Témoignage d’une « personne à risque » de 70 ans

Je suis ce qu’on appelle une « personne à risque », même à double risque puisque j’ai 70 ans et j’ai aussi un problème cardiaque. Il y a peu de témoignages « d’anciens » alors que ce sont eux qui semblent être au coeur des enjeux actuels.

Mais il y a plus important selon moi : je ne veux pas être un prétexte pour que des milliers de personnes (la génération de mes enfants) se retrouvent au chômage, des milliers de personnes soient contraintes de fermer leur entreprise, que des milliers de personnes (mes petits enfants ?) se retrouvent à devoir rembourser des milliards pendant des décennies, tout cela afin que le risque que nous courrons d’être testé positif du Covid (et de le transmettre) soit plus faible et que le risque de mourrir en soit diminué.
Rappelons-nous que notre taux de mortalité est de … 100% !

J’aurais honte de leur imposer tout cela.

Evidemment, je ne souhaite pas avoir le Covid (ni les mutations actuelles), je ne souhaite pas mourrir (ce doit être très pénible d’étouffer) et j’aime la vie.

Mais, même si je suis en première ligne, pas question d’être (à mon échelle) responsable d’un désastre économique et social mondial qui se répercute et se répercutera sur notre descendance.

Depuis plusieurs mois, je continue à embrasser mes proches (ceux qui veulent), de ne porter un masque que quand c’est obligatoire (en tout cas pas dans ma voiture ou dans la nature) et de faire des « hugs » à mes amis. Pour certains, on pourra juger cela comme un « comportement irresponsable », mais c’est pourtant en toute conscience que je continue de vivre et de respirer.

NB : s’il devait m’arriver de contracter une forme grave du Covid, je ne veux pas être entubé (on l’est déjà suffisamment) ; donnez-moi juste un masque avec de l’oxygène, un peu d’hydrochloroxine (tiens ! Il y a quelqu’un qui a disparu de l’univers médiatique ?) et … qui vivra verra !

Je vous aime

– Alain C., Vaud, connu de tous.ch