« La crise liée au Covid-19 aurait-elle, au moins, un effet positif? »

Nous vivons une crise sans précédent. Les informations contradictoires se heurtent dans l’esprit de tous. Qui écouter, qui croire, comment ne pas vivre dans la peur ? La peur d’aujourd’hui est-elle la même que celle du mois de mars ?

Force est de constater que non. Il y a eu un glissement. Pour beaucoup, la crainte n’est plus centrée sur un virus, mais sur l’attitude d’êtres humains auxquels d’autres êtres humains avaient, jusque là, accordé leur confiance. 


Que nous ne sachions pas exactement comment soigner le virus est une chose. Et encore, est-ce la vérité ? Pourquoi une certaine presse mainstream
s’évertue-t-elle à entretenir la peur du virus au sein de la population, alors même que les conséquences sanitaires sont actuellement très faibles, et que des avancées médicales pour mieux soigner la maladie semblent exister ?

À la lumière de ces criantes controverses, une nouvelle question flotte sur les lèvres depuis un certain temps : notre démocratie est-elle en train de prendre l’eau ?

Pour résumer, nous avons d’un côté les les peurs entretenues autour du virus, de l’autre, des peurs sur la mise en abîme de notre système démocratique.

Des deux côtés, la peur est là. Sachant que le système immunitaire est extrêmement sensible à cette émotion, que faire ?
 
À tout bien considérer, notre humanité est ni plus ni moins mise au pied du mur. Le virus a joué le rôle d’un miroir géant. Il ne nous est demandé qu’une seule chose : regarder.
 

À partir de là, que décidons-nous ?

Voulons-nous poursuivre sur cette route glissante et continuer à « subir » avec un sentiment croissant d’impuissance avec, d’une part ceux qui décident et de l’autre ceux qui se taisent ? Cette option conduira tôt ou tard à un conflit ouvert entre les parties.

Ou voulons-nous transformer notre vie tous ensemble et ainsi retrouver la confiance en l’humanité ?

À chacun de répondre en son âme et conscience. Mais il faut savoir que cette réponse aura des répercussions, tout comme une non-réponse. À chacun donc de mesurer l’impact de ses choix.

Une opportunité extraordinaire et historique nous est donnée, celle de nous rassembler en faisant vibrer la corde de notre solidarité humaine et citoyenne. Cela ne peut se faire que dans la douceur, la fermeté, mais sans tiédeur. L’heure n’est plus au combat, l’heure à l’intelligence au sens plein et entier du terme. Cette intelligence, – faut-il le rappeler ? – comprend celle du cœur. Saisissons cette opportunité, car c’est elle qui éveillera notre véritable humanité. Demandons à ce qu’il n’y ait plus deux camps. Acceptons enfin que chaque spécialiste dans son domaine puisse s’exprimer afin qu’il soit entendu de tous. Demandons à ce que chacun soit pris en considération et respecté dans sa dignité.

Il y a une expression qui dit que, seules les épreuves que nous sommes capables de surmonter nous sont données à vivre. Alors, relevons le défi, surmontons tous ensemble celle qui se présente actuellement, en nous donnant la main et sans entrer en guerre. 
 
Graziella Corvini