Témoignages de deux jeunes femmes étudiantes

Bonjour,

Je souhaitais vous faire part de mon témoignage car je vis vraiment d’énormes difficultés. Je ne peux pas porter de masque, pour raison médicale et même si je me balade partout avec mon certificat, pour certains, ça ne suffit pas.

Je me sens lésée, rejetée, oubliée, discriminée. 

Je n’ai pas pu commencer mon école. Eux avaient accepté mon certificat et compris mon problème mais c’est au niveau du stage que ça bloque. Là où je devais l’effectuer, le certificat n’a pas été accepté, malgré l’aval du médecin cantonal. Je me retrouve donc sans rien. Pas d’études et pas de travail car personne ne veut engager une personne qui ne peut pas porter le masque, même si je reste à distance ou que je mets une visière, c’est non. 

Et pas de revenus !

Et je ne sais plus quoi faire, plus comment avancer dans ce brouillard et dans ces incertitudes. Je me sens lasse, inutile, une paria de la société à cause de ma différence, celle de ne pas pouvoir porter de masque pour raison médicale approuvée et certifiée par le médecin. 

Le pire de tout, c’est que je ne suis pas un cas isolé. D’autres ont ce problème. Mais que peut-on faire ? 

Voilà, ce petit témoignage dans l’espoir d’avoir bientôt le droit de vivre à nouveau.

– nom connu de tous.ch
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Bonjour,

Je voulais partager la dégradation de la qualité de ma vie depuis quelque temps…

Je suis une personne qui utilise normalement beaucoup les transports en commun, or, maintenant, j’en prends vraiment dans le cas d’une vraie nécessité, quand je dois rentrer très vite par exemple. Mais, je me suis payé un abonnement annuel qui ne sert plus à grand chose…

Je ne supporte pas le masque, je n’arrive pas à respirer avec, de ce fait, je vais aux magasins si vraiment j’en ai besoin, pas de ciné, pas de théâtre et même pas de piscine, car traçage des contacts, pour la même raison – pas de restaurants ni cafés…

Je refuse de laisser mes contacts, je considère ce fait comme une atteinte à la liberté et la sécurité.

Évidemment, on trouve encore les endroits où on n’est pas obligé de laisser son numéro… mais, je ne vois pas pourquoi je dois chercher, pourquoi je ne peux simplement pas aller au café du coin pour passer un bon moment avec une amie par exemple.

On continue à vivre et à travailler, mais avec toutes ces atteintes et restrictions, je n’éprouve pas le même plaisir et le même goût de la vie…

Je tenais à partager cela avec vous et je tiens aussi à vous remercier pour votre soutien et vos actions en faveur des citoyens, merci beaucoup!!!

– nom connu de tous.ch