Tests PCR (Conférence Dr Astrid Stuckelberger et article dans le Temps)

Une grande partie des mesures sanitaires, et implications découlant de ces mesures, est basée sur des tests « PCR ».

Chaque jour, sur la base d’un résultat positif à ces tests, des milliers de citoyens sont placés en isolement ou en quarantaine.

Lorsque la fiabilité des ces tests est remise en question par plusieurs sources scientifiques sérieuses, il est légitime que chaque citoyen affecté par les mesures puisse s’interroger sur la pertinence de leur interprétation.

Cet article dans le Temps, paru le 13 novembre, pose des questions importantes.

Dans la vidéo ci-dessous, la Dr Astrid Stuckelberger donne ses explications accessibles à des citoyens non-scientifiques que nous sommes. Selon elle, la méthodologie des tests PCR n’est pas destinée à des fins diagnostiques. En plus, elle affirme qu’avec des cycles d’amplification poussés jusqu’à 45, ces tests ne sont pas assez fiables.

 

L’objectif des autorités est « d’endiguer » la propagation du virus. Avec la propagation actuelle et le nombre de personnes qui sont malades, l’objectif semble déjà difficilement atteignable.

Ainsi, si effectivement la qualité des tests ne devrait pas être fiable, cela voudrait dire qu’au nom de la précaution, basé sur des preuves contestables, chaque jour des milliers de citoyens, parfaitement sains et non contagieuses, sont enfermés pour être présumés coupables de potentiellement mettre en danger la santé d’autrui.

S’il s’agit d’une stratégie à court terme pour « ratisser large » qui démontre son efficacité pour limiter la propagation, beaucoup de personnes adhéreraient.

Mais actuellement, avec cette propagation « grand public », nous sommes en droit de questionner l’équilibr entre l’utilité et l’efficacité et les effets néfastes de ces enchainements de mises en quarantaine,

Sans oublier que cette vision inspirée de « Minority Report » contribue directement à plus d’anxiété.

Nous souhaitons vivement que nos autorités trouvent une réponse à cet problématique.

Témoignage – Décès d’une grand-mère

Cette nuit, enfin hier soir vers 20h15, ma grand-mère est décédée.
Elle était *en EMS* (Genève) et est décédée assez rapidement après le repas du soir, après un malaise type convulsion, visiblement qqch de neurologique. Pas de signe précurseur. Quelques nausées depuis une semaine. Elle avait des directives anticipées de non réanimation, et s’est éteinte doucement selon le cardiomobile présent à ce moment et appelé par l’EMS.
 Nous nous sommes donc réunis à son chevet en « famille », nous sommes arrivés dès 21h30. Le cardio était déjà parti.
*Vers 22h45,  l’infirmière vient nous dire que le 144 va revenir pour faire des tests covid sur ma grand-mère !!!!*
Ils sont arrivés vers 23h je pense.
Ma famille et moi nous sommes *révoltés face cette pratique post-mortem*.
On nous a dit que c’était pour le bien des autres résidents et exclure un foyer d’épidémie.
On a été subjugués !!!!
Quand le cardiomobile est arrivé pour faire les tests (surblouses, gants, masques, le tout non stérile, et écouvillons normalement stériles eux), nous avons vertement *refusé*.
Et nous avons *filmé toute la scène* (au chevet de ma grand mère, paix à son âme !!! ).
Je souligne que la discussion était tendue mais très courtoise. Ils ont tenté de nous convaincre de l’importance du test. Nous avons dit que jamais nous n’accepterions que notre aïeule soit testée alors qu’elle n’avait aucun symptôme de grippe, que nous refusions d’être un maillon de la psychose ambiante, et que s’ils craignaient un foyer épidémique dans leur EMS alors il fallait tester tout le monde, les vivants et tous les jours ou du moins toutes les semaines.
Sans compter que 3h après le décès on se demande comment les germes évoluent dans un corps…(!)
Bref.
Ils ont accepté de ne pas la tester et nous ont promis de ne pas le faire après notre départ.
Nous espérons qu’ils le respecteront.
Pour nous et pour info, *tout prélèvement post mortem releve de la procédure d’autopsie légalement refusable par tout héritier légal*.
Nous avons avancé cela, ainsi que *la débilité des statistiques, la non fiabilité des tests PCR, les cycles de réplication… Etc…*
Ils ont tout pris les pauvres.
Je souligne qu’ils ont été très courtois.
*On remarque donc* que les ambulanciers et cardiomobile ont *l’obligation de tester tous les décès*. Quelle qu’en soit la cause.
Vive la psychose,
Vivent les statistiques !!
Auteur connu de Tous.ch

Soins intensifs saturés: le journalisme pandémique a encore frappé

Le climat anxiogène est de nouveau à son paroxysme ces derniers jours et il n’est facile pour personne, je pense, de rester serein même si l’on évite de lire les journaux à grand public ainsi que de se brancher sur le 19h30 de la RTS.

Les images choc, les chiffres décontextualisés continuent de foisonner en permanence pour maintenir un climat de peur dans lequel nous sommes maintenus en continu.

Je partage donc un excellent article publié par les journalistes d’investigation Serena Tinari, ayant réalisé différents sujets d’enquête pour la TSR, RSI etSRF et Catherine Riva, qui a reçu plusieurs prix pour ses enquêtes, et qui donne un autre angle de vue.

Un autre article paru quasiment simultanément, rédigé par Fabien Balli-Frantz sur le site d’information « Bon pour la tête », complète de manière intéressante cette première analyse.

Vous ne verrez sûrement pas cet article dans le Matin ou le Nouvelliste. C’est bien dommage.

Vanessa van der Lelij pour Tous.ch

L’Équilibre

Toute notre vie, nous sommes à la recherche d’équilibre.

Nous voulons vivre en harmonie, avec les autres, et avec les différentes parties de nous-même. Nous rêvons d’une situation « stable ». Nous recherchons une balance entre nos différentes activités. Nous essayons de manger équilibré, et de maintenir des finances équilibrées.

D’accord, la notion d’équilibre est illusoire et temporaire. Pourtant, même si nous sommes tous un peu différents, cette recherche d’équilibre est un des plus importants moteurs de notre courte vie d’humain.

Nous recherchons cet équilibre aussi au niveau de la société. Nous avons mis en place des contre-pouvoirs avec la séparation du judiciaire, législatif et exécutif. Nous reconnaissons l’importance des médias indépendants, une liberté d’expression, et le débat politique.

En même temps, dans le monde entier, la polarisation politique se renforce et s’accélère. En particulier aux États-Unis; les deux parties politiques semblent avoir comme objectif principal de s’opposer aux idées de l’autre parti. Chaque côté prend des positions pour se définir comme étant à l’opposé des idées « dangereuses » d’en face. Il n’y a plus d’écoute de l’autre. Il n’y a plus de débat. On demande à chaque électeur de choisir son camp et lorsqu’il le fait, il participe, malgré-lui, à cette polarisation. Et même si, au final, les votes de seulement une très petite partie de la population (les swing votes) entre les deux camps font « pencher » la balance, cette polarisation n’apporte finalement peu d’équilibre. Au contraire, on constate que cette polarisation mène plutôt à la division, à la déchirure et peut-être même à une guerre civile.

De même, chez nous en Suisse, un pays qu’on croyait moins divisé, la crise actuelle est marquée par beaucoup de polarisation, synonyme de déséquilibre. Nous avons l’impression que nous devons choisir notre camp et choisir entre :

  • une médecine « Naturelle » / ou une médecine « Scientifique »
  • une société « Solidaire » / ou un individuel « Égoïste ».
  • une droite « Économiste » / ou une gauche « Bien-pensante »
  • « Corona-paranoïaque » / ou « Corona-sceptique »
  • « Pro » / ou « Anti » Vaccin
  • « Anti » / ou « Pro » Masque
  • « Mouton » / ou « Rebelle »
  • « Vendue » / ou « Négationniste »
  • « Responsable » / ou « Irresponsable »
  • « Comploteur » / ou « Complotiste »
  • « Collapsologue » / ou « Protecteur »
  • « Réveillé » / ou « Endormi »
  • « Délateur » / ou « Criminel »

Je l’assume : je refuse de rentrer dans une de ces cases.

D’abord parce que cette situation, et les réponses possibles, ne s’expliquent pas par le noir ou par le blanc. Le monde est beaucoup plus compliqué –  l’équilibre, s’il existe, n’est pas composé de deux extrêmes qui se contrebalancent ! L’équilibre est surtout composé de plein de couleurs et des nuances. Je crois qu’il est sain d’écouter, de comprendre et d’entendre plusieurs prises de position pour aboutir à une opinion, qui en devient modérée.

Ensuite, jouer le jeu de rentrer dans le camp d’extrêmes, avec une posture fermée, c’est aussi de choisir de s’opposer au camp inverse. Or, si la qualité de notre vie est déterminée par la qualité de nos relations aux autres, s’opposer sans débattre ne nous permet ni d’avancer, ni de se sentir bien.

Dans cette crise compliquée de société, il est aussi contre-productif, et probablement toxique, de proclamer qu’il n’existe qu’une seule réponse qui est LA seule vérité. Avec un peu d’humilité, on s’aperçoit qu’il y a tellement de choses qu’on ne sait pas, et qu’il n’y a pas de réponses de vérités absolues. Au contraire, chaque réponse comporte son lot d’indications pour et contre qui doivent être mis en perspective, pris en considération et assumé. C’est donc fondamental d’en débattre de manière sereine.

A mon niveau, ma position reste claire : je souhaite pour moi, et pour mes enfants, de vivre cette vie autrement que celle qui est imposée actuellement. Et je n’ai pas besoin de justifier cette position par des adjectifs polarisant.

J’ai choisi de croire que la majorité des humains sont fondamentalement bons et bien intentionnés. A partir de cette croyance, je peux mieux apprécier les motivations qui nous réunissent tous. Ce qu’il me rassure, et ce qu’il me donne confiance, est de croire que la grande majorité d’entre nous souhaite également retrouver un équilibre. Le temps l’apportera.

Primum non nocere

Primum non nocere

(En premier, ne pas nuire)

Les mesures prisent pour lutter contre les hospitalisations et les décès liés au Covid-19 ont montré leurs limites et de nombreux facteurs restent inconnus quant à la propagation d’un virus au sein d’une population ainsi que les variations ou mutations qu’il peut opérer.

Remettre la faute sur le comportement de la population me paraît être un aveu d’incompréhension des évènements et permet de se dédouaner face à ceux-ci.

Les mesures dites sanitaires sont pour certaines plus des mesures politiques. Les incohérences entre pays et régions tiennent plus à la peur de ne pas en faire assez qu’à une réelle volonté de prendre en considération tous les éléments afin de permettre à la population de vivre en bonne santé sur le long terme.

Les chiffres en perspectives :

Il y a en Suisse 2’602’000 personnes de 65 ans et plus et/ou souffrant d’au moins une maladie à risque sur une population totale de 8,5 mio d’habitants.

Les décès totaux depuis le début de l’épidémie sont au 23.10.2020 de 1’877 et les hospitalisations à la même date de 5’838.

Au 18.10.20, nous savons que l’âge médian des décès se situe vers 85 ans et que 97% des décès faisaient partie des personnes à risque.

Il y a donc 0,22% des personnes à risque qui ont été hospitalisées et 0,07% de ce même groupe nous ont quittés.

La froideur des chiffres à l’avantage de comparer raisonnablement l’aspect bénéfice/risque d’un remède, en l’occurrence des mesures dites sanitaires, et de prendre du recul sur la situation.

L’objectif des autorités est de ne pas surcharger les hôpitaux et de pouvoir subvenir à la détresse vitale des plus vulnérables. C’est évidemment tout à leur honneur et personne ne peut remettre en question moralement cette volonté, sauf lorsque l’on met en perspective les risques liés à cette volonté très humaniste. Dès lors, il n’est pas égoïste, ni irresponsable d’envisager d’autres mesures que celles appliquées jusqu’à présent.

Des études montrent le lien évident et significatif entre chômage, précarité financière et suicide.

La littérature scientifique fait clairement le lien entre la situation socio-économique et le suicide et les tentatives de suicide, et ne croyez pas que le taux de chômage bas dans un pays soit une valeur diminuant les suicides, c’est le contraire, et tout ceci indépendamment du diagnostic psychiatrique attribué aux individus.

Les problèmes de logements sont également un facteur augmentant le risque tout comme le mode de vie, l’insécurité et l’impossibilité de se projeter dans l’avenir.

En Suisse, 1043 suicides ont été recensés en 2017, sans les suicides assistés, (800’000 dans le monde) soit 13/100’000 habitants. Selon l’OMS le seuil épidémique est placé à 10/100’000 habitants. La majorité des personnes qui ont commis l’irréparable se trouvent dans la population active. Les enfants, les adolescents et les jeunes ne sont pas épargnés.

Que savons-nous de l’impact des mesures dites sanitaires sur le suicide ?

Les études montrent de nombreuses évidences de l’impact des mesures dites sanitaires, de l’ambiance anxiogène, du stress chronique sur le long terme sur la santé mentale des individus.

Une modélisation avait été également faîte avec des données de 63 pays pour évaluer le lien entre chômage et suicide entre 2000 et 2011. Le résultat, incluant la crise financière de 2008, montrait une augmentation de 20-30% de suicide lié à la perte de son emploi. Selon l’OMS, chaque suicide dans la population est associé à plus de 20 tentatives de suicide.

Il est très fortement recommandé par les experts psychiatriques de prévoir un renforcement des secteurs de la santé pour les prochaines années afin de faire face à la probable hausse de détresse mentale et l’affaiblissent de la santé en général.

Nous pourrions encore évoquer l’augmentation de la consommation d’alcool, de drogue, de violences conjugales, d’avortements, de dépressions suite à certaines mesures dites sanitaires. La liste est malheureusement longue et non exhaustive.

La peur, dans tous les cas n’est pas évitable, mais peut-être apprivoisée en menant une politique de santé publique cohérente, axée sur le long terme et faisant preuve de pédagogie avec des objectifs incluant des risques rationnels, compris et partagés par la population.

Les décisions de santé publique doivent prendre en considération toutes ces données et oser prendre des mesures assurant un épanouissement optimal de toute la population sur le long terme.

A nous de décider quelle Vie nous voulons protéger et pour quel avenir.

Longue et belle vie à toutes et tous.

Thomas Payot

Le 24.10.2020

Source :

  • Observatoire suisse de la santé
  • OFSP
  • Observatoire Romand des Tentatives de Suicides, analyse socio-économique. Rapport final. Groupe Romand Prévention Suicide sur mandat de l’Office Fédérale de la Santé Publique, juillet 2019
  • QJM: An International Journal of Medicine, Volume 113, Issue 10, October 2020, Pages 707–712, https://doi.org/10.1093/qjmed/hcaa202. Published : 30 June 2020
  • Lancet Psychiatry 2020 May;7(5):389-390. doi: 10.1016/S2215-0366(20)30141-3.

Réflexions sur les bonnes intentions de la solidarité


Lors de son intervention à l’émission « Infrarouge » de mercredi 21 octobre, le Conseiller Fédéral M. Berset a fait référence à la Constitution, en particulier la phrase « … la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres ».

Personnellement, j’ai toujours trouvé cette phrase magnifique. J’adhère sans hésitation à ce que je croyais être sa signification. C’est louable de protéger les vulnérables entre nous, et ça nous définit en tant que société et humain.

Pourtant, je me pose deux questions dans la crise actuelle : qui sont les faibles? Et quel est le bien-être dont on parle?

Pourquoi est-ce qu’un « faible » est seulement une personne à risque du Covid?

Quid des vulnérables et qui souffrent de la dégradation de leur bien-être à cause des mesures ?

Ces jeunes qui ne trouvent pas de place d’apprentissage, ces indépendants qui assistent à la destruction de leur gagne-pain, ces enfants de 12 ans à qui on impose de porter un masque durant toute la journée avec la menace qu’ils sont des assassins s’ils ne le portent pas correctement, ces 5’000 personnes qui faisaient la queue pendant 5 heures aux Vernets (GE) pour un sac de courses à 15 Fr, les dépressifs, jeunes déscolarisés, les vieux qui ne voient plus leur famille, les chômeurs, les suicides?

Selon l’Unicef, plus de 150 millions d’enfants dans le monde sont tombés dans la pauvreté à cause du Covid. Une partie sans doute directement à cause de la maladie (maladie ou décès d’un parent ?), mais il est important de relever que cette pauvreté est principalement une conséquence directe des mesures prises (perte d’activité économique, fermetures des frontières, lockdown, etc.).

Le constat global est sans appel:  nous sommes en train de créer plus de « faibles », et beaucoup moins de bien-être. N’est pas ironique qu’en plus pour les mesures qui en sont à la cause, on n’arrive d’ailleurs même pas à démontrer leur efficacité?

Malgré toutes ces bonnes intentions louables au nom de la solidarité, nous devons nous poser la question si, le résultat n’est pas le contraire de la signification de cette noble préambule.

Personnellement, je sens que nous perdons chaque jour un peu plus de notre humanité. Et je ne comprends l’intention mais je ne comprends pas du tout le sens, car en plus je sais que personne ne veux cela.

C’est aussi révélateur de cette crise que M. Berset cite une seule phrase de la Constitution comme justification. Car il y a tant d’autres articles de la Constitution qui sont largement ignorées. Au nom de cette lutte ou la fin (qu’on ne comprend d’ailleurs pas!) semble justifier tous les moyens.

Les faibles, la solidarité, la santé, la mort, les statistiques, les droits fondamentaux et même les règles qui définissent notre démocratie et notre Constitution. Toutes ces notions sont à chaque fois sorties de tout contexte par nos dirigeants pour servir une seule noble cause suprême : montrer qu’ils « gèrent » le Covid.

Sans mise en perspective, je me sens totalement perdu.

– Wouter van der Lelij, comité de tous.ch

Mourir du Covid, qu’en est-il?

Le texte ci-dessous, de Charlotte Frossard Journaliste, auteure, a été publié dans la Tribune de Genève  et nous la publions avec son autorisation.

Nous avons été touchés par l’humanité et l’humilité de ce texte.

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Mourir, cela n’est rien. Mourir, la belle affaire! chantait Jacques Brel. Et mourir du Covid, qu’en est-il?
Face aux nouvelles restrictions sanitaires, certains arguent que le faible nombre de décès ne justifie pas de contraindre toute une population; d’autres que c’est la notion même de la mort qui est insupportable pour un monde hygiéniste habitué à maîtriser ses pronostics et son taux de mortalité.

Tous auraient raison sur un point: nos sociétés s’accommodent peu d’une mort qui surgit, qui ne s’annonce pas, qui retranche le temps de la préparation. La terreur qui nous guette face au Covid est celle de voir des hôpitaux surchargés et de devoir déterminer qui doit être soigné ou relâché; en somme, de voir la maladie l’emporter sur un arbitraire médical sans doute fantasmé.

Or brandir l’argument du nombre actuel de «décès Covid» en Suisse, c’est considérer à tort chaque mort comme l’affaire d’un seul individu et ignorer la réalité humaine qu’elle comprend.

Car s’il arrive parfois à la mort de surgir brutalement, celle-ci est immanquablement suivie de près d’un temps de recueillement. Un rituel venu des anciennes pleureuses grecques, un passage symbolisé par les oboles déposées sur les paupières de la Rome antique – sans elles, nul espoir pour nos âmes de trouver le repos. Ces rites qui nous bordent, nous, êtres fragiles faits de deuils et de renoncements renouvelés. Indispensables, depuis l’aube de l’humanité.

Mais mourir du Covid, c’est autre chose. Mourir du Covid, c’est ne pas avoir la possibilité de dire au revoir. C’est être accroché au téléphone, déposer des repas sur un paillasson, s’apercevoir de loin sans s’embrasser, le chagrin confiné.

Mourir du Covid, c’est recevoir la visite d’un ou deux proches seulement alors que la fin arrive: ceux qui ne sont pas à risque, ceux qui risquent la peur, ceux qui ont la permission de franchir la barrière sanitaire.

Mourir du Covid, c’est, pour les uns, être reclus dans un appartement si on a pu prendre congé; c’est, pour les autres, être interdits de rejoindre ceux qui ont fait leurs adieux.

Mourir du Covid, c’est souffrir en décalage, pleurer en différé. Le corps de l’être aimé est obligatoirement incinéré. Nulle veillée funéraire, nulles lamentations: quand les cas sont trop élevés, la cérémonie est repoussée comme un événement accessoire.

Mourir du Covid, c’est faire fi des traditions transmises de génération en génération par la culture qui nous a faits. C’est ne pas avoir à ses côtés sa famille, confinée dans un autre pays, condamnée à ne pas partager.

Mourir du Covid, c’est s’ajouter à une statistique froide sur laquelle s’écharpent politiciens, professionnels de la santé, experts autoproclamés, secteurs économiques en crise.

Loin des débats publics, le deuil covidien est un deuil fragmenté, trop intime pour être partagé, trop politisé pour être considéré.

Or mourir du Covid, c’est aussi voir un peu de son humanité niée. Car ce n’est pas seulement la vie de l’être aimé que l’on pleure, c’est aussi à sa mort que l’on doit renoncer.

Infrarouge – « Covid: le point de rupture? » parle de tous.ch

Durant l’émission Infrarouge du 21 octobre 2020, Infrarouge a parlé de tous.ch à 51:00.

Pour une première fois, il y a eu en fin d’émission avec un VRAIE échange d’opinions et nous remercions et félicitons le courage de M. Alexis Favre d’avoir pris en compte les opinions d’une importante partie de la population.

Nous vous conseillons de regarder les interventions de la fin de l’excellente Mme Suzette Sandoz, à 49:10, 55:30, 58:20, que nous avons trouvé fort pertinente, et le jeune M. Nicolas Jutzet à la fin.

Nous avons également été encouragé par le discours de M. Laurent Kurth, Conseiller d’Etat.

(Pour vous éviter de regarder l’intervention du conseil fédéral M. Berset, nous pouvons vous résumer son intervention : la situation est très inquiétante et catastrophique, la population n’a pas bien appliquée les mesures que notre gouvernement a imposé au nom de la solidarité, donc nous allons bientôt être béni par des nouvelles mesures, mais nous sommes tous dans le même bateau).

Peur, Précipitation et Punition

Clemenceau a dit : « La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires ».

Pourrait-on paraphraser cette citation en suggérant que la santé est une chose trop sérieuse pour être confiée aux médecins?

Depuis l’apparition de la pandémie, les médecins n’ont jamais été aussi écoutés et présents dans la vie publique, les médias, les états-majors politiques. Juste revanche pour une profession qui est souvent davantage un sacerdoce qu’un simple métier.

La mission de la classe médicale est de soigner, de protéger, de réconforter, mais doit-elle organiser la Société même en période de pandémie ?

Or, avec l’aide de la classe politique (ou à l’instigation de celle-ci ?) et la complicité des médias, qui adoptent dans leur immense majorité une posture de plus en plus manichéenne, les autorités médicales ont préconisé la stratégie des 3 P.

Peur, Précipitation, Punition.

Car ce sont les docteurs, ou certains d’entre eux qui (co)dirigent. Le problème est qu’ils ne sont pas tous d’accord. Mais ne dit-on pas 2 médecins, 3 avis?

Le pouvoir politique, complètement désemparé devant cette nouvelle donne, est trop content d’être débarrassé d’une bonne partie de la responsabilité sanitaire et logiquement il écoute les plus protectionnistes. Ce qui est parfaitement compréhensible.

Je n’ai aucune compétence dans le domaine scientifique ou médical et je n’oserai me prononcer sur la pertinence des mesures prises.

Je ne fais que m’interroger sur la cohérence du discours de nos autorités, des médecins qui les conseillent, sur le fait que toute dissidence – que dis-je que toute interrogation même raisonnable – est immédiatement vouée aux gémonies. Aucun médecin, ou scientifique, qui conteste une partie de la politique sanitaire n’est invité par les médias dominants. Il y a un réel manque de transparence dans l’information qui nous est délivrée.

Nous avons vraiment l’impression qu’il y a une union sacrée entre la presse et les autorités comme s’il s’agissait de mener une propagande de guerre. Les statistiques sont présentées de la manière la plus anxiogène possible évitant toute explication sur la mortalité réelle du Covid 19 (co-morbidité, moyenne d’âge des personnes décédées, etc.)

Nous avons tous compris que la stratégie du pouvoir politique est de faire peur à la population pour l’inciter à obéir aux directives et à punir les récalcitrants en leur infligeant des amendes, plus grave encore en les désignant comme des irresponsables ou des traîtres à la nation. Mais cette politique aura ses limites dans le temps, alors qu’il y a une certaine unanimité scientifique pour s’accorder sur le fait que le virus peut sévir longtemps.

Pourquoi aucune interrogation sur la perspective de vivre des mois, des années avec le virus? On ne pourra pas continuer à restreindre nos libertés pendant des années, il faudra bien que les pouvoir politiques échafaudent des plans B ou C.

On ne va pas SOUS VIVRE pendant encore des mois ou des années !

– Pierre BRUNSCHWIG, chef d’entreprise, Bon Génie-Grieder

Lettres de deux mères inquiètes

Ci-dessous nous publions deux lettres envoyés par deux mamans à leur conseiller d’état. Elles n’ont pas reçu de réponse.

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Depuis le 17 août dernier, une de mes filles a l’obligation de porter un masque durant toute la journée pour étudier au collège.

Cela m’est tout simplement insupportable. Je ne peux plus accepter cette violence faite à notre jeunesse pour des raisons fallacieuses.

Non, je ne suis pas complotiste, non je ne crois pas aux petits bonhommes verts mais par contre, je ne crois pas plus aux affreux jeunes super-propagateurs qui, par méchanceté et unique plaisir, iraient « passer » le virus à leurs grands-parents ou aux personnes âgées dans les homes…

Si comme moi, vous êtes inquiets pour cette jeunesse qu’on montre du doigt et qu’on utilise comme bouc émissaire, si comme moi, vous avez la boule au ventre dès que vous vous trouvez face à un groupe de jeunes masqués par notre faute, je vous propose juste un petit acte simple pacifique et démocratique à faire afin de manifester à nos instances politiques notre désaccord.

En fichier joint, je vous transmets le courrier que j’ai envoyé à notre chef du département de l’éducation Christophe Darbellay, Si vous avez envie de faire quelque chose, il vous suffit de reprendre la lettre, d’y noter votre nom et adresse, de changer ce qui est en gras et de l’envoyer à votre tour à M. Darbellay. Vous pouvez aussi écrire vous-même une lettre bien entendu. Pas sûr que cela change grand chose si on est trois à le faire mais si le nombre d’envois devient conséquent, le canton du Valais sera obligé de prendre en considération l’inquiétude de la population en ce qui concerne la jeunesse.

Je vous remercie de votre attention et vous laisse bien entendu libre de faire de ce message ce que bon vous semble (le jeter à la poubelle, l’utiliser, le passer à vos contacts…). Je ne vous en parlerai plus, pas de souci.

Pour terminer, juste un petit mot emprunté à un auteur français, Iegor Gran, excédé par le confinement :

« Peu importent les dégâts collatéraux, on avait une haute idée humaniste et on l’a suivie quoi qu’il en coûte, et c’est merveilleux. La beauté de la fin justifie la barbarie des moyens. Surtout quand ce sont les autres qui en paient le prix. »


Département de l’économie
et de la formation
Darbellay Christophe
Place de la Planta 1
1950 Sion

Monsieur le Conseiller d’Etat,

Depuis le 17 août 2020, le port du masque est obligatoire pour tous les étudiants du secondaire II ainsi que les apprentis valaisans.
En tant que citoyenne responsable et mère de famille, je vous demande par la présente de revenir sur cette directive liberticide qui agresse la force vive de notre société, les jeunes en formation.

Le port du masque peut éventuellement être envisagé comme solution pour freiner une transmission rapide d’un virus sur une courte période (quelques semaines) mais il devient dangereux à long terme (gêne respiratoire, problèmes de peau, maux de tête, distanciation de tout lien social, dépersonnalisation, dépression…). Les méfaits sur la santé physique et mentale de notre jeunesse ne sauraient être perçus par la société comme acceptables.

Un compromis pourrait facilement être mis en place. En effet, à l’image de ce qui est pratiqué dans les écoles primaires et les cycles d’orientation, les mêmes directives (port du masque obligatoire uniquement pour les professeurs lorsque la distance physique n’est pas possible) pourraient aisément s’appliquer dans les collèges et les centres professionnels.

De plus, comme expliqué depuis plusieurs mois par le Conseil Fédéral, un point très important est le traçage des cas positifs. Comme chaque établissement scolaire a à sa disposition les coordonnées de leurs élèves, le traçage des éventuels futurs cas positifs serait amplement réalisable, bien plus facilité que lors de n’importe quelle manifestation.

En regard de votre fonction, la santé de l’ensemble des étudiants doit faire partie de vos préoccupations.
Les mesures prises pour la primaire ainsi que pour les cycles d’orientation sont efficaces et ne péjorent d’aucune manière l’apprentissage et le bien-être des élèves.
Pour le bien de notre jeunesse, je vous demande de lever la directive du port du masque obligatoire pour les collégiens ainsi que les apprentis.

En vous remerciant d’avance pour votre attention et pour votre réponse, je vous présente, Monsieur le Conseiller d’Etat, mes salutations distinguées.

Laure Ramuz, Valais


Prangins, le 23 octobre 2020

Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC)
Madame Cesla Amarelle, Cheffe du département
Rue de la Barre 8
CH-1014 LAUSANNE

 

Madame la Cheffe du DFJC,

Je vous écris en tant que mère et en tant que citoyenne vaudoise et suisse très inquiète des mesures imposées à nos enfants depuis bien trop longtemps, et notamment celle qui concerne le port du masque pour les gymnasiens et les apprentis, ainsi que les universitaires.

Par le présent courrier je tiens à vous rendre attentive à un récent article – dont vous avez peut-être également eu écho – de la Dr Margareta Griesz-Brisson, neurologue mondialement connue, qui a récemment mis en garde contre les méfaits du port du masque. Vous trouverez la copie de cet article traduit en français en pièce jointe, et j’ose espérer que vous le lirez.

Madame la Cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture, il est grand temps de revenir à la raison, de faire preuve de bon sens et de vous inspirer de la mise en garde de professionnels de la santé comme la Docteur Griesz-Brisson, et des nombreuses voix – qui vous sont assurément venues aux oreilles mais qui jusqu’à ce jour restent sans réaction aucune – qui s’élèvent contre cette mesure qui nuit à nos enfants. Des voix venues de nombreux experts du monde entier, que personne n’écoutent et qui tentent tant bien que mal de vous alerter sur les conséquences malsaines du port du masque tant au niveau corporel que psychique, comme par exemple en France avec le collectif de médecins pour la liberté de prescrire (https://stopcovid19.today/) ou en Allemagne avec la commission d’enquête extra-parlementaire (https://acu2020.org/) sous l’impulsion du Dr Heiko Schöning. Sans oublier en Suisse la lettre ouverte en juillet dernier du Dr Christian Zürcher, médecin et président de l’Association Santé Suisse.

La santé de nos enfants, leur avenir sont en jeu, en êtes-vous consciente ? Nous sommes en train de sacrifier des générations pour des motivations qui restent bien opaques à ce jour. Et je le dis haut et fort : « je ne veux pas de cet avenir qui s’annonce sombre pour ma fille, pour tous nos jeunes et moins jeunes ». Ils ont droit à la vie, à celle même que vous avez pu mener à leur âge, à visage découvert. Vous les priver de leurs libertés. Votre mission est de préserver leur santé, pas de la mettre en danger.

Plutôt que de bâillonner nos enfants des journées entières, les museler, les priver d’oxygène, les asphyxier, les conditionner à des mesures liberticides qui d’ailleurs bafouent notre Constitution et nos droits à la vie, et d’instaurer cette dictature du masque largement décriée – et je suis certaine que vous le savez –, LAISSEZ-LES RESPIRER. Leur système immunitaire fera le nécessaire.

Il est temps de vous appuyer sur des experts de la santé qui décrient ces mesures, et d’enlever ces masques sur les visages de nos enfants. Monsieur le Ministre de la Santé Alain Berset a demandé à la population de se reprendre. Sans vouloir manquer de respect à cette invitation, il n’est pas qu’à la population de « se reprendre ». Il est à Vous, autorités, de vous reprendre également. De vous ressaisir et d’apporter des réponses proportionnées pour la santé de nos enfants. Je suis convaincue que vous avez un minimum de compassion et d’humanisme. J’en fais appel à votre bon sens.

Je vous remercie, Madame la Cheffe de département de la formation, de la jeunesse et de la culture, de votre attention à ce qui précède, et de votre réponse argumentée avec des éléments convaincants.

Cordialement,

Les actions prévues de tous.ch

Le comité de tous.ch s’est réuni il y quelques jours et nous avons pris les décisions suivantes :

A) Objectifs 

Les objectifs de tous.ch restent inchangés :

  • Démontrer que de nombreux citoyens ne cautionnent pas le climat actuel, et d’exprimer notre envie de s’unir et de restaurer un climat serein de confiance;
  • Exprimer la nécessité que les mesures instaurées soient:
    a) Proportionnées, nécessaires, et adaptées à la situation actuelle et au regard des autres problèmes de société et de santé publique
    b) sans effets collatéraux néfastes sur les droits fondamentaux, la santé, et des raisons de vivre,
    c) dans le respect de l’état de droit et de la démocratie.

B) Création de pétitions à l’attention des parlements cantonaux

Nous voulons que les parlements cantonaux assument leurs responsabilités législatives sur les mesures sanitaires décidées.

A ce sujet, nous travaillons actuellement sur l’élaboration de pétitions que nous allons mettre en ligne dans les prochains jours.

C) Autres points

  • Nous allons créer un groupement de médecins au sein de tous.ch
  • Nous allons continuer à publier des témoignages et opinions en ligne avec nos convictions, et à nous exprimer dans les médias
  • Nous allons étudier de lancer un sondage sur l’avis de la population sur la situation actuelle
  • Nous allons donner la préférence à d’autres moyens démocratiques (pétitions, etc) et nous n’allons pour l’instant pas participer, en tant que tous.ch, à des manifestations.

L’influence des statistiques sur la gestion de risques

Une observation générale pour débuter: beaucoup de gens sont trop sûrs d’eux, prompts à avoir une trop grande fois dans leurs intuitions. Ils considèrent l’effort cognitif comme étant au mieux légèrement désagréable et l’évitent autant que possible.

De l’influence des statistiques et des spécialistes

Le résultat, dans le cadre des communications relatives au COVID, est que l’utilisation de « statistiques » en variant l’effet de cadrage (la façon de présenter l’information) a eu pour effet l’ancrage (la création d’un point de référence) sur une image de référence traumatisante (celle avancée en février/mars d’une épidémie globale et hautement létale) et négligeant le taux de base (pas seulement ce qu’on voit).

Pour illustrer mes propos : en mars, l’OMS avançait un taux de mortalité de 3.4% lequel a justifié les décisions des gouvernements mondiaux, ces derniers étant ancrés sur cette statistique prévisionnelle alarmante. Or le 8 octobre, l’OMS a confirmé que le taux de mortalité s’établissait en réalité à 0.14%, soit 24 fois moins que le taux annoncé initialement, et même moins que le taux de mortalité de la grippe. Il est temps de marteler ceci afin que l’ancrage soit réajusté.

Ceci parce que je suis opposé à l’idée que l’avis des spécialistes ait force de loi et qu’il faille accepter leurs opinions sans les remettre en question quand elles sont en conflit avec les opinions et les souhaits d’autres citoyens.

Amos Tversky racontait qu’alors qu’il avait été invité à prononcer un discours devant un groupe de professionnels de santé publique – les décisionnaires en matière de vaccins et pour d’autres programmes, il était, par une simple modification des effets de cadrage (parler de vies sauvées dans un cas / de nombre de morts dans l’autre) parvenu à les faire changer d’avis. Ce qui est troublant en soit s’agissant de responsables chargés de prendre des décisions qui affectent la santé de toute la population, mais devient inquiétant, lorsque l’on sait qu’après que A. Tversy leur ait montré que leurs choix étaient incohérents, ils aient décidé de ne pas remettre en cause leur décision première.

De la gestion du risque en politique et du rôle des médias

Le risque n’existe pas dans l’état de nature. Ni le risque réel, ni le risque objectif. La définition du risque est par conséquent un exercice de pouvoir. Et je pars du principe que la réglementation du risque et l’intervention des autorités pour réduire les risques devrait être guidées par une analyse des coûts et des profits, et que l’unité de mesure naturelle pour cette analyse est le nombre de vies sauvées (ou peut-être le nombre d’années de vie sauvées, ce qui donne plus d’importance au fait de sauver les jeunes) et le coût en CHF pour l’économie.

L’infiltration des biais dans la politique a été démontrée et Sunstein a parlé de « cascade de disponibilité » qui se définit comme une chaîne auto-entretenue d’évènements, qui peut partir de réactions dans les médias, à un évènement en définitive relativement mineur et malgré tout aboutir à une panique publique et à des actions à grande échelle des gouvernements.

Je comprends que, rationnelle ou non, la peur est synonyme de souffrance. Elle est handicapante, et les décideurs doivent s’efforcer de protéger le public de la peur, et pas seulement des véritables dangers.

Or, lorsque l’on attire notre attention sur un évènement, la mémoire associative va en rechercher la cause. Des explications causales seront évoquées quand une régression vers la moyenne (ce qui est le cas après 6 mois de gestion de crise) sera détectée. Mais elles seront fausses parce que la vérité, c’est que la régression a une explication, mais elle n’a pas de cause.

Ce qui est sûr en revanche c’est que le négatif supplante le positif de bien des façons, et l’aversion à la perte (de sa crédibilité par un gouvernement, ou de leurs responsabilités par les médias, à titre d’exemples) en est l’une des nombreuses manifestations. Or comme cette aversion à la perte est une puissante force conservatrice qui ne permet que des changements limités à partir du statu quo dans la vie tant des institutions que des individus, et que ce nouveau statu quo de règles sanitaires s’est établi, il est extrêmement ardu de s’en éloigner.

On comprend donc qu’en raison de l’effet de possibilité, l’inquiétude n’est pas proportionnelle à la probabilité que le risque se réalise. Et, partant, que pour les gouvernements, il ne suffit pas de réduire ou de limiter le risque : pour éliminer l’inquiétude, la probabilité doit être ramenée à zéro.

Chez Tous.ch, nous estimons que les coûts (humains autant qu’économiques) engendrés par la gestion de cette crise sont irrécupérables. Et qu’il ne convient pas de réinvestir encore dans ce projet d’éradication du virus. Nous devons vivre avec. Nous voulons vivre.

Nous sommes conscients que notre liberté à tous s’arrête là où commence celle de l’autre. Mais il s’agit de prendre des décisions équilibrées et proportionnées à l’échelle de tous.

Pour ce faire, nous portons une pétition devant le Grand Conseil Genevois et poursuivons notre engagement au niveau de notre pays, parce que liberté et démocratie impliquent une responsabilité envers toute la communauté.

  • Nicolas Imhoof, membre du comité de tous.ch