel a justifié les décisions des gouvernements mondiaux, ces derniers étant ancrés sur cette statistique prévisionnelle alarmante. Or le 8 octobre, l’OMS a confirmé que le taux de mortalité s’établissait en réalité à 0.14%, soit 24 fois moins que le taux annoncé initialement, et même moins que le taux de mortalité de la grippe. Il est temps de marteler ceci afin que l’ancrage soit réajusté.

Ceci parce que je suis opposé à l’idée que l’avis des spécialistes ait force de loi et qu’il faille accepter leurs opinions sans les remettre en question quand elles sont en conflit avec les opinions et les souhaits d’autres citoyens.

Amos Tversky racontait qu’alors qu’il avait été invité à prononcer un discours devant un groupe de professionnels de santé publique – les décisionnaires en matière de vaccins et pour d’autres programmes, il était, par une simple modification des effets de cadrage (parler de vies sauvées dans un cas / de nombre de morts dans l’autre) parvenu à les faire changer d’avis. Ce qui est troublant en soit s’agissant de responsables chargés de prendre des décisions qui affectent la santé de toute la population, mais devient inquiétant, lorsque l’on sait qu’après que A. Tversy leur ait montré que leurs choix étaient incohérents, ils aient décidé de ne pas remettre en cause leur décision première.

De la gestion du risque en politique et du rôle des médias

Le risque n’existe pas dans l’état de nature. Ni le risque réel, ni le risque objectif. La définition du risque est par conséquent un exercice de pouvoir. Et je pars du principe que la réglementation du risque et l’intervention des autorités pour réduire les risques devrait être guidées par une analyse des coûts et des profits, et que l’unité de mesure naturelle pour cette analyse est le nombre de vies sauvées (ou peut-être le nombre d’années de vie sauvées, ce qui donne plus d’importance au fait de sauver les jeunes) et le coût en CHF pour l’économie.

L’infiltration des biais dans la politique a été démontrée et Sunstein a parlé de « cascade de disponibilité » qui se définit comme une chaîne auto-entretenue d’évènements, qui peut partir de réactions dans les médias, à un évènement en définitive relativement mineur et malgré tout aboutir à une panique publique et à des actions à grande échelle des gouvernements.

Je comprends que, rationnelle ou non, la peur est synonyme de souffrance. Elle est handicapante, et les décideurs doivent s’efforcer de protéger le public de la peur, et pas seulement des véritables dangers.

Or, lorsque l’on attire notre attention sur un évènement, la mémoire associative va en rechercher la cause. Des explications causales seront évoquées quand une régression vers la moyenne (ce qui est le cas après 6 mois de gestion de crise) sera détectée. Mais elles seront fausses parce que la vérité, c’est que la régression a une explication, mais elle n’a pas de cause.

Ce qui est sûr en revanche c’est que le négatif supplante le positif de bien des façons, et l’aversion à la perte (de sa crédibilité par un gouvernement, ou de leurs responsabilités par les médias, à titre d’exemples) en est l’une des nombreuses manifestations. Or comme cette aversion à la perte est une puissante force conservatrice qui ne permet que des changements limités à partir du statu quo dans la vie tant des institutions que des individus, et que ce nouveau statu quo de règles sanitaires s’est établi, il est extrêmement ardu de s’en éloigner.

On comprend donc qu’en raison de l’effet de possibilité, l’inquiétude n’est pas proportionnelle à la probabilité que le risque se réalise. Et, partant, que pour les gouvernements, il ne suffit pas de réduire ou de limiter le risque : pour éliminer l’inquiétude, la probabilité doit être ramenée à zéro.

Chez Tous.ch, nous estimons que les coûts (humains autant qu’économiques) engendrés par la gestion de cette crise sont irrécupérables. Et qu’il ne convient pas de réinvestir encore dans ce projet d’éradication du virus. Nous devons vivre avec. Nous voulons vivre.

Nous sommes conscients que notre liberté à tous s’arrête là où commence celle de l’autre. Mais il s’agit de prendre des décisions équilibrées et proportionnées à l’échelle de tous.

Pour ce faire, nous portons une pétition devant le Grand Conseil Genevois et poursuivons notre engagement au niveau de notre pays, parce que liberté et démocratie impliquent une responsabilité envers toute la communauté.

  • Nicolas Imhoof, membre du comité de tous.ch

Réflexions sur la responsabilité

Dans les prochains jours, le Conseil d’État genevois, et d’autres Cantons, vont annoncer des nouvelles mesures suite à « l’augmentation inquiétante du nombre de cas d’infection ».

Il devient de plus en plus énigmatique de voir combien nos dirigeants persistent à justifier cette surenchère de mesures basées sur l’augmentation des « cas ». Nous avons tous compris que ces cas ne sont en réalité pas des « cas de personnes malades avec le CoVID » ni des personnes « infectés », mais simplement le nombre de tests à résultat positif. Or, le nombre de tests est en très forte hausse, et dans la vaste majorité, les résultats positifs n’indiquent ni que la personne est contagieuse ni que la personne est malade. Il est donc légitime de questionner la pertinence de cet indicateur.

Pourquoi infliger des nouvelles mesures à toute la population alors que le nombre de décès, partout en Suisse, est actuellement stable et très bas ? Selon les chiffres officiels de l’OFSP, il y a eu, les derniers 30 jours, sur toute la Suisse en moyenne environ 3 décès/jour à cause du CoVID-19.

Pour une mise en perspective, en Suisse on compte en total, et en moyenne, 180 décès chaque jour.

Nos gouvernements et quelques experts continuent à affirmer avec certitude que c’est seulement grâce à ces mesures que les chiffres de mortalité restent bas. Qu’ils nous évitent peut-être d’une « deuxième vague » qui va arriver et certainement d’une hécatombe. D’autres personnes affirment au contraire que ces mesures sont inutiles, et qu’il n’y aura pas de deuxième vague et que l’épidémie est terminée.

La vérité est probablement plus nuancée. Il reste que c’est très problématique qu’aucun expert ne peut prouver l’efficacité de ces mesures incohérentes – qui sont d’ailleurs disputé par d’autres scientifiques, qui n’ont jamais été expérimentées auparavant – pour empêcher les décès des « personnes à risque ».

Par contre, les conséquences de ces mesures sur toute la population sont dramatiques et certaines.

Ce qui pose la question ; comment pouvons-nous accepter, dans la situation d’aujourd’hui qui n’est plus une situation d’urgence, que quelques spécialistes task-forces et médecins cantonaux, que nous n’avons d’ailleurs pas élus, imposent de facto des mesures dont l’efficacité est disputée et non prouvée, à toute une société, sans contrôle démocratique parlementaire ?

Et de manière plus importante, comment sommes-nous arrivés à cette situation, et surtout, comment pouvons-nous en sortir ?

Au delà d’une peur initiale de la maladie, je pense qu’une autre explication se trouve dans une décharge et confusion de responsabilité. Nos politiques parlementaires paraissent globalement terrifiés à l’idée de l’assumer et ainsi, beaucoup l’ont repoussé sur les exécutifs. Les exécutifs, en particulier le Conseil Fédéral et le Conseil d’État, se cachent respectivement derrière les recommandations des task forces et médecins cantonaux. Ces derniers semblent presque être recrutés sur mesure pour être le plus alarmiste et sur-protectionniste possible.

De même, au final, pour une grande partie des citoyens, journalistes, et entreprises, il est rassurant de pouvoir montrer patte-blanche face à ces mesures : « J’ai fait comme vous me l’avez demandé ! Même s’il y a des morts, personne ne peut me reprocher quoi que ce soit ! Nous avons bien géré ! »

A mon avis, nous pourrons uniquement sortir de cette crise sanitaire lorsque nos élus politiques législatifs se sentiront obligés, par une impulsion citoyenne, à prendre la responsabilité qui leur a été confiée. Cette responsabilité consiste à chercher un équilibre :

  • entre d’une part, des mesures instaurées avec l’intention louable de protéger les plus vulnérables, mais qui ont des conséquences néfastes sur toute la population,
  • et d’autre part, d’accepter avec humilité qu’aucune mesure sanitaire ne puisse empêcher qu’un nombre de personnes meurt de différentes maladies infectieuses.

Pour trouver cet équilibre, il faut briser les tabous, et s’interroger sur les véritables responsabilités de chacun dans notre société :

  • Nous voulons tous protéger les plus vulnérables. Mais quels vulnérables ? Pourquoi est-ce qu’on parle seulement des personnes vulnérables au CoVID ? Pourquoi est-ce qu’il est interdit de parler également des autres personnes vulnérables qui sont si durement touchées par les mesures ? Pourquoi est-il tabou de demander des chiffres sur les suicides, de dépressions, de mettre en corrélation les pertes d’emploi, de pauvreté, le désespoir des jeunes avec les mesures, et de parler de droits fondamentaux
  • Quelle est l’influence réelle des mesures sur les conséquences que nous voulons tous éviter ; à savoir que des personnes vulnérables décèdent ou gardent des séquelles de la maladie ? Les mesures imposées peuvent-elles vraiment empêcher ces décès, ou ces derniers sont-ils, comme on l’a vu, souvent inévitables et même pas imputables au CoVID ?

Pour résumer, avec la question que personne n’ose poser : « est-ce que notre société peut accepter qu’une personne puisse mourir à 85 ans d’une infection pulmonaire, sans mettre la responsabilité de ce décès sur le gouvernement, sur la collectivité et encore moins sur nos enfants ? »

Et quid de la responsabilité individuelle? De s’occuper de sa propre santé; de se nourrir correctement, de faire du sport, d’assumer que nos propres choix ont des conséquences ?

Je n’ai aucune prétention d’avoir LES réponse à ces interrogations. Et cela va encore prendre du temps, mais je constate que le vent tourne. De plus en plus de personnes « respectées » s’expriment publiquement pour dénoncer cette situation absurde dans lequel nous sommes.

Je pense notamment à l’interview du syndicaliste et ancien Conseiller d’État Pierre-Yves Maillard dans le Temps, l’article d’Antoine Hubert dans Bilan, ou Pascal Décaillet.

On constate également un changement de ton dans les médias. Plusieurs rédactions – même certaines qui refusaient toute perspective autre que la parole des membres du task force, comme la RTS – commencent à donner la parole à des personnes qui questionnent ouvertement la proportionnalité des mesures. D’ailleurs Yvan Zweifel, membre du comité de tous.ch, s’est exprimé, parmi d’autres voix « dissidentes » au 19 :30 du 8 octobre.

Au niveau de tous.ch, nous allons maintenant mettre en route un nouveau plan d’action en employant tous les outils démocratiques à notre disposition, en particulier des pétitions pour interpeler les parlements cantonaux.

Nous savons que cela peut prendre encore du temps, mais nous avons confiance que nous sortir de cette situation ubuesque ensemble !

– Wouter van der Lelij

Témoignage – « Exploser ou imploser? »


Anticipation, j’ai accroché un poster de Berset au dessus du lit, il me regarde, c’est mon grand frère.

Pour des raisons sanitaire l’affection, l’intimité est défendue. Heureuse de vivre plus longtemps dans une société ou la durée compte plus que la qualité, pas vous ?

Contente de ne plus être consultée, ça fait longtemps que j’attendais un messie qui me rende mon enfance, un père puritain qui me guide. Je l’ai si souvent rêvé, vous aussi ?

Mes contemporains m’insupportent souvent, j’avoue et grâce à la pandémie, je me bats contre tous. Soit pour la liberté, soit pour le risque zéro. De façon décomplexée, je sors les crocs, je deviens folle furieuse, insensée. Je suis contente que des mesures de plus en plus intrusives tombent ou j’étouffe pour la moindre exigence supplémentaire. Exploser ou imploser, j’ai le choix.
J’écoute vaguement nos politiciens, la rengaine est tellement ennuyeuse. Les experts m’exaspèrent, la science ne devrait pas se figer, ne devrait pas nous enfermer, se répéter comme une propagande, encourager des mesures liberticides. Culpabiliser ou démolir les paires qui arrivent à d’autres conclusions.

Je me désole, j’observe les sourires qui disparaissent, les regards baissés, l’inquiétude partout. Nos vies privées deviennent la source des clusters, c’est étrange notre vie professionnelle foisonnante de contacts divers et variés ne se frotte jamais au virus ?

J’ai envie d’apprendre à mixer, je m’imagine organiser des fêtes, je rêve d’un bon pogo. Je vais proposer des câlins gratuits, j’embrasserai un inconnu qui ne m’a même pas offert de fleurs. J’ai envie d’un bain de minuit, d’une aventure sans lendemain, de noyer le tragique. Désinvolte, je me sens presque immortelle, juste là maintenant et vous ?

Une existence réglée par des statistiques, des projections farfelues ou mathématiquement cruelles n’a rien d’attrayant. Des chiffres à la place des pensées, est-ce que la poésie se meurt ? J’ai le blues, je me sens comme une mécanique sans âmes. Je suis lasse, mon immunité n’intéresse personne, l’ordre et l’hygiène, ce monstre froid n’entrevoit que le business que sa compagne big pharma va forcément faire.

Infantilisée, soldat receveur d’ordre, je ne me sens plus une citoyenne, je suis un pion sur un échiquier et je ne connais même pas les règles du jeu.
– Janine P., Chaux-de-Fonds

Témoignages de deux éducatrices de petite enfance

Témoignage d’une première l’éducatrice –

Je suis assistante socio éducative et travaille en crèche à Genève.

Je travaille trois jours par semaine sur le terrain et les deux autres jours je suis étudiante en emploi dans une école supérieure à Genève.

Je suis aussi maman de trois enfants, qui fréquentent le collège, l’école de culture générale et le cycle d’orientation.

Je peux vous apporter mon témoignage en tant que professionnelle de la petite enfance, étudiante et mère d’ enfants qui doivent porter le masque à l’école.

Tout d’abord le masque nous a été imposé dans ma structure fin août, alors que nous avons repris des vacances mi août sans masques.

Donc du jour au lendemain les enfants avaient affaire à des gens masqués toute la journée.

Je m’ occupe des enfants âgés de 2 à 3 ans, et voici ce que j’ai pu remarquer de différent dans leur comportement:

-difficulté de compréhension, en effet nous avons plus de mal à capter leur attention , nous devons pour cela hausser le volume de notre voix, répéter plus que d’habitude.

– les enfants présentant des difficultés dans le développement du langage, de trouvent davantage en difficulté, ils ne peuvent plus comprendre des consignes simples, alors que sans le masque lorsque l’adulte le parle face à face ces consignes sont comprises.

– les enfants ne peuvent plus être stimulés correctement lorsque par exemple des activités de langage sont proposés, en effet lorsque je fais un loto pour stimuler le langage et enrichir leur représentations en associant une image à un mot j’articule afin qu’ils comprennent et prononcent bien le mot, avec un masque ce travail est impossible auprès de si jeunes enfants, j’ai beau faire plus de mimiques , mes yeux ne peuvent pas exprimer la même chose que ma bouche.

Le résultat est que les enfants ne répètent même pas les mots que je prononce, ils décrochent plus rapidement du jeu, il m’est difficile de garder leur attention.

-les enfants ne sont plus stimulés correctement concernant l’alimentation, en effet nous devons même garder nos masques à table et ne pouvons plus manger avec eux, alors que c’est inscrit dans notre projet pédagogique et que cette action a un impact positif sur le fait que les enfants goûtent ou pas certains aliments.

Par exemple dans mon groupe les enfants ne voulaient pas goûter à la salade, et au début lorsque je mangeais avec eux et qu’ils me voyaient manger la salade et commenter comment elle était bonne, les enfants goûtaient aussi la salade, alors que maintenant je leur dis de goûter mais ils ne peuvent plus m’imiter et goûter comme moi, alors ils ne goûtent même plus certains aliments.

Ce sont des faits que j’ai pu observer.

Concernant nos conditions de travail en tant que professionnelles, je peux vous donner mon ressenti, mais qui est partagée par plusieurs collègues.

Nous avons très chaud, les fenêtres ne peuvent être ouvertes que de quelques centimètres ( 10) étant donné les sécurités mise en place ( ce qui est normal concernant le public accueilli dans ces espaces) donc nous ne pouvons pas aérer et avoir de l’air frais , un ventilateur par groupe nous est attribué ( chaque groupe étant composé de 12 enfants et de 2 à 4 adultes selon les âges).

Nous ne pouvons pas non plus prendre des pauses pour « respirer » dans la journée, cela n’est possible que durant nos pauses repas.

Nous devons parler plus fort, répéter des consignes plus souvent, le volume sonore est fortement augmenté, ce qui rend notre travail d’autant plus fatiguant.

Nous sommes plusieurs à être sujets à des maux de tête, personnellement je finis mes journées avec des migraines depuis que je dois porter le masque alors qu’avant cela ne n’arrivais jamais.

Je suis également étudiante en école supérieure en deuxième année, et je suis dans une classe de 11 étudiants, tous en emploi.

Nos cours ont toujours lieu dans la même classe, où les bureaux sont disposés en U , le bureau du professeur devant et un bureau supplémentaire au fond de la classe.

Le premier jour de cours notre professeur qui sera notre coordinateur de classe durant toute l’année nous avertit que si nous voulons nous pouvons distancer nos bureaux afin de garder la distance de sécurité et enlever nos masques, nous avons aménagé la salle et enlevé nos masques sauf 2 étudiants qui ont gardé leur masques.

Les cours s’enchaînent avec divers enseignants.

Un autre enseignant arrive dans notre classe et nous somme de remettre nos masques, je lui dis que les distances sont respectées et que le Dip dans son courrier préconise la distanciation au port du masque, elle me répond que j’ai surement mal compris ce courrier.

Nous avons été contraints de remettre nos masques.

Depuis mes camarades de classe ont remis les bureaux comme avant et portent leurs masques.

Moi j’ai essayé à plusieurs reprises de me mettre au fond à 1m50 de tout le monde, et enlever mon masque, j’ai eu droit à : remettez votre masque ou sortez du cours.

J’ai essayé de discuter et parler encore du courrier du Dip et l’enseignant ne voulais rien entendre. J’ai donc remis mon masque sous le nez et cela n’a pas suffi, l’enseignant m’a ordonné de mettre mon masque sur le nez ou sortir.

Voilà où nous en sommes, je me sens prise en otage, car je n’ai pas d’autre choix si je veux finir ma formation.

Il fait très chaud dans ces classes, aucune ventilation, j’ai ressenti des maux de tête, la gorge sèche et j’ai de la peine à m’exprimer.

De plus j’éprouve des difficultés de concentration. J’ai du mal à suivre les cours et intégrer ce que l’enseignant transmets à travers son masque.

J’adorais ces études, j’avais de la facilité mes notes toutes entre 5 et 6 le prouvent, j’ai très bien réussi ma première année, et voilà que je me trouve en difficulté d’apprentissage depuis que je dois porter ce masque durant 7h à 8h par jour.

Mon fils qui fréquente le collège et me rapporte aussi qu’il n’a pas le droit d’enlever son masque, mais certains professeurs ne disent rien s’il le met sous le nez, d’autres le menacent de renvoi s’il ne remonte pas son masque sur le nez…

Certains professeurs tiennent des discours du type : vivement le vaccin pour revenir à la normale, ou si tu portes mal ton masque tu es un égoïste irresponsable…

Ma fille qui fréquente l’école de culture générale me dit que ses professeurs sont plus « rigoureux » ils ne laissent pas les élèves porter le masque sous le nez et les menacent régulièrement de renvoi.

Certains enseignants parlent des « anti-masques » en les traitant de personnes ignorantes, irresponsables.. mais aucun débat avec les enfants.

Ma fille est revenue ce jour là en nous critiquant ( son père et moi) elle disait que nous étions bêtes et que devrions arrêter de faire tout un plat et juste arrêter de râler pour un masque…

Jeudi passé ma fille avait une toux sèche, son enseignant lui a dit qu’elle devait rester à la maison si elle était « malade ».

Aujourd’hui à cause d’une toux ou d’un nez qui coule les enfants doivent rester à la maison, peu importe leur état général.

Mes enfants se plaignent de maux de tête, et des boutons sur le visage.

Mon fils cadet ne porte pas de masque au cycle d’orientation, mais il a aussi droit aux discours sur les « anti-masques ».

Semaine passée il a toussé quelques fois en classe et l’enseignant lui a dit que s’il continuait de tousser il allait soit rentrer à la maison soit devoir porter un masque en classe.

Voilà notre vécu… Je tiens à vous dire qu’au départ nous avons été comme tout le monde, nous avons tout bien joué le jeu du confinement, suivi les recommandations, il y a peu nous avons commencé à nous poser des questions. Et aujourd’hui notre vie a basculé, nous ne pouvons plus vivre comme avant. Nous éprouvons un grand sentiment d’injustice. Mon mari est indépendant et a touché les aides aux indépendants octroyé par l’état, cet argent à servi à faire vivre sa petite entreprise durant le confinement, mais cette aide est en réalité un emprunt , donc nous nous retrouvons endettés .

Nous sommes des citoyens suisses, nous payons nos impôts et contribuons au bien être de cette société et aujourd’hui nous sentons nos droits bafoués.

 

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Témoignage d’une autre éducatrice –

Bonjour, tout d’abord merci merci merci , nous commençons à nous sentir moins seul…

Je suis éducatrice petite enfance depuis 1986, je travaille en crèche, actuellement avec des enfants de 3 ans 1/2. Nous constatons que depuis que le masque est obligatoire dans les institution, les enfants sont plus agités, souvent indifférents à nos remarques, ils se montrent plus distants avec les adultes,Ils sont  moins en lien et nous parlent moins que habitudes. Beaucoup pleurent le matin en arrivant ….

Comment leur en vouloir?

Pour nous aussi les éducateurs, il n’est pas normal de cacher notre visage, de masquer nos sourires, nos mimiques, nos expressions. C’est insupportable de passer une journée à  raconter des histoires, chanter,  consoler, cajoler animer des ateliers, parler tout le temps, jouer, être enthousiaste , un masque sur le visage!!  Nous sommes souvent démotivés. fatigués…. alors on le baisse ce foutu masque, on respire, on sourit et on essaye d’être le plus normalement possible pour que les enfants aient une vie le plus normal possible aussi.

Pour un jeune enfant, le langage corporel est essentiel et fait complètement partie de la communication.

Comment  lire et reconnaître les expressions, les émotions  quand on ne voit pas le visage? Comment apprendre à parler, à communiquer quand on a pas d’exemple visible?

En fait c’est une forme de maltraitance 😡

– noms connus de tous.ch

Témoignage d’une « personne à risque » de 70 ans

Je suis ce qu’on appelle une « personne à risque », même à double risque puisque j’ai 70 ans et j’ai aussi un problème cardiaque. Il y a peu de témoignages « d’anciens » alors que ce sont eux qui semblent être au coeur des enjeux actuels.

Mais il y a plus important selon moi : je ne veux pas être un prétexte pour que des milliers de personnes (la génération de mes enfants) se retrouvent au chômage, des milliers de personnes soient contraintes de fermer leur entreprise, que des milliers de personnes (mes petits enfants ?) se retrouvent à devoir rembourser des milliards pendant des décennies, tout cela afin que le risque que nous courrons d’être testé positif du Covid (et de le transmettre) soit plus faible et que le risque de mourrir en soit diminué.
Rappelons-nous que notre taux de mortalité est de … 100% !

J’aurais honte de leur imposer tout cela.

Evidemment, je ne souhaite pas avoir le Covid (ni les mutations actuelles), je ne souhaite pas mourrir (ce doit être très pénible d’étouffer) et j’aime la vie.

Mais, même si je suis en première ligne, pas question d’être (à mon échelle) responsable d’un désastre économique et social mondial qui se répercute et se répercutera sur notre descendance.

Depuis plusieurs mois, je continue à embrasser mes proches (ceux qui veulent), de ne porter un masque que quand c’est obligatoire (en tout cas pas dans ma voiture ou dans la nature) et de faire des « hugs » à mes amis. Pour certains, on pourra juger cela comme un « comportement irresponsable », mais c’est pourtant en toute conscience que je continue de vivre et de respirer.

NB : s’il devait m’arriver de contracter une forme grave du Covid, je ne veux pas être entubé (on l’est déjà suffisamment) ; donnez-moi juste un masque avec de l’oxygène, un peu d’hydrochloroxine (tiens ! Il y a quelqu’un qui a disparu de l’univers médiatique ?) et … qui vivra verra !

Je vous aime

– Alain C., Vaud, connu de tous.ch

Lettre d’un Avocat-citoyen au Conseil d’Etat du Canton de Fribourg

Le lettre ci-dessous a été envoyé par Henri GENDRE, avocat citoyen,  en son nom, et en porte-parole des personnes se joignant à lui par les témoignages annexés au Conseil d’Etat du Canton de Fribourg, le 24 septembre 2020.

Nous ne pouvons pas publier les 27 témoignages qui lui ont été envoyés sans l’accord individuel de chaque personne concernée.

Henri GENDRE, avocat citoyen
Ch. de Villarsel 68, 1723 Villarsel-sur-Marly

RECOMMANDÉE

Conseil d’État du Canton de Fribourg p.a. Chancellerie d’État
Rue des Chanoines 17

1700 Fribourg

Le 24 septembre 2020

Concerne : COVID-19 / Mesures sanitaires en situation particulière / Obligation du port du masque

Madame la Présidente, Messieurs les Conseillers d’État, Madame la Chancelière,

Permettez-moi de vous adresser cette lettre à propos des mesures sanitaires que vous avez ordonnées en août 2020 au bénéfice de la compétence cantonale réservée par la législation fédérale sur les épidémies. Je le fais en mon nom personnel et aussi en porte-parole de citoyennes et citoyens qui se joignent à moi par leurs témoignages joints en annexe. Pour la plupart, ils sont parents et œuvrent dans l’éducation, la santé, les commerces et les lieux de restauration, domaines que l’obligation du port du masque touche de manière particulièrement intense. Cette mesure n’est pas anodine et a des répercussions importantes dans nos vies individuelles et notre vie en société. Elle suscite questionnement, incompréhension, colère et tristesse. Notre besoin est de vous en faire part et de nous sentir entendus par vous qui l’avez décrétée. Notre démarche est celle de la parole et de l’écoute au plan d’une humanité que nous partageons avec vous. Nous n’oublions pas la personne humaine que vous êtes chacune et chacun en deçà de l’autorité élective dont vous êtes investis.

Questionnement et incompréhension

Lors de la vague épidémique de mars à mai 2020, les masques faciaux n’ont pas été considérés comme un moyen nécessaire ou utile pour prévenir la propagation du virus, alors que l’étaient le lavage régulier des mains, la désinfection et la distanciation entre individus. Comment comprendre qu’en août 2020, alors que cette vague est passée et qu’une seconde n’est pas manifeste, simplement crainte sans certitude scientifique aucune, le masque nous soit imposé ? Vous en appelez certes avec d’autres autorités cantonales au principe dit « de précaution ». C’est oublier en cela que le risque zéro n’existe pas, que les virus font partie de la vie et que, c’est notre sort commun, nous allons tous mourir un jour. Or les marqueurs pertinents que sont le nombre des décès et des hospitalisations attribuées à la COVID-19, et non pas le nombre de tests effectués, démentent une reprise épidémique. Ce virus est apparenté à d’autres virus Corona qui affectent les humains et provoquent les grippes saisonnières qui existent de tout temps et partout dans le monde. En 2015, une grippe particulièrement sévère a été la cause en Suisse de 2500 décès (statistiques OFSP), pour la plupart de personnes âgées de plus de 80 ans et de personnes en déficit immunitaire pathologique. Au 7 septembre 2020 en Suisse (OFSP), 1734 décès étaient attribués à la COVID- 19, alors que le modèle de prédiction de l’Imperial College de Londres au-quel s’étaient référé certains épidémiologistes suisses et le Conseil fédéral prévoyaient jusqu’à 60’000 décès ! Dans notre canton, il y a eu du 19 mars au 21 septembre 2020 101 décès attribués à la COVID-19 (statistiques FR Semaine 39). Après un pic de 84 décès entre le 19 mars et le 13 mai 2020, il y a eu 17 décès depuis lors, apparemment pour la plupart de personnes âgées. Au 21 septembre 2020, il y avait 9 hospitalisations dont 3 en soins intensifs.

Il est avéré par les témoignages annexés que vous lirez, comme l’attestent aussi des gens de science dont la parole n’est malheureusement que peu re- layée dans les médias, que le port du masque est néfaste pour la santé, particulièrement pour celle des enseignants, des étudiants, des employés des commerces et des grandes surfaces commerciales ainsi que des gens de la restauration contraints de le porter pendant tout leur temps de travail et qui souffrent de gêne respiratoire, de céphalées, d’hypoxie, de dyspnée, d’irritations cutanées, etc. Sur le plan psychique, on déplore un mal-être général, une augmentation du stress, des réactions agressives, des crises d’angoisse, des états de dépression et de désespoir et un fléchissement plus marqué chez les aînés du désir de vivre. Aucune justification scientifique n’est donnée pour prescrire le port du masque maintenant alors que la vague de mars à mai 2020 est « aplatie » ainsi que cela se passe pour toute épidémie. Le masque risque plutôt d’entraver le développement en toute sécurité d’une nouvelle dynamique d’immunité collective comme celle initiée avec succès en Suède et ailleurs et d’exposer les personnes les plus vulnérables à un risque accru l’an prochain lors de l’habituelle grippe saisonnière. Voilà notre questionnement et notre incompréhension relativement à l’obligation du port du masque.

Peur, colère, tristesse

Depuis mars 2020, c’est la peur qui est entretenue. Certes, à son déclenchement, la vague épidémique devait être considérée et légitimait des mesures tendant à en endiguer son déferlement. Elle est maintenant passée. Or les autorités politiques et sanitaires ne cessent depuis l’été de préconiser et pour ce qui concerne le masque d’imposer des mesures liberticides hors de toutes proportions raisonnables, particulièrement des tests dont l’efficience n’est pas démontrée, des traçages arbitraires et aléatoires et des quarantaines illusoires. La relation qu’en donnent les médias en caisses de résonnance de la pensée unique, avantageuses parce que subventionnées, fait advenir un délire collectif. Angoisse persistante et peur intense confinant à la panique en sont les ingrédients. Le délire fait tache d’huile et induit des troubles de la logique, des perturbations des capacités cognitives, des paradoxes, de l’irrationnalité et une atteinte au bon sens. Nous ne pouvons pas cautionner cela et devons le dire en notre nom et en celui de tous nos con- citoyennes et concitoyens que ce délire submerge et dont pour certains la voix même est étouffée par le conditionnement culturel à l’obéissance aveugle. Oui, c’est une colère qui monte face à la démesure et à l’absurde, qui pourrait grandir jusqu’à la déflagration et porter une grave atteinte à la paix sociale. C’est une grande tristesse de voir nos vies, nos relations avec les autres, nos réunions familiales et conviviales, nos rites sociaux dont celui du deuil et nos fêtes contaminées par la peur et l’angoisse irraisonnées.

Notre demande pour le futur proche

Dans la situation présente, plutôt qu’une fuite en avant par le maintien de mesures autoritaires ou l’instauration de nouvelles restrictions aux droits fondamentaux que sont la dignité humaine, la liberté, le droit à l’intégrité physique et psychique et la liberté de mouvement, c’est à un retour à la raison et au bon sens que nous en appelons. Nous vous demandons ainsi de révoquer avec effet immédiat l’obligation du port du masque ordonnée en août 2020 et de vous abstenir d’ordonner de nouvelles mesures liberticides que seraient les tests, le traçage et la vaccination.

En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu donner à notre parole et du positionnement que vous adopterez en conséquence, nous vous assurons, Madame la Présidente, Messieurs les Conseillers d’État, Madame la Chancelière, de notre respect citoyen.

Annexes : 27 témoignages

Henri GENDRE, avocat citoyen

en son nom et en porte-parole des personnes se joignant à lui par les témoignages annexés

« Un Infrarouge dont vous êtes le héros »


Maquillage

Mercredi 23 septembre 2020, l’équipe de tous.ch était conviée à participer à l’émission Infrarouge sur la RTS, au titre prometteur de “Covid, la quarantaine éternelle?”

Nous étions tous — c’est le cas de le dire — en pleine ébullition, déjà pour choisir qui de nous allait représenter le mouvement. Le choix n’était pas simple à faire entre un politicien aguerri à l’exercice, mais politiquement coloré et un citoyen engagé mais moins bon orateur (moi). Ni pour nous, ni pour l’équipe d’Infrarouge. La veille, nous avions été informés que l’émission se ferait à 4, avec une sociologue, un médecin cantonal, un professeur de médecine et nous. Vraisemblablement un 2 contre 2.

Mercredi notre participation avait été réduite à une moitié d’émission et des invités s’étaient ajoutés, pour se retrouver avec deux ministres cantonaux de la santé un peu doublons. Au final, nous avons pu monter sur le ring à peine une dizaine de minutes en fin d’émission, en raison de ‘retard dû à l’actualité’, soit la discussion sur les 2500 personnes mises en quarantaine à l’école hôtelière de Lausanne. Le moment de débat le plus intense et controversé avant notre arrivée sur le plateau a certainement été la discussion pour savoir si une quarantaine devrait durer 5, 7 ou 10 jours. De plus, le seul invité qui partageait notre vision sur le plateau s’est retrouvé seul contre 4 pendant 45 minutes. Malgré une excellente capacité oratoire, son propos a été dilué dans une mare de dialogues attendus et déjà entendus mille fois à d’autres occasions.

De notre côté, nous nous étions préparés en équipe pendant deux journées en vue d’un vrai débat, en nous réjouissant de pouvoir poser de vraies questions. Vu mon rôle d’étoile filante, la frustration était grande à l’issue de l’émission. Heureusement pour notre moral, de nombreux messages de soutien nous sont parvenus après coup. Merci à eux !

Pour que notre travail en amont ne soit pas totalement perdu, spécialement pour chaque signataire de notre manifeste, voici ce que cette émission aurait pu être dans une autre dimension, si l’âge du capitaine et la vitesse du vent avaient été différents. Des questions qui reviendront dans les prochains débats nous l’espérons et que nous vous invitons, chère lectrice et cher lecteur, à vous en faire les ambassadeurs.

Présentation de tous.ch

“Bonsoir et merci infiniment pour votre invitation. Ce soir je représente tous.ch, un collectif de citoyens qui se pose des questions par rapport à la gestion actuelle de la crise du Covid en Suisse. Au coeur de notre action se trouve un manifeste, signé par plus de 5000 citoyens préoccupés. Parmi eux se trouvent une soixantaine de médecins, 155 infirmières et aide-soignants, 400 psychologue et thérapeutes ainsi que 100 chefs d’entreprises. Nous voulons nous assurer qu’un débat démocratique, dans une des meilleures démocraties du monde, puisse avoir lieu. Nous souhaitons plus de transparence, nous assurer de la proportionnalité et du bien-fondé des mesures prises par nos autorités ainsi qu’une communication claire des objectifs à atteindre de la part des celles-ci.”

Nous tenons à préciser d’entrée que nombre de nos membres ont été touchés de près par l’épidémie, ont perdu des proches, et que notre but n’est pas de nier ou minimiser les souffrances des familles concernées. Nous avons reçu beaucoup de témoignages relatant du stress et de la souffrance.”

Absence d’objectifs clairs

“Au printemps, lors du semi-confinement, l’objectif était clair. Il s’agissait de casser la courbe des décès pour éviter une surcharge du système hospitalier. La population a joué le jeu et l’objectif a été atteint, même avec de la marge. On parlait alors des décès journaliers. Mais aujourd’hui, quel est l’objectif ? 0 décès ? 0 infection ? Pourquoi la métrique principale n’est plus le nombre de décès mais les ‘cas’ ? Pour mémoire, lors d’un point de situation des HUG fin mars, la Dre Jacquériot Bausch affirmait que “ce qui représente le mieux les épidémies, c’est la mortalité”.

Actuellement, les instructions et les buts ne sont pas clairement communiqués par les autorités. À partir de quelle situation les mesures seront-elles assouplies ? Quel est le plan de sortie, la stratégie ? Quelles sont les métriques ? Une partie de la population à l’impression d’être dans un tunnel sombre dont nous ne voyons pas le bout, sans savoir où est la sortie et pour combien de temps nous y serons. Une guerre contre un ennemi invisible.”

Garantir la proportionnalité

“Un principe de base inscrit dans la Constitution suisse est que l’activité de l’État doive répondre à un intérêt public et doive être proportionnée au but visé. Nous nous posons des questions sur la proportionnalité des mesures actuelles. Peut-on encore parler de crise sanitaire majeure pour quelques dizaines de décès par mois alors qu’au total en Suisse nous perdons plus de 5000 âmes dans le même laps de temps ? Il n’y a eu au total ces 4 derniers mois 40 fois moins de victimes que lors des 2 premiers mois de l’épidémie, pourtant la peur est identique. Est-ce que la peur de ce virus n’est-elle pas exagérée maintenant que l’on sait que sa létalité n’est pas de plus de 3% comme initialement estimée, mais est plus proche de 0.1%? Nous voyons de plus avec le recul que la première vague n’a causé aucune surmortalité dans la population, même chez les plus de 65 ans qui constituent 95% des décès covid (voir chiffres OFS et OFSP). Est-ce qu’on ne peut pas affirmer, en constatant que 97% des victimes étaient déjà soignées pour une autre maladie, que leur moyenne d’âge est très élevée et que 50% d’entre elles vivaient en EMS, que peu de ces victimes sont en définitive des victimes “supplémentaires” par rapport à une année “normale”?

Aujourd’hui, nous avons également suffisamment de recul pour voir que les scénarios catastrophes, à l’instar de celui de l’EPFL fin avril (voir image ci-dessous), ne se sont pas produits et ne méritent plus qu’on leur accorde du crédit.”


Entre juillet et août, il y aura eu finalement 24 décès Covid en Suisse. Soutenez les journaux et lisez l’article complet ici : source.

Qui sont les plus faibles que nous voulons protéger?

Quarantaines en chaîne, chute économique, les effets de bord des mesures actuellement ont des conséquences désastreuses sur d’autres pans de la société. On peut citer la saturation des services psychiatriques, les pertes d’emplois, faillites et le nombre de suicides en hausse. Pour être plus léger, nous pourrions parler aussi du gaspillage de toutes ces choses que l’on jette et désinfecte, tout ce matériel engagé, pour une utilité toute relative.

Des séquelles psychologiques et sociales pour les enfants.

Il est bien entendu louable de vouloir protéger les plus faibles mais qui sont les plus faibles qui demandent le plus de protection au final? Les milliers de personnes que l’on a vu faire la queue pendant 5 heures pour chercher de l’aide alimentaire aux Vernets ne font-ils donc pas également partie des plus faibles? Et les enfants? Ou ceux qui dans le silence absolu des médias se sont ôtés la vie cette année? Ces paramètres sont-ils sérieusement pris en compte dans la gestion de la crise. Au final, les baisses de recettes fiscales dues au crash économique, l’explosion du chômage, la précarité croissante ne desserviront-ils pas les plus faibles? Sachant cela, la balance bénéfice-risque des mesures actuelles pourrait être en fait négative et parler contre des mesures strictes si on prenait tous ces éléments en compte.

Les mesures strictes sont-elles la bonne voie?

On peut être surpris également de constater qu’on ne trouve aucune différence de cas positifs, hospitalisations et décès entre des cantons stricts comme Genève et des cantons plus souples comme Berne. Idem pour les Pays-Bas qui viennent de lever l’obligation du masque sauf pour les transports publics. Est-ce la bonne stratégie de suivre les pays stricts, comme la France ou l’Espagne, alors que ce sont eux qui ont les pires résultats en termes de décès? Quand on voit que ce sont les pays qui font le plus confiance en leur population qui s’en sortent le mieux, ne devraient-on pas suivre ces exemples ? De plus, on voit de plus en plus que comme chaque étage décisionnel préfère en faire plus que pas assez, sur le terrain, dans les écoles, les entreprises, les différents cantons, les mesures divergent et vont souvent au-delà de ce que l’OFSP préconise à la base.

De la transparence vers la confiance

Pour gagner la confiance de la population, les autorités ne devraient-elles pas faire preuve de plus de transparence ? La population a besoin d’être traitée comme un vrai partenaire, à 100%. La population, c’est elle qui gère la société au quotidien, les entreprises, les familles, les enfants. Les autorités ne sont pas tout. Plus les autorités imposeront des mesures sans effort pédagogique et sans faire l’effort d’expliquer, plus la société continuera d’être tendue et crispée. Nous voulons par exemple que soient publiée l’analyse des certificats de décès. L’Italie a fait ce travail depuis longtemps pour découvrir que le coronavirus a en réalité joué un rôle dans seulement 12% des morts comptés comme covid, les autres causes, comme un cancer, une crise cardiaque ou une attaque étant majoritaires. Cette situation est également due au fait que certains pays gardent indéfiniment l’information d’un test positif et que quelqu’un qui meurt plusieurs mois après le test d’une autre cause est toujours ajouté à la liste des morts covid. Le Royaume-Uni a récemment adapté sa pratique et a ainsi ‘perdu’ 5300 morts du covid. En Suisse nous ne savons pas combien de temps est gardée l’information d’un résultat positif et l’analyse des certificats de décès n’a à notre connaissance pas été faite. Des zones d’ombre entourent également les tests utilisés, leur fiabilité, nous aimerions voir les analyses de ces tests, savoir par exemple quel est le nombre de cycle des PCR en Suisse, sachant qu’au-delà de 30, on amplifie le matériel génétique de manière à obtenir des résultats positifs pour des personnes qui ne sont en réalité pas contagieuses. Quand on sait ce que coûte une quarantaine — car elle ne vient rarement seule et peut concerner des centaines de personnes — mieux vaut s’assurer de bien faire les choses et de ne pas en faire trop pour rien.

Conclusion

M. Poggia, lorsque vous disiez le 28 août dernier :

“Nous sommes fatigués, y compris d’expliquer, et nous souhaiterions que l’analyse objective des faits, ici et ailleurs, suffise à convaincre du bien-fondé de nos mesures.”

Nous vous répondons simplement :

“Nous sommes aussi fatigués, y compris d’expliquer, et nous souhaiterions que l’analyse objective des faits, ici et ailleurs, suffise à convaincre du bien-fondé de nos questions.”

Tant que des réponses claires ne seront pas données à ces interrogations, il y aura des gens qui se les poseront. Nous souhaitons que les autorités présentent des informations claires, objectives et transparentes sur tout ce qui concerne la crise, les mesures et leurs justifications et nous communiquent des objectifs clairs et une stratégie de sortie. Pour en finir avec ce sentiment de peur et d’incertitude permanentes qui ruine nos sociétés, les plus belles années de nos enfants et le plus beau moment de toute vie, le moment présent.

Nous souhaitons tout de même remercier Infrarouge pour nous avoir laissé une place et les invités pour leur accueil bienveillant et leur ouverture malgré nos divergences.

Et vous cher public, à vous d’agir !

  • Charly Pache, membre du comité de tous.ch.l’article se trouve également ici

Témoignage d’une personne dans « l’âge d’or »

J’ai 73 ans et ja fais partie d’une population appelée  « le 3ème âge », d’ailleurs pourquoi ne pas le nommer « l’âge d’or » ça ne ferait de tort à personne et du bien à beaucoup de monde ?
Je le vois porté en bandoulière, en brassard, en bavoir, en bracelet, et finalement en bâillon, rien que des noms qui commencent par la lettre « b » comme la bouche qu’il cache, qu’il boucle, »en bouche cousue ».

Je te croise sans lire ton sourire, j’entends tes mots muets que j’oublierai trop vite car ton visage invisible me manque.

De ne plus pouvoir t’enlacer, les bras m’en sont tombés. Comment nourrir nos coeurs en fustigeant l’expression de notre amour ?

Mes amis aux quatre coins du monde meurent de faim en silence avec ou sans masque.

Mon artiste de fils n’a plus d’élève, plus de concert, plus de salaire, il lui est conseillé de se réinventer…
Et si on se réinventait avec humanité et bon sens  ?
–   Cécile Bossert Interlegator , Avully (GE)

tous.ch invité à la RTS Infrarouge : « Covid, la quarantaine éternelle? »

Ce soir,  mercredi 23.09 à 21:10, un des membres du comité citoyen de tous.ch interviendra à l’émission « Infrarouge » de la RTS intitulé: « Covid, la quarantaine éternelle? »

L’objectif principal de notre intervention est de demander plus de transparence, des meilleures explications sur la proportionnalité et les objectifs des mesures, et les perspectives de « sortie », compte tenu de la situation actuelle.

N’hésitez pas à envoyer des messages SMS à l’émission avec vos commentaires et questions!

Nous remercions la RTS pour cette opportunité d’apporter une autre perspective.

Nous avons également publié une pleine page dans le Temps aujourd’hui.


Heute Abend, Mittwoch, 23.09. um 21.10 Uhr, wird eines der Mitglieder des Bürgerkomitees von tous.ch im « Infrarouge »-Programm von RTS mit dem Titel « Covid, die ewige Quarantäne? » intervenieren.

Das Hauptziel unserer Teilnahme besteht darin, angesichts der gegenwärtigen Situation mehr Transparenz und bessere Erklärungen zur Verhältnismässigkeit und zu den Zielen der Massnahmen zu fordern. Zögern Sie nicht, SMS-Nachrichten mit Ihren Kommentaren und Fragen an das Programm zu senden!

Wir danken RTS für diese Gelegenheit, eine andere Perspektive zu bieten.

Wir haben heute auch eine ganze Seite heute in der Zeitung « Le Temps » veröffentlicht.

 

 

Témoignage d’une responsable de Centre de Soin à domicile, Vaud

Nos soignants interviennent dans les soins à domicile chez des centaines de personnes âgées. Des soignants ont pu constater le désespoir et la peur…. mais étonnamment très peu de personnes avait peur du COVID lui même.

Les peurs principales étaient: de ne plus voir leur proches, de mourir seul, de devoir être hospitalisé et ne plus jamais revoir leurs propres enfants, petits-enfants, époux, épouse…

Au fil des mois, cette peur s’est transformée  en mal-être, malaise et dépression pour certains.

Un jour, un patient m’a dit :

« J’ai bien le droit de mourir de ce que je veux, non ? On me dit fragile, on me dit « à risque » mais à 93 ans, à risque de quoi exactement ? Savent-ils là-haut, dans leurs bureaux, qu’on est tous supposés mourir un jour? Si on m’enferme, et qu’on m’empêche de voir ceux que j’aime, autant en finir tout de suite ! »

–   Nom du responsable du centre de soin à domicile connu de tous.ch.

Témoignage d’un médecin généraliste genevois

En tant que médecin généraliste de premier recours, installé à Genève de longue date, je tiens à partager mon témoignage de vie quotidienne auprès de mes patients en souffrance depuis mars 2020 et ce début de pandémie du Covid19 et à prodiguer quelques conseils de vie au quotidien.

Nous sommes au 6ème mois de cette crise sanitaire sans précédent, et ma pratique de médecin de premier recours a fortement été impactée par des nouveaux types de patients dont je n’ai jamais eu à prendre en charge. Non pas forcément des patients difficiles à traiter, notamment en rapport avec tous les cas ou pseudo cas de Coronavirus aigus à mon cabinet en mars-avril-mai dernier, mais bien plutôt en rapport avec les dommages collatéraux suite à cette période épidémique intense du printemps.

En effet dès le début du déconfinement, j’ai eu affaire à un afflux de patients, qui n’osaient pas venir avant me consulter, en souffrance psychologique, psycho-sociale, familiale, relationnelle. J’ai constaté une explosion de nombre de séparations, de conflit de couple, de troubles du comportement infantiles, de violences conjugales, et de maladies aigues conséquences de non consultation précoce ou de laisser aller de style de vie. Beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, fragilisé leurs situations financières, notamment dans le milieu artistique, se sont vus relégués à l’Hospice général comme des moins que rien…
Il est pour moi clair que cette crise a eu des dommages collatéraux importants, qui a affecté sans aucun doute les organismes.

A cela nous rajoutons la peur au quotidien qui affecte également les organismes, car nous savons bien que des émotions négatives comme la peur affaiblissent tous notre immunité. Nous avons tous constaté que lors d’une émotion négative, notre corps réagissait comme pour donner un signe d’alerte! La faiblesse immunitaire est un de ces signes d’alerte, et dans une épidémie comme celle que nous vivons, notre corps se doit d’être fort et résistant au lieu d’être fragilisé comme il l’est au quotidien.

La situation anxiogène que nous vivons tous au quotidien n’aide pas les organismes à récupérer et mieux lutter contre tous les micro-organismes auxquels nous devons faire face toute l’année, hiver comme été, mais avec des proportions et intensités différentes.

Comment aider nos corps alors à mieux lutter, et nos esprits à se dépolluer dans cette situation anxiogène ?

C’est à mon avis un point crucial dont peu de professionnels de la santé parlent. Car tout le monde est obnubilé par le « grand méchant virus » qui a tué beaucoup de personnes déjà…. Alors pourquoi pas moi bientôt ?
La réalité statistique montre que le virus ne s’attaque pas aux enfants, il ne s’attaque pas à la majorité de la population qui est en bonne santé sans pathologie ni comorbidité active, il s’attaque majoritairement à des personnes qui ont déjà des problèmes de santé préexistants, et qui sont affaiblis immunitairement. Et dans cette population-là, les personnes du 3ème âge ont une incidence de comorbidités et maladies préexistantes plus importantes que dans le reste de la population. De ce fait l’incidence de la mortalité liée au COVID19 est évidemment plus élevée dans cette tranche de population.

Tout cela pour dire que, pour toutes les personnes « à risque » ou « non à risque », le renforcement de l’immunité personnelle sera très important à valoriser tout au long de cette période critique sanitaire. Il s’agit entre autres de valoriser un style de vie sain, sommeil suffisant, alimentation diversifiée, à orientation « hypo toxique » et riche en vitamines diverses qui pourront renforcer le système immunitaire, comme vitamine C, zinc, magnésium, et vitamine D3. Cette dernière étant peu présente dans l’alimentation générale il convient d’en supplémenter tous les jours, quelle que soit la catégorie de la population.

Il convient d’oxygéner nos cellules avec une activité sportive suffisante quotidienne qui va travailler en cardio-vasculaire, mais aussi en détoxification avec une bonne sudation et hydratation suffisante en sels minéraux. La supplémentation en magnésium déjà essentielle de manière générale est encore plus importante en cas d’effort physique régulier. Ainsi porter un masque en permanence qui ne permet pas une oxygénation suffisante de nos cellules est contre-productif.

L’exercice physique a également un avantage, celui de réduire le stress oxydatif cellulaire, et neuro-végétatif. Ainsi le stress ambiant vécu par nos organismes au quotidien peut interférer avec nos mécanismes de défenses immunitaires générales et favoriser le début d’une quelconque infection de type virale, et pas seulement le Covid19. N’oublions pas que la contagiosité du Covid 19 est à peine plus haute que celle de l’Influenza (grippe saisonnière) et est inférieure à d’autres maladies présentes sous nos sphères comme la rougeole par exemple.

Comment aider nos organismes à réduire le stress ambiant de l’extérieur et à mieux résister ?
Il faut privilégier le repos du système nerveux central et la déconnexion de notre mental, afin d’empêcher de nous laisser envahir par une trop grande quantité d’anxiété.
Les psychiatres utilisent depuis quelques années sur Genève de nombreuses techniques reconnues comme la méditation pleine conscience (mindfullness), la sophrologie thérapeutique, l’hypnose ericksonnienne. De nombreux thérapeutes formés dans des écoles professionnelles reconnues pratiquent le shiatsu, la réflexologie, qui peuvent selon la métabolisation du stress dans l’organisme soulager, réguler, traiter le stress accumulé dans les organes les plus fragiles : estomac, foie, intestins, cœur, poumons, sinus, nez, gorge, oreilles, thyroïde.

Je pense que nous devons développer notre propre immunité contre tous les micro-organismes qui pourraient nous attaquer, cela fait partie du propre de chaque être humain, qui est en contact tous les jours, chaque seconde, minute, heure de sa vie avec des microbes. Nous traitons en permanence des centaines de micro-organismes contre lequel nous développons une réaction immunitaire et nous arrivons à en éliminer la plupart au travers de nos portes d’entrée. Sinon nous serions constamment malades avec des infections sévères.

L’immunité individuelle mais aussi collective est pour moi nécessaire afin d’obtenir que le coronavirus puisse arrêter de circuler. Pour le moment ce n’est pas le cas, cependant on veut absolument que des personnes saines n’attrapent pas le virus, que le nombre de cas « sains » soit faible, c’est justement à mon avis le contraire qu’il faut obtenir. Si le nombre de « cas positifs sains » est élevé, il n’y aucune preuve que ces cas-là soient contagieux, en revanche ce qui est sûr c’est que ces cas-là présentent un certain nombre d’anticorps antiviral plus ou moins neutralisants, cela veut dire qu’ils vont constituer leur propre immunité antivirale. Après combien de temps cette immunité pourrait-elle durer ? Nous ne le savons pas encore.

Beaucoup de professionnels argumentent sur la possibilité d’une non immunité collective. Alors pourquoi nous parle-t-on d’un vaccin, si l’immunité collective ne peut avoir lieu ?

Je pense qu’à présent nous devons être sereins : l’épidémie virale de COVID19 de mars avril n’est plus d’actualité. Il y a beaucoup de cas détectés, oui, par multiplication des tests de dépistage, et non par recrudescence de l’activité virale. Si nous avions testé autant de personnes en mars-avril, nous aurions eu encore beaucoup plus de personnes contaminées ! Mais avec une activité virale (virulence, charge virale) importante, ce qui n’est plus le cas à présent.
Cet automne et cet hiver il est possible que la charge virale augmente de nouveau, alors si c’est le cas, et qu’il s’agit bel et bien du même virus, il faut rappeler que nos organismes ont déjà été exposés, donc le corps saura mieux reconnaitre et lutter contre ce micro-organisme ; de plus certains traitements classiques ont fait dans beaucoup de cas cliniques leurs preuves (protocole Raoult à Marseille, protocole new yorkais comme celui de Raoult en ajoutant le zinc ) et pourront tout de suite être utilisés.

Nous devons actuellement stimuler notre système immunitaire en amont, comme chaque automne et début d’hiver, peut-être de manière encore plus rigoureuse et quotidienne que d’habitude. Nous devons modérer notre stress quotidien, celui de nos vies respectives et de celui qui nous est imprégné de l’extérieur au travers de méthodes thérapeutiques comme méditation, yoga, voire différentes techniques de relaxation. Nous devons rester positifs face à l’avenir, car la peur se nourrit et amplifie les pensées négatives. Ensemble, nous pouvons changer nos vies, et décider pour nos vies futures.

  • Le nom du médecin connu de tous.ch.Si des journalistes sérieux, ou d’autres médecins, veulent rentrer en contact avec lui, écrivez-nous sur info (a) tous.ch. Nous lui transmettrons le message.

Interpéllation de Heidi.News pour « Peu d’hospitalisations, pas de décès: en fait-on trop avec Covid-19? »

Interpéllation sur l’article : « Peu d’hospitalisations, pas de décès: en fait-on trop avec Covid-19? » – par M. Yvan Pandelé, du 17.09.2020, sur Heidi.news.


Cher Monsieur,

Avides lecteurs de Heidi News, nous avons lu avec beaucoup d’intérêt votre article intitulé “Peu d’hospitalisations, pas de décès: en fait-on trop avec Covid-19?” paru le 16 courant.

Votre article soulève plusieurs questions qui nous paraissent fondamentales et que nous souhaitons ouvertement vous soumettre:

  • Pourquoi avez-vous choisi de ne sonder que des experts qui partagent une opinion identique de l’évolution du virus et des mesures à prendre? 
  • Nous relevons d’ailleurs qu’ils sont presque tous issus de la taskforce. Cela n’est-il pas antinomique à la démarche visant à juger des mesures recommandées précisément par cette même taskforce? Un débat contradictoire n’aurait-il pas été plus approprié?
  • Dans le même esprit, vous citez de très nombreuses sources, ce qui est fort appréciable, mais qui vont toutes inexorablement dans la même direction. Ne pensez-vous pas que cela induit le lecteur à croire qu’il existe un consensus sur tous ces sujets, alors que ce n’est à l’évidence pas du tout le cas?
  • D’une manière plus générale, dans quelle mesure estimez-vous que votre démarche s’inscrit dans une volonté d’offrir une information objective et permettre à vos lecteurs de se forger une opinion éclairée sur la question posée? 

Nous avons plus que jamais besoin d’une presse critique et objective. Les médias indépendants ont ici un rôle crucial à jouer. 

Bien à vous, 

Fouad Sayegh, “abonné membre fondateur”, au nom du comité de www.tous.ch